Universidade

Écrire l'archive

Fabula - Xov, 10/07/2014 - 22:34
Écrire l’archiveDeux journées d’étude à l’Université de BourgogneÀ l’occasion de deux journées d’études qui s’inscrivent dans les travaux du Centre Interlangues Texte Image Langage de l'Université de Bourgogne, nous proposons d’interroger le rapport à l’archive qu’entretient la littérature anglophone au cours des XX e et XXI e siècles. S’il s’est créé un dialogue riche et complexe entre le document de type mémoriel (écrit historique, archive, chronique, mémoire, témoignage) et l’œuvre littéraire, quelle est son incidence aujourd’hui sur la pratique de l’écrivain et de l’artiste tant au niveau de ses outils d’écriture (ressources / sources) qu’au niveau des cheminements épistémologiques vers lequel son œuvre semble tendre? En poésie si l’écriture assume la démarche archivistique, de quelle façon a-t-elle marqué de son empreinte l’activité du poète? Par le biais de l’archive la poésie devient le lieu d’une sollicitation grandissante des ressources du langage en puisant en dehors des frontières de la poésie. Tout au long du XXe siècle, les dynamiques hypertextuelle et intermédiale de l’écriture (Muriel Rukseyer, Charles Reznikoff, William Carlos Williams, Ezra Pound, Marianne Moore, John Dos Passos) témoignent de l’interpénétration de l’expérience esthétique et de l’archive. Aujourd’hui la poésie contemporaine de langue anglaise peut se lire comme une conversation engagée entre poètes et les sites archivistiques qu’ils ont élus pour faire œuvre (Rosemarie Waldrop ou Susan Howe, Cole Swenson, Kenneth Goldsmith, Michael Heller, Damien Smyth, Caroline Bergvall, poésie de 9/11, etc.). Pour le romancier, l’archive est un objet qui entre dans la production littérature et dans l’examen de ce qui la fonde. L’architecture de l’espace romanesque s’appuie tant sur les modalités mémorielles de l’archive que sur des formes monumentales qui la caractérisent. Aux côtés de la démesure encyclopédique célébrée dans le roman historique, chez des auteurs aussi différents que Paul Auster, Don DeLillo, William Vollmann, Michael Ondaatje ou Julian Barnes le roman contemporain nourrit notre façon de penser l’archive aujourd’hui. L’entreprise métaphorique du roman soulève la question de la représentation de la mémoire dans son rapport à la narrativité. Traces, palimpsestes et d’autres motifs archéologiques chez le romancier s’inscrivent dans cet examen renouvelé des racines du langage. L’hybridation que suppose la rencontre de l’œuvre et du document archivistique se manifeste à travers les accents formels du discours pour ensuite faire apparaître l’infléchissement d’une culture mémorielle, objet d’étude chez le philosophe et l’historien que nous nous proposons de prolonger à travers nos questionnements. Les résonances de cette culture posent la question de la mutabilité du signe, de son déplacement vers un espace transgénérique et de sa réception. Des lieux pour entreposer, classer, conserver se métamorphosent au rythme de la progression des technologies nouvelles. Avec l’avènement de la numérisation survient la démocratisation de l’archive et on peut observer que ces sites se transforment pour devenir des lieux de mise en scène, de représentation, de display . L’archive institue ainsi un site vers lequel des écrivains font retour en délimitant un espace pour l’artiste et l’artisan, pour l’imaginaire et pour la fabrique. Nous nous intéresserons ainsi aux recoupements entre le modèle de l’archive en tant que «lieu social» et les limites qu’il suppose (P. Ricoeur), les dispositifs pour l’écriture que l’archive suscite et la dialectique entre réalité et fiction qui sous-tendent tous les gestes matériaux et discursifs qui la fondent. C’est ainsi que nous nous attacherons enfin à mettre en regard les mutations de l’écriture à la rencontre des expérimentations dans les arts où se mélangent performance et création de nouvelles modalités archivistiques. Notre première journée d’étude axée sur l’archive à la croisée de la poésie et la performance se déroulera le vendredi 28 novembre 2014 et la deuxième, axée sur le roman dans ses rapports à la création d’espaces archivistiques le vendredi 7 février 2015 . Nous vous invitons à adresser vos propositions de communication pour la journée du 7 février 2015 par voie électronique avant le 1 er octobre 2014 à Fiona.McMahon@u-bourgogne.fr et Sophie.Aymes@u-bourgogne.frLes propositions, en anglais ou en français, seront accompagnées d’une courte bio-bibliographie de l’auteur. L’avis de sélection vous parviendra avant le 1 er novembre 2014.URL de référence: http://til.u-bourgogne.frCentre Interlangues Texte Image Langage, Université de Bourgogne, 2 Bld Gabriel 21000 Dijon Writing the Archive Two one-day symposiums at the University of BurgundyThe research group, “Text, Image, Language” (TIL) at the University of Burgundy (Dijon, France) welcomes contributions to two symposiums on the archive in 20 th and 21 st century Anglophone literature. The aim of these symposiums is to bring together recent research devoted to the complex interaction between literature and memory writing (historical narrative, testimony, archives, chronicles, memoirs), with a focus on the concept of the archive in literary practice. We invite speakers to consider the influence the archive bears upon the resources of which writers and artists avail, the formal ordering of their work and in a larger sense, the epistemological ends of literary creation. If archival methods are increasingly prevalent in poetry, in what manner do they shape poetic practice? One point of entry is to consider how the resources of poetry have extended significantly outside generic boundaries. Throughout the twentieth century, the rise of hypertextual and intermedial writing testifies to the crossover between archival documentary methods and aesthetic experience (Muriel Rukeyser, Charles Reznikoff, William Carlos Williams, Ezra Pound, Marianne Moore, John Dos Passos). It is equally true that amongst English-language writers today there is an enduring commitment to archival experiment as an essential component to poetic construction (Rosmarie Waldrop, Susan Howe, Charles Bernstein, Cole Swenson, Michael Heller, Damien Smyth, Caroline Bergvall, Kenneth Goldsmith, 9/11 poetry, etc.). For the novelist, the archive is as much a part of literary production as it is of the appraisal that lies behind processes of documentary recovery. The architecture of the novel borrows both from the conceptual basis of the archive as a storehouse of memory and from the monumental forms of its material reality. Alongside the example of historical novels noted for their sheer encyclopaedic scale, contributions from a wide range of novelists (Paul Auster, Don DeLillo, William Vollmann, Michael Ondaatje, Julian Barnes) shape how we reflect upon the archive today. Through its metaphorical project, the novel sets out to reimagine narrativity as key to the representation of memory. Traces, palimpsests and other archaeological motifs in the contemporary novel lend themselves to this investigation of language and its constructs. In addition to the hybrid discourse to which the encounter between literature and the archive gives rise, we shall welcome discussions on the redirection of memorial culture as it is examined amongst philosophers and historians. What this shift in representations of memory implies is a focus on the reception of language as a social instrument. The transgeneric frameworks of the archive that perform functions of storage, classification and preservation are keeping in step with new technologies. Following the digitization and the democratization of memory access, archival sites have come to reflect experiments in mise en scène , representation and display online. Through its vocation as a site for the artisan of technology as well as for the artist, the archive increasingly draws our attention to the crafting of memory. Our research will thus consider how the archive endures as a “social site” (P. Ricoeur), along the divide between reality and fiction, in its attempt to redefine the discursive and material horizons of memory and art. In doing so these symposiums shall explore how archival writing enters into a dialogue with performance arts.Our first symposium on Friday, November 28, 2014 will focus on the archive in poetry and performance and the second on Friday, February 7, 2015 will examine more specifically the relationship between the novel and archival landscapes. Please send abstracts of 300-500 words for the second symposium to Fiona.McMahon@u-bourgogne.fr and sophie.aymes@hotmail.com by October 1, 2014 along with a brief biographical statement. Proposals may be in English or French and should list paper title, name, institutional affiliation and contact details. Participants will be notified at the latest by November 1, 2014.Centre Interlangues Texte Image Langage, Université de Bourgogne, 2 Bld Gabriel 21000 Dijon, France.
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CriminELLES

Fabula - Xov, 10/07/2014 - 22:31
Crimin ELLESVendredi 24 et samedi 25 avril 2015Colloque InternationalOrganisé par Hélène Barthelmebs et Matthieu FreyheitUniversité de Haute Alsace, MulhouseInstitut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE – EA 4363)La culture grecque ancienne nous a certes légué un sanglant imaginaire du crime féminin: Médée sème les morceaux de son frère, Procné découpe et met à cuire ceux de son fils, Clytemnestre assassine son mari, Electre fait tuer sa mère. Plus près de nous, au XIX e siècle, la criminelle se diversifie, de la Chouette d’Eugène Sue à la belle Hauteclaire Stassin de Jules Barbey D’Aurevilly. L’intérêt romantique pour les bas-fonds, illustré dans la multiplication des mystères urbains, met en avant, à la suite d’une fiction anglaise placée sous le signe de De Quincey, une fascination pour le crime. Un intérêt répété aujourd’hui notamment par la culture populaire qui voit dans le crime un motif fictionnel performant. Il reste que, malgré le nombre des exemples possibles, le meurtre appelle traditionnellement le meurtrier, et l’assassinat, l’assassin, dans une vision restée androcentriste du crime. Celui-ci, pourtant, n’appartient pas qu’à un masculin qui s’arrogerait, contre le talent supposément féminin de la vie, celui de la mort. Devant cette répartition culturelle des tâches, le crime féminin finit par répondre au tabou culturel du ‘contre-nature’, comme si tuer au féminin était supérieur en horreur à tuer au masculin . C’est que le féminin ne bénéficie pas, en Occident en tout cas, de la banalisation offerte par l’art de la guerre.«Pourquoi les femmes tuent?», interroge Peter Vronsky. Ce colloque propose de réfléchir à la manière dont nous répondons, par la fiction, au crime féminin: avons-nous seulement besoin de nous créer des raisons (si oui, lesquelles?) pour que femme tue? Car certaines tuent sur un malentendu, comme le laisse entendre Camus. Axé sur une approche comparatiste et pluridisciplinaire, et prenant pour champ d’étude la culture contemporaine, cette manifestation souhaite interroger la manière dont l’avènement du féminisme et des gender studies nous conduit à un renouvellement de l’imaginaire du crime au féminin. La femme fatale qui, longtemps, accompagne le gangster (Michel Ciment, Le Crime à l’écran , 1992), est évacuée par la complice et femme d’action dont la fascination pour Bonnie Parker marque le succès. Pareillement, Thelma et Louise revisitent le road trip devant la caméra de Ridley Scott, Uma Thurman hyperbolise la vengeance féminine dans Kill Bill , les femmes pirates envahissent la fiction d’aventure, la fantasy et le fantastique multiplient les créatures assassines. Voleuses, tueuses, arnaqueuses, et outlaws en tous genres nous intéressent tant qu’elles permettent de questionner et de remettre en perspective notre rapport à une certaine idée du féminin.Enfin, s’il s’agit bien d’étudier le devenir du crime au féminin, il convient également de s’enquérir de la manière dont le crime peut (ou non) se dire au féminin. La criminelle engage-t-elle une écriture particulière? Pour les femmes comme pour les hommes? Y a-t-il, dans le texte, une permissivité offerte par le motif du crime qui engendrerait, peut-être, le meurtre plus facile d’une langue sentie comme patriarcale? Car un crime peut en cacher un autre, et son appropriation pourrait bien constituer un acte de désobéissance littéraire et sociale dont il nous revient de préciser la teneur, et les enjeux. Pour mieux comprendre quelles sont, aujourd’hui, les criminelles dont nous rêvons/tremblons.Les propositions de communication, d’une trentaine de lignes, accompagnées d’une bibliographie indicative ainsi que d’une brève notice biographique, sont à envoyer à criminelles@gmail.com avant le 1 er octobre 2014 .Frais d’inscription: 60 euros (40 euros pour les doctorants)Ces frais couvriront l’hébergement, la restauration et la publication des actes du colloque. Sous réserve d’acceptation des articles, le colloque fera donc l’objet d’une publication.Responsables: Hélène Barthelmebs et Matthieu Freyheit
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Poste de professeur-e en création littéraire - poésie

Fabula - Xov, 10/07/2014 - 22:30
PROFESSEUR-E EN CRÉATION LITTÉRAIRELe Département des littératures désire pourvoirun poste de professeur-e en création littéraire (poésie)FONCTIONSLa personne titulaire de ce poste devra:· Enseigner aux trois cycles (en français) en création littéraire, prioritairement dans le domaine de la poésie, ce qui implique la direction d’ateliers d’écriture;· Encadrer des étudiants aux trois cycles et diriger des mémoires de maîtrise et des thèses de doctorat;· Mener des activités de recherche-création, incluant la publication, dans le domaine de la poésie;· Participer au bon fonctionnement et au développement des programmes reliés à l’enseignement de la création littéraire;· Prendre part aux activités départementales, facultaires et universitaires liées à ses fonctions;· S'impliquer dans le milieu de la poésie au/à Québec.CRITÈRES DE SÉLECTION· Doctorat (ou l’équivalent) ou doctorat en voie d’achèvement en littérature;· Expérience de l’enseignement de la création littéraire au niveau universitaire;· Publication chez un éditeur reconnu d’œuvres de création dans le domaine de la poésie (dossier de presse à l’appui, le cas échéant);· Intérêt pour le développement de cours à distance dans le domaine de la création littéraire;· Aptitude à travailler en équipe;· Une pratique des formes et des supports littéraires actuels, dont ceux issus du numérique,serait un atout;· Un intérêt pour la pratique et l'enseignement du conte serait un atout.TRAITEMENT ET CONDITIONS DE TRAVAILSelon la convention en vigueur.ENTRÉE EN FONCTION: le 1er juillet 2015Faire parvenir sa candidature accompagnée d’un curriculum vitæ, de trois lettres de recommandation et d’un exemplaire des œuvres publiées et, le cas échéant, des évaluations d’enseignement, avant le 12 décembre 2014 , à l'attention de :Madame Chantal HébertDirectriceDépartement des littératuresPavillon Charles-De Koninck1030, avenue des Sciences-HumainesUniversité LavalQuébec (Québec) G1V 0A6Aucune candidature par courrier électronique ne sera acceptée. Tous les documents doivent être envoyés à la date indiquée ; tout dossier incomplet sera éliminé.Valorisant la diversité, l’Université Laval invite toutes les personnes qualifiées à présenter leur candidature, en particulier les femmes, les membres de minorités visibles et ethniques, les autochtones et les personnes handicapées. La priorité sera toutefois accordée aux personnes ayant le statut de citoyen canadien ou de résident permanent.
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Images et imaginaires de Flaubert dans les œuvres contemporaines

Fabula - Xov, 10/07/2014 - 22:30
Images et imaginaires de Flaubert dans les œuvres contemporainesLe Centre Flaubert de l’université de Rouen (composante du CÉRÉdI, Centre d'Études et de Recherche Éditer-Interpréter) consacrera deux journées, le vendredi 17 avril et le samedi 18 avril 2015, aux écrivains d’aujourd’hui qui entretiennent avec Flaubert un rapport privilégié. Ils le relisent, le citent, parlent de lui dans leurs interviews, l’inscrivent parfois plus ou moins explicitement dans leurs propres textes. Il s’agira donc d’interroger à la fois une forme de réception créatrice, de mesurer la présence du «Patron» chez ceux qui s’en réclament (référence sans révérence), et de dessiner l’image de l’écrivain dans la littérature contemporaine.Parmi les écrivains pressentis: Julian Barnes, Pierre Bergougnioux, François Bon, Éric Chevillard, Jean Échenoz, Annie Ernaux, Leslie Kaplan, Davide Longo, Pierre Michon.La journée du samedi 18 avril, qui se déroulera à l’Opéra de Rouen, réunira les auteurs et le public pour des entretiens, des lectures et une séance de dédicace.Le vendredi 17 avril, un colloque universitaire portera sur les œuvres de ces écrivains, en incluant en amont les noms de grands aînés toujours bien vivants: Borges, Queneau, Perec, Barthes, les romanciers du nouveau roman. C’est à une cartographie flaubertienne de la littérature du XX e et du XXI e siècles que ces deux journées inviteront.Cette rencontre inaugurera la manifestation culturelle interdisciplinaire «Flaubert dans la ville», dont le but est de faire sortir l’écrivain «dans la rue» pour le rendre visible par des installations d’artistes contemporains. Le projet est présenté à cette adresse:http://ceredi.labos.univ-rouen.fr/main/?flaubert-dans-la-ville.htmlLes propositions de communications pour le colloque du vendredi 17 avril 2015 sont à adresser avant le 31 octobre 2014 à Sandra Glatigny ( sandra.glatigny@ac-rouen.fr ) et à Yvan Leclerc ( yvan.leclerc@univ-rouen.fr ). Le programme définitif sera établi à la fin de l’année 2014.
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El conflicto por la tierra en Salitre

Paquidermo - Xov, 10/07/2014 - 18:50

 

:: Gisella Díaz-Azofeifa (*) ::

Después del éxito de la Sele en el mundial, al que le debemos tantas alegrías, emociones y sobretodo enseñazas, la situación que vive hoy la comunidad indígena de Salitre nos cae como un chorro de agua fría. El orgullo de ser costarricenses se nos viene de pronto al suelo. La euforia colectiva y el sentimiento de que en Costa Rica sí se pueden lograr muchas cosas cuando se tiene determinación y se trabaja en equipo, se desvanece con la denuncia por parte de indígenas Bríbris sobre los recientes ataques y bloqueos en su territorio. Este hecho nos provoca indignación, al mismo tiempo que nos recuerda los graves problemas que como país no hemos sabido (o querido) resolver. Y es que los problemas, aunque tratemos de ocultarlos o ignorarlos, siguen ahí, esperando una chispa para entrar en llamas o simplemente explotar.

El fuego, en este caso, no es metafórico. Es el reflejo de que en Costa Rica (para hablar en términos generales) el racismo y la superioridad blanca (que aunque parezca a primera vista un término desatinado, es sin lugar a dudas un componente ideológico de gran peso en este conflicto) son vehículos de violencia y menosprecio hacia las poblaciones indígenas del país. El caso de Salitre, que más se parece a un arcaísmo colonial que a un acontecimiento actual, ha puesto en evidencia, la incapacidad institucional y gubernamental (en todas sus dimensiones) para dar solución a un problema que se viene arrastrando desde hace décadas, por no decir siglos.

En los últimos dos años se han incrementado los enfrentamientos violentos por conflictos territoriales en la zona sur. Las generalizaciones no son arbitrarias: el problema de la tierra es común al resto de los 24 territorrios indígenas del país. Aunque no existen datos recientes, se estima que en algunos territorios indígenas la tenencia de tierra se limita al 50 %, o en el peor de los casos al 10% del territorio. Dicho de otro modo, la población indígena ha ido perdiendo la tierra que por ley le corresponde. Las causas son múltiples y de una complejidad considerable.

Para comprender la situación que viven los habitantes de Salitre, hay que tomar en cuenta el carácter multiétnico del cantón de Buenos Aires, donde éste se ubica. Los habitantes del centro político y económico del cantón son en su mayoría mestizos (aunque se piensen “blancos”, y su presencia es el resultado de procesos migratorios que se dan alrededor de la segunda mitad del siglo XX, producto de la expansión de la frontera agrícola desde el Valle Central. Desde entonces, los nuevos pobladores han ido expandiendo territorialmente su presencia en la zona. Ese centro, no obstante, está rodeado de comunidades indígenas Bruncas (Boruca y Rey Curré), Térrabas (Térraba), Cabécares (Ujarrás) y Bríbris (Salitre y Cabagra). Es en este espacio confinado que se enfrentan diariamente tradiciones culturales muy diferentes. A manera de ejemplo, me referiré única y brevemente al tema del valor y el uso de la tierra para aclarar este punto.

Desde la perspectiva indígena, la tierra es, en primera instancia, un medio de subsistencia ya que de ella dependen el cultivo de los alimentos y la reproducción de la cultura. La tierra es propiedad de la colectividad, no es individual (sin embargo esto se da más en la teoría que en la práctica, como resultado de varios factores como la monetarización y la necesidad de mantener un respaldo legal por medio de títulos de propiedad). Existe además un vínculo con la tierra que antepone la proteción de los bosques, los animales y las fuentes de agua a la explotación de los recursos con fines económicos.

Por otro lado, para la población no-indígena, la tierra no es más que un medio de producción. El bosque ha sido destruído para la explotación ganadera o maderera con fines lucrativos. Desde esta óptica, el uso que le dan los indígenas a la tierra es visto como improductivo. Aquí entran en juego algunos prejucios conocidos por todos, del tipo “los indios son vagos”, “no les gusta trabajar la tierra”, etc. Este es, a mi modo de ver, quizá uno de los puntos de choque cultural más importantes en esta constelación, porque con base en esta idea se ha justificado históricamente que sean “los blancos” quienes posean la tierra, porque ellos sí la ponen a trabajar.

Luego está el problema del monocultivo de la piña en esa región. Su explotación ecológicamente insostenible y la continua expansión de PINDECO en los últimos años, han generado mayor presión por el acceso a la tierra. Una visita a la zona basta para determinar los alcances omnipresentes de la multinacional, que no conforme con sus miles de hectáreas, ha llegado a imponerse hasta los márgenes inmediatos de los territorios indígenas. Los vecinos de la zona se quejan además de los devastadores efectos de la piña: la erosión, el uso de químicos, la contaminación del agua, las quemas, etc. Y bueno, para nadie es sorpresa que la tierra de mejor calidad se encuentra en los territorios indígenas.

De acuerdo con la Ley Indígena de 1977, las tierras indígenas son “inalienables e imprescriptibles, no transferibles y exclusivas para las comunidades indígenas que las habitan” (Art. 3). Si la población no-indígena en décadas anteriores ha logrado apoderarse de la tierra indígena, se debe tanto a la venta irregular de tierra (por parte de propietarios indígenas), abusos y extorsiones (por parte de no-indígenas) así como a la complicidad de las autoridades estatales que teniendo conocimiento de esta situación no ha hecho absolutamente nada para: 1) hacer respetar la Ley Indígena, 2) recuperar la tierra indígena en manos de no-indígenas, y 3) financiar la indemnización de aquellas personas “de buena fe” que viven en territorios indígenas.

Pero la historia no termina ahí. Un aspecto poco discutido en los medios es que gran parte de quienes habitan el cantón de Buenos Aires consideran injusto el trato desigual de la ley que los coloca en cierta desventaja con respecto a sus vecinos indígenas. Desde esta posición, los enfrentamientos son un intento desesperado por proteger lo que consideran suyo. Y aunque parezca irónico, no debemos olvidar que la población no-indígena es también víctima de la marginalidad y pobreza del cantón, así como del letargo estatal.

Otros factores de gran peso a considerar en este conflicto, y que por razones de brevedad me limitaré sólo a mencionar, son: el estado paupérico de la infraestructura vial en territorios indígenas (que dificulta la actuación policial y la atención médica), la precariedad de la Fuerza Pública, la falta de liderazgo de instituciones públicas como la Municipalidad de Buenos Aires, la Comisión Nacional de Asuntos Indígenas (CONAI), el Instituto de Desarrollo Rural (INDER), la Defensoría de los Habitantes y la Mesa de Diálogo, así como el papel de los medios de comunicación (que contribuyen a la reprodución de posturas paternalistas y simplistas), la falta de voluntad política y el desconocimiento endémico y generalizado de la realidad indígena nacional, principalmente.

Ahora bien, supongamos que el gobierno moviliza todos los contingentes necesarios para resolver el problema. ¿Cómo se determina quiénes son personas poseedoras de buena fe dentro de los territorios?, ¿de qué manera se establece que un traspaso de tierra entre indígenas y no-indígenas fue (o no) legal?, ¿cómo superamos las categorías indígenas y no-indígenas, frente al elevado nivel de mestizaje?, ¿quiénes son los representantes legítimos de las comunidades indígenas? Y finalmente, ¿cómo se financiará la recuperación de tierras que asciende a los 150.000.000.000 de colones (según estimaciones del INDER)? Estos son sólo algunos desafíos relacionados con el tema de la tierra indígena.

Como se ha visto, el conflicto por la tierra en Salitre (al igual que el resto de los territorios indígenas del país), se enmarca en un contexto social de tensiones culturales, en el que se expresan además relaciones de desigualdad y marginalidad, cuyas dimensiones históricas y políticas no pueden ser ignoradas. A su vez, el tema de la tierra en manos indígenas, el cumplimiento de la nomativa legal que la regula y el manejo político de los conflictos con componentes étnicos, son tan complejos y sensibles que jamás podrán ser resueltos de un día para otro. Mi propósito no es otro que traer a discusión, la idea de que en este conflicto no habrán soluciones prontas ni fáciles, y que tanto la población indígena como no-indígena se perfilan desde ya como los grandes perdedores. Antes de exigir respuestas inmediatas, bien haríamos en distanciarnos de los esencialismos (que acentúan las diferencias e invisibilizan las similutudes), de los esquemas binarios (blancos/indígenas; culpables/víctimas) y principalmente, de los viejos estereotipos y discursos paternalistas (en particular, la visión predominante del indígena indefenso y pobrecito). Sólo de esta forma será posible buscar soluciones a largo plazo.

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* Politóloga.

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Guardian Unlimited: Education - Xov, 10/07/2014 - 18:10
Education administrators hail 'excellent news' Continue reading...
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Un congrès en pleine actualité

Cahiers Pédagogiques - Xov, 10/07/2014 - 16:41

L'Association générale des enseignants de Maternelle a tenu son 87e congrès à Pau les 3 et 4 juillet, alors que quasiment le même jour paraissait le projet de texte sur l'école maternelle du Conseil supérieur des programmes. Maryline Van-Landewick, secrétaire nationale de ce mouvement, répond aux questions de Jean-Michel Zakhartchouk, qui intervenait à ce congrès sur le thème « Prendre en compte les cultures des familles, oui, mais jusqu'où ? ». Lors de la prochaine année scolaire, notre revue publiera un nouveau dossier sur le sujet "L'école maternelle refondée"

Qu'est-ce qu'un congrès de l'AGEEM et à quoi cela sert-il ?
C'est un temps privilégié où l'AGEEM accueille ses partenaires : associations, syndicats, mutuelles, éditeurs, créateurs, monde de l'éducation, de la culture et de la communication…Un temps aussi oà l'AGEEM exprime ses choix et ses positions, mais aussi un temps privilégié de formation, de réflexion pédagogique,où les participants peuvent se nourrir d'apports théoriques dans différents domaines de la recherche. Les expositions pédagogiques permettent de rendre compte des « cinq sens » de la polyvalence du professeur des écoles en France développés par Eirick Prairat : la pluridisciplinarité, l'interdisciplinarité, la transdisciplinarité, la poly-fonctionnalité et la poly-intervention. Ce dernier sens sur la prise en compte du public d'élèves, son origine social était fortement convoqué cette année à Pau, avec la relation aux familles. Un rendez-vous annuel, un lieu privilégié favorisant la mutualisation de pratiques autour d'un thème donné. Et chaque année on tourne de ville en ville, avec une équipe académique pour préparer longtemps à l'avance autour d'un thème.

Que retenez-vous de celui de cette année, les idées fortes et peut-être deux moments forts ?
Chaque congrès montre l'intérêt que les adhérents AGEEM portent à leur métier. L'investissement financier important de chaque congressiste (transport, hébergement et restauration) n'est pas un frein pour une réelle formation. C'est un investissement intellectuel. Les congressistes grandissent avec une analyse réflexive qui leur permettra d'évoluer dans leurs pratiques de classe. Cette analyse est d'autant plus constructive qu'elle s'établit en groupe, en coopération avec ses pairs pour trouver tout son sens, seul devant ses élèves.Chaque intervenant apportera son regard singulier sur la thématique du congrès.Chaque congressiste repartira avec sa propre analyse réflexive pour la poser en acte dès la rentrée prochaine.

Cette année, nous avons été amenés à réfléchir sur la manière de tisser des relations entre les enfants et les adultes, entre l'enseignant et les familles parce que la relation est un besoin fondamental de l'Homme. Dans une société où les différences sont souvent perçues comme une limite, une perte, tisser des liens avec l'autre devient essentiel, la différence peut alors être perçue comme une richesse, un partage et une connaissance mutuelle.

Deux moments forts : la minute de silence après les quelques mots très touchants de la présidente de l'AGEEM pour rendre hommage à notre collègue assassinée par une maman d'élève, à Albi ce 4 juillet. La tristesse, la consternation, le recueillement étaient palpables chez chacun. Et le discours du ministre Benoit Hamon, parlant de cette collègue décédée mais aussi valorisant notre congrès.

Et puis, les moments conviviaux comme la soirée d'accueil où culture locale et gastronomie sont au rendez-vous pour agrémenter les discussions pédagogiques, et la « cérémonie » de fermeture du congrès où les collègues des Pyrénées Atlantiques passent le flambeau aux collègues normandes pour le congrès 2015 à Caen. Toute la salle a brandi les foulards blancs pour reprendre la coutume qui relie le Pays Basque et le Béarn quand les habitants portent une tenue blanche, symbole de l'égalité, garante d'un engagement à une certaine éthique morale qui efface les différences sociales.

Les enseignants, adhérents AGEEM, partagent les mêmes valeurs, sont dans une dynamique pour servir l'école maternelle française. Ils participent de manière active, pour permettre à chaque élève d'y trouver des bases solides comme le roc. Ils réfléchissent, analysent ensemble, pour que ces enfants puissent avoir un regard réflexif sur les premiers apprentissages de leur première école, pour reprendre l'expression de Philippe Meirieu.Ce regard de l'enfant et de sa famille leur permettra de donner sens à la continuité avec le cycle 2.

Que compte faire l'AGEEM dans les prochains mois ? Quelles pistes d'action ? Et pourquoi avoir choisi le thème « apprendre » pour le prochain congrès ?
Nous comptons continuer de faire rayonner l'école maternelle française. Nous espérons très fort, que le ministère nous soutiendra dans notre démarche en nous accordons du temps hors de nos classes pour poursuivre au mieux nos réflexions et les faire partager dans des journées de formation.

Suite à l'écriture cette année, dans la collection « les carnets de l'AGEEM » sur la scolarisation des moins de 3 ans, l'AGEEM portera toute son attention à la mise en place de ces dispositifs : pour quels enfants ? Avec quels moyens ?

Tisser des liens avec les familles, thème de notre congrès 2014, est porteur de beaucoup d'expériences de terrain que nous souhaitons transmettre à tous les enseignants. Nous réfléchissons à leur mise en forme. Un parcours m@gistère est en gestation.

Cependant, d'ores et déjà, l'élaboration d'un DVD présentant les conférences et les expositions pédagogiques est notre prochain chantier pour les prochaines semaines à venir. Ce sera un réel outil, des ressources pédagogiques pour accompagner la mise en oeuvre de pistes pédagogiques élaborées par des enseignants. C'est un outil directement utilisable dans les pratiques de classe. Des éléments précis et concrets, des situations d'apprentissage, des séquences et des projets de l'école maternelle sont développés.

Quelles pistes d'action ? Pouvoir accéder à la formation des futurs enseignants dans les ESPE. Quand les pays comme le Liban, l'Algérie et le Cameroun nous sollicitent pour aller faire de la formation, il est regrettable que nous ne soyons pas reconnus comme telle dans notre pays.

La Grande Section retrouve sa place à part entière au cycle 1 , nous nous en réjouissons parce que sa « primarisation » était inadaptée pour le développement de l'enfant. Cependant il est important que l'école maternelle « prépare », permette à l'enfant d'acquérir des bases solides pour une entrée réussie au cycle 2. Nous espérons que cela permettra de donner du sens et plus de temps aux apprentissages, que l'enfant ait un retour réflexif sur le cycle des apprentissages premiers en continuité avec ceux de l'école élémentaire.

Le thème de notre prochain congrès à Caen en 2015, a justement tout son sens si nous voulons que l'école maternelle soit une école reconnue comme telle, même si elle scolarise de très jeunes enfants. Comment apprendre à apprendre, à prendre plaisir à apprendre et donner du sens à ces apprentissages ? Comment prendre en compte la diversité des élèves, même les plus démunis, les plus fragiles ? Comment repenser les apprentissages avec ces enfants ? Comment réduire les écarts, quelle stratégie de l'enseignant ?

Le témoignage d'une participante crapiste

Le 87e congrès de l'AGEEM fut mon premier. J'y allais pour glaner des idées, faire des rencontres et nourrir ma pratique de classe. Je ne fus pas déçue de cette première expérience. Ce qui m'a d'abord frappée, c'est la beauté du lieu. Le parvis, les halls, les salles d'expositions, les couloirs, tout était décoré par des productions d'élèves de maternelles sur le thème "Des liens à tisser" d'une incroyable richesse, de quoi nourrir une année de créations plastiques.
Le programme du congrès était dense : conférences, agoras, tables rondes, expositions commentées, salon des éditeurs. Trois jours n'ont pas été suffisant pour tout voir.
J'ai visité les trois espaces d'expositions pédagogiques : Enfant, Familles, École, où une cinquante d'équipes exposaient des projets pédagogiques menés durant l'année scolaire. Les congressistes avaient accès aux productions d'enfants, au matériel pédagogique et avaient la possibilité de rencontrer les enseignants et d'échanger avec eux lors des expos commentées ou lorqu'ils se trouvaient sur place tout au long du congrès. Ces expositions sont le cœur de ces journées de formation : chacun prend le temps d'expliquer et de comprendre, comment, pourquoi, avec quels moyens et quelles difficultés les équipes ont mené à bien leur projet.
J'ai aussi assisté à plusieurs agoras, dont celle d'un animateur TICE (Romain Galissot) sur la création jeunesse du papier à l'écran et l'atelier sur les différentes étapes de la création d'un album de jeunesse de Christian Voltz.
En ajoutant à cela les conférences, les tables rondes et le salon des éditeurs, le congrès de l'AGEEM est un moment de formation indispensable pour un enseignant de maternelle, il s'y enrichit de projets et de réflexions pour l'année scolaire à venir.

Stéphanie Fontdecaba, professeure des écoles, classe unique maternelle-CP, co-coordonnatrice du dossier des Cahiers pédagogiques "Mieux apprendre par la coopération" (505)

Voir en ligne : le site de l'association Sur la librairie

Les TICE en classe, mode d'emploi
Avec ce livre, l'auteur met à la portée de tout enseignant les technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement (TICE) en classe. Étape par étape, il propose des démarches pédagogiques complètes en s'appuyant sur de nombreux exemples.

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Public sector strike - in pictures

Guardian Unlimited: Education - Xov, 10/07/2014 - 15:57

Public sector workers are staging a nationwide one-day strike over pay, pensions, jobs and spending cuts

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Trop cher notre enseignement ?

L'École démocratique - Xov, 10/07/2014 - 15:46

(Cet article a été publié en Carte Blanche dans Le Soir du 17 juillet 2014)
Le professeur Robert Deschamps dresse un constat [1] inquiétant : l'enseignement francophone belge serait l'un des plus coûteux au monde, pour une efficacité déplorable (Le Soir du 9 juillet). Si je peux le rejoindre sur la deuxième partie de cette affirmation — même si nous n'aurons sans doute pas la même lecture des dysfonctionnements à corriger et encore moins des remèdes à apporter — je me dois en revanche de réagir et de m'inscrire en faux contre l'affirmation selon laquelle notre enseignement serait trop dépensier.

Deschamps n'a d'yeux que pour un seul indicateur : les dépenses publiques d'éducation, tous niveaux confondus et exprimées en pourcentage du PIB. Elles s'élèvent à 6,7% en Communauté française, soit l'un des taux les plus élevés des pays industrialisés et sensiblement supérieur à celui de la Flandre (6,2%). Le problème, c'est que cet indicateur est fort peu convainquant. Déjà, la notion de « PIB communautaire » utilisée ici est assez douteuse puisque le PIB est par définition une grandeur relative à un territoire et non à une communauté (qui partage les territoires wallon et bruxellois avec deux autre communautés). Mais surtout, les moyens dont disposent réellement les écoles, les enseignants et les élèves ne s'expriment pas en « % de PIB » mais plus simplement …en euros. Et là, les statistiques nous racontent une histoire fort différente.

Commençons par un regard sur la Belgique. Les chiffres sont disponibles dans les publications des propres services du professeur Deschamps [2] (publications qu'il a parfois co-signées, mais qui n'ont étrangement pas fait l'objet d'autant de publicité…). On y apprend qu'en 2013, la Communauté française de Belgique a dépensé 3.987 euros par élève dans l'enseignement fondamental, contre 4.758 euros pour la Communauté flamande : un élève flamand bénéficie donc de 19,3 % de moyens supplémentaires qu'un élève francophone ! Le tableau est le même dans le secondaire : 7.494 euros en Communauté française contre 8.749 euros en Flandre.
Voyons maintenant les comparaisons internationales. Selon les données de l'OCDE [3] la Belgique dépense annuellement 9.783 dollars par élève pour son enseignement obligatoire (chiffres 2009). Cela nous classe en septième position parmi les pays européens, après les Pays-Bas, le Danemark, l'Autriche, la Norvège, la Suisse et le Luxembourg. La Suède (9.709 $), l'Irlande (9.615 $) et le Royaume-Uni (9.602 $) sont à peu près au même niveau que nous. Précisons qu'il s'agit là de dollars PPA, c'est-à-dire convertis en parités de pouvoir d'achat. Cela reflète donc bien les moyens réels dont dispose l'enseignement dans chaque pays.

Mais qu'en est-il de la Communauté française ? Elle se situe à 8.785 dollars PPA de dépenses par élève. Cela nous classe en seizième place européenne, entre l'Allemagne (8.534 $) et l'Espagne (8.818 $), presque exactement au niveau moyen de l'OCDE (8.617 $).

Ces données internationales doivent toutefois être maniées avec prudence, car le concept de « dépenses publiques d'éducation » n'est pas toujours comparable d'un pays à l'autre. Ainsi les faibles dépenses de l'Allemagne sont-elles particulièrement trompeuses : Outre-Rhin, plus d'un tiers des élèves du secondaire fréquente l'enseignement en alternance. Les entreprises qui y participent bénéficient de subventions accordées par le ministère de l'Emploi ou de réductions fiscales. Or, ces coûts (ou ces manques à gagner) pour l'Etat allemand n'apparaissent pas dans les statistiques des dépenses d'éducation. Pour la même raison, la comparaison des taux d'encadrement dans l'enseignement secondaire en Belgique et en Allemagne, que le professeur Deschamps agite pour montrer que nous aurions trop d'enseignants, n'a guère de valeur puisqu'en Allemagne les enseignants de pratique professionnelle n'émargent souvent pas au budget de l'éducation mais sont payés par les entreprises.
Signalons aussi que la Belgique a la particularité de financer très largement l'enseignement privé (le « libre »), ce qui n'est pas le cas partout. Le contribuable belge paie donc en impôts ce qu'il paierait ailleurs en frais de scolarité (du moins s'il choisit l'enseignement privé). Cela gonfle évidemment nos chiffres de dépenses publiques d'éducation par rapport à ceux de certains autres pays. Si l'on compare les dépenses totales, publiques et privées, la position de la Belgique dans les comparaisons internationales chute considérablement.

D'autres données comparatives conduisent aux mêmes conclusions diamétralement opposées à ce qu'affirme Robert Deschamps. Par exemple les dépenses par habitant pour l'enseignement obligatoires s'élèvent en Belgique à 8.116 dollars PPA par an, soit juste le niveau moyen de l'OCDE [4] (chiffres 2007). Cela nous classe derrière (et parfois loin derrière) l'Irlande, le Canada, la France, la Suède, l'Islande, l'Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Autriche, le Japon, le Danemark, la Norvège, les Etats-Unis, la République Slovaque, la Suisse et le Luxembourg. Nous sommes suivis par l'Allemagne, la Finlande, l'Espagne, la Slovénie et la Grèce.

Personne n'affirme que les problèmes de l'enseignement en Communauté française trouveraient leur solution exclusivement dans un meilleur financement. Mais il est absurde d'imaginer que nous pourrions engager les profondes réformes dont notre école a besoin sans y investir des moyens supplémentaires. Au moins le temps nécessaire pour diminuer progressivement les taux d'échec, avant de réaliser éventuellement des économies sur l'encadrement excédentaire qui résulte du redoublement. Mais ce n'est pas en rognant encore les misérables salaires des professeurs que l'on attirera des jeunes de haut niveau vers ce métier. Ce n'est pas en diminuant leur nombre que l'on organisera l'encadrement des devoirs et leçons à l'école, que je souhaite avec Robert Deschamps. Ce n'est pas en sabrant dans les subventions de fonctionnement que l'on combattra la surpopulation et le délabrement des bâtiments scolaires. Le professeur Deschamps nous invite à nous inspirer de ce qui se fait ailleurs. Fort bien. Mais je l'invite, moi, à descendre de sa tour d'ivoire universitaire et venir d'abord observer la réalité matérielle des conditions où travaillent les enseignants chez nous.

Nico Hirtt

Service d'étude de l'Aped (Appel pour une école démocratique)

[1] Cahiers de Recherches du CERPE n°74

[2] Cahiers de Recherches du CERPE n°73

[3] Panorama des statistiques de l'OCDE 2013

[4] Les indicateurs sociaux de l'OCDE, http://dx.doi.org/10.1787/soc_glance-2011-fr

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Juniorprofessur für Vergleichende Literatur- und Kulturwissenschaft (W1)

Fabula - Xov, 10/07/2014 - 14:29
In der Fakultät für Kulturwissenschaften ist zum Sommersemester 2015 im Institut für Germanistik und Vergleichende Literatur- und Kulturwissenschaft eineJuniorprofessur (W 1) für Vergleichende Literatur- und Kulturwissenschaft zu besetzen. Juniorprofessorinnen und -professoren werden für die Dauer von drei Jahren eingestellt, wobei nach positiver Evaluierung das Dienstverhältnis um weitere drei Jahre verlängert werden soll.Die Stelleninhaberin/der Stelleninhaber soll den Themenbereich des Theaters des 16./17. Jahrhunderts in Forschung und Lehre vertreten und einen Schwerpunkt in den Gender Studies/ der Geschlechtergeschichte haben. Eine Beteiligung an den entsprechenden Studiengängen und Einrichtungen der Universität, der Fakultät und des Instituts wird erwartet. Zudem wird die Entwicklung eines einschlägigen Drittmittelprojektes im Rahmen eines im Aufbau befindlichen interdisziplinären Forschungsprojektes zur ‚Geburt des modernen Theaters in der Frühen Neuzeit’ erwartet.Einstellungsvoraussetzungen:§ 36 Abs. 1 Ziff. 1 bis 3 HG NW in der Fassung vom 31.10.2006: abgeschlossenes Hochschulstudium, pädagogische Eignung und die Befähigung zu vertiefter wissenschaftlicher Arbeit, die durch eine Promotion in germanistischer, komparatistischer oder romanistischer Literaturwissenschaft nachgewiesen wird.Erwartet werden die Bereitschaft zur interdisziplinären und internationalen Zusammenarbeit und zur Einwerbung von Drittmitteln und die Beteiligung an der universitären Selbstverwaltung. Vorausgesetzt werden zudem hervorragende Kenntnisse (Wort und Schrift) in Englisch und darüber hinaus in mindestens zwei weiteren Fremdsprachen (Französisch, Italienisch oder Spanisch)Die Universität Paderborn strebt eine Erhöhung des Anteils der Frauen als Hochschullehrerinnen an und fordert daher qualifizierte Wissenschaftlerinnen nachdrücklich zur Bewerbung auf. Frauen werden gem. LGG bei gleicher Eignung, Befähigung und fachlicher Leistung bevorzugt berücksichtigt, sofern nicht in der Person eines Mitbewerbers liegende Gründe überwiegen. Ebenso ist die Bewerbung geeigneter Schwerbehinderter und Gleichgestellter im Sinne des Sozialgesetzbuches Neuntes Buch (SGB IX) erwünscht.Bewerbungen mit den üblichen Unterlagen und einer Projektskizze im Umfang von ca. 5 Seiten zur ‚Geburt des modernen Theaters in der Frühen Neuzeit‘ (in kulturhistorischer Perspektive, unter Einschluss von Fragen der Gender Studies/Geschlechtergeschichte; nähere Informationen unter: http://kw.uni-paderborn.de/institute-einrichtungen/institut-fuer-germanistik- und-vergleichende-literaturwissenschaft/komparatistik/personal/steigerwald/) sind unter Angabe der Kennziffer 1969 bis zum 31.08.2014 zu richten an den:Dekan der Fakultät für Kulturwissenschaften Universität PaderbornWarburger Str. 10033098 Paderborn
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H. Bat-Zeev Shyldkrot, S. Adler, M. Asnes (dir.), Précis et Imprécis. Etudes sur l'approximation et la précision

Fabula - Xov, 10/07/2014 - 12:45
Hava Bat-Zeev Shyldkrot, Silvia Adler, Maria Asnes (dir.)Précis et Imprécis. Etudes sur l'approximation et la précisionEditions Honoré Champion, collection "COLLOQUES CONGRES ET CONFERENCES SCIENCE DU LANGAGE", 2014.216 p. / 15,5 X 23,5 CMEAN13 : 9782745326591.56.40 CHFPrésentation de l'éditeur:Ce recueil d’articles réunit douze contributions consacrées à la précision et à l’approximation. Ces travaux de linguistique française touchent à des périodes et à des domaines très variés, de l’ancien et moyen français au français contemporain, de la syntaxe à la sémantique au lexique et à l’histoire de la langue. En dehors de la diversité d’approches, l’originalité de ce volume est due au fait qu’un grand nombre de phénomènes traités ont été peu élaborés auparavant. On y trouvera des études d’ordre général telles que : l’approximation dans les structures subordonnées, la précision sémantique du texte littéraire, le discours scientifique et technique en moyen français, un article sur la quantification approximative et la quantification floue et un travail qui passe en revue les derniers travaux dans le champ élaboré. D’autres contributions sont dédiées à des études de cas : le parcours sémantique du mot assez , le parcours d’évolution de plusieurs , l’identification appro ximative : une sorte de, un genre de, une espèce de +N , le quantifieur tant et une étude diachronique de presque .
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R. Connell, Masculinités. Enjeux sociaux de l'hégémonie

Fabula - Xov, 10/07/2014 - 12:32
Référence bibliographique : R. Connell, Masculinités. Enjeux sociaux de l'hégémonie , Amsterdam, 2014.Masculinités - Enjeux sociaux de l'hégémonieRaewyn ConnellMeoïn Hagège, Arthur Vuattoux, Eric Fassin (Postfacier), CollectifTraduction : Claire Richard, Clémence Garrot, Florian Voros, Marion Duval, Maxime CervulleDATE DE PARUTION : 21/05/14 EDITEUR : Amsterdam Editions ISBN : 978-2-35480-139-7 EAN : 9782354801397 PRÉSENTATION : Broché NB. DE PAGES : 285 p.Articulant théorie et récits de vie, Raewyn Connell dessine une cartographie complexe et nuancée des masculinités. Elle met au jour l’existence, au sein de l’ordre de genre, d’une masculinité hégémonique qui vise à assurer la perpétuation de la domination des hommes sur les femmes. Contre tout masculinisme, Connell nous montre que la masculinité hégémonique, sans cesse ébranlée et mise à l’épreuve dans le vécu des hommes, n’est ni définitive ni le seul schéma de masculinité disponible. On ne peut alors l’analyser sans s’intéresser à ses pendants, les masculinités complices, subordonnées ou encore marginalisées.Ces textes choisis de la sociologue australienne, présentés par Meoïn Hagège et Arthur Vuattoux, démontrent que les études sur les masculinités peuvent nous servir d’outils concrets, que ce soit pour ménager un espace des masculinités possibles hors de l’hégémonie ou pour prendre à bras le corps la question de la lutte contre le VIH/sida.Raewyn Connell est professeure de sociologie à l’Université de Sydney. Elle est notamment l’auteure de Southern Theory: The Global Dynamics of Knowledge in Social Science (2007), Gender (2002), The Men and the Boys (2000) et de Masculinities (1995).Meoïn Hagège est doctorante en sociologie à l’Institut de recherche inter-disciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS), où elle travaille sur les trajectoires de détenus séropositifs aux VIH et VHC.Arthur Vuattoux est lui aussi doctorant en sociologie à l’IRIS, où il travaille sur les enjeux de genre dans la justice des mineur-e-s. Il est également militant de la lutte contre le sida.* * *On peut lire sur la viedesidees.fr un article sur cet ouvrage:"Les vrais hommes et les autres", par Mathieu Trachman , en ligne le 10 juillet 2014.Qu’est-ce la masculinité ? Dans un ouvrage fondateur aujourd’hui traduit en français, la sociologue australienne Raewyn Connell montre que les masculinités sont plurielles. Elles prennent sens les unes par rapport aux autres, et leur définition est un enjeu de lutte entre hommes.
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Sciences en marche : organisation d'une grande marche convergeant sur Paris à l'occasion de la fête de la science, du 27 septembre au 19 octobre 2014

Sauvons l'université - Xov, 10/07/2014 - 11:56

La plénière extraordinaire du CoNRS du 11 juin 2014 a donné lieu d'abord à une pétition puis à la création du site web Urgence Emploi Scientifique.

A la suite de ces initiatives, une grande marche vers Paris sera organisée à l'occasion de la fête de la science, du 27 septembre au 19 octobre 2014.

Détails et inscription sur le site Sciences en marche.

Ci-dessous le texte d'appel :

Une société d'une complexité sans précédent mais des sciences délaissées.

L'enseignement supérieur et la recherche (ESR) sont dans une crise profonde. Pourtant notre société, de plus en plus complexe, n'a jamais tant eu besoin de nos capacités de compréhension, d'analyse, de conseil et d'innovation. Alors que la crise économique actuelle devrait conduire à un soutien renforcé à l'ESR, les responsables politiques s'en servent pour justifier le déclin qu'ils nous imposent, résultat de leur inculture scientifique et de leur incapacité à appréhender des enjeux complexes. Dans les labos, les départements, la situation devient intenable. Beaucoup de chercheurs n'ont plus les moyens de travailler efficacement. La généralisation des CDDs à court terme, alliée à la faiblesse des débouchés industriels dans de nombreuses disciplines, détourne les jeunes des formations et des métiers de la recherche. Or il faut de nombreuses années pour former à l'esprit et à la méthode scientifiques. La situation actuelle est lourde de conséquences à long terme, que ce soit sur nos métiers, sur la production de connaissances, sur l'activité économique du pays dans un contexte international très compétitif et plus largement, sur la culture démocratique qu'entretient l'esprit critique développé par la recherche.

Trois mesures sont nécessaires pour inverser la tendance : 1) mettre en œuvre un plan pluriannuel ambitieux pour l'emploi statutaire à tous les niveaux de l'ESR, 2) renforcer les crédits de base des laboratoires et des universités, 3) Reconnaitre le doctorat dans les conventions collectives. Faciliter l'emploi des docteurs, et la diffusion de la culture scientifique, dans les entreprises et la haute fonction publique.

Ces mesures font consensus dans la communauté scientifique. Une profonde redéfinition du contour, des missions et des conditions d'attribution de l'inefficace1 Crédit Impôt Recherche (CIR), permettrait de les financer (une petite fraction du CIR = des milliers d'emplois dans l'ESR). Cette réforme doit se faire en concertation avec les entreprises innovantes.

Il est temps pour nous, acteurs de la recherche, de nous mobiliser et d'obtenir les moyens de remplir pleinement notre mission Pour nous faire entendre du gouvernement, nous devons convaincre le public que l'ESR joue un rôle important à la fois dans l'activité économique et dans la réflexion politique de notre pays. Il doit être soutenu. Cette action pédagogique, à destination du grand public, doit s'inscrire dans la durée. Il faut donner à nos concitoyens le temps de comprendre pourquoi nous réagissons. La mobilisation doit rassembler universitaires, chercheurs du public et du privé, et entreprises innovantes.

Les chemins de Paris, à vélo et à pied

Nous proposons l'organisation d'une grande marche convergeant sur Paris à l'occasion de la fête de la science, du 27 septembre au 19 octobre 2014. Elle impliquera chaque laboratoire et université, chacun participant à la mesure de ses possibilités.

Concrètement, le trajet se fera principalement en vélo sur des chemins convergents en flux, les dernières étapes à pied pour faciliter la participation du public et une entrée remarquée dans Paris. Chaque étape aura lieu, dans la mesure du possible, dans une ville universitaire et sera associée à des points presse, des conférences grand public, des animations scientifiques permettant d'expliquer notre travail et notre rôle dans la société. Les animations de la fête de la science assureront la présence du public, dont la mobilisation pourra être renforcée au travers des réseaux sociaux.

Enfin, il est important que le public se sente aussi acteur du mouvement, en venant sur le passage des relayeurs, mais aussi en participant à l'organisation logistique du mouvement, par solidarité. Cela peut par exemple inclure l'hébergement et le convoyage de relayeurs/euses, le port de badge ou vêtements à notre logo, etc…

Comment participer ?

Plusieurs niveaux de participation sont possibles. Nous serons nombreux à rouler ou marcher, un jour, une semaine ou plus. Chacun peut aussi participer à l'organisation de l'évènement, par exemple en constituant des comités locaux d'organisation dans chaque étape. Pour présenter une argumentation solide lors des débats, il faudra aussi collecter et analyser les chiffres de l'état et de la contribution de l'ESR à l'activité économique en France. Et peut\être aussi réaliser de courtes vidéos pour illustrer la contribution à la société de toutes les sciences fondamentales, appliquées et industrielles, et pour montrer la réalité des métiers de la recherche. Laissons éclater notre imagination, suggérons des actions, et tous ensemble nous aurons des ailes

Vous pourrez vous inscrire à partir du lundi 23 juin sur le site www.sciencesenmarche.org, et nous suivre sur Twitter (@SciencesEnMarche) et Facebook (www.facebook.com/SciencesEnMarche). Vous pouvez aussi nous contacter directement par mail.

Le comité d'organisation de Sciences en Marche à Montpellier : Solange Desagher, Frédérique Brockly, Olivier Coux, Guillaume Bossis, Laurent Villegier, Patrick Lemaire, Stéphan Mora.

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Hausse des frais d'inscription, etc : une nouvelle étape dans la précarisation étudiante - Communiqué de Solidaires Etudiant-e-s, 8 juillet 2014

Sauvons l'université - Xov, 10/07/2014 - 11:31
Le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche acte une nouvelle étape dans la précarisation étudiante

Les 3 points des directives ministérielles (hausse des frais d'inscription, gel des bourses et augmentation de la restauration universitaire) confortent la précarité étudiante. Face à cette situation nous exigeons un réengagement financier de l'État pour stopper la libéralisation de l'enseignement supérieur.

Rentrée 2014 : Les décisions ministérielles sont tombées, le coût de la vie étudiante va encore augmenter. Les frais d'inscription, les bourses ou encore les tickets RU sont concernés. Concrètement les frais d'inscription augmentent de 1€ pour la licence, de 2€ pour le master et de 3€ pour le doctorat. Quant aux bourses, le gel de ces dernières, aura pour conséquence de les diminuer (comparativement au coût de la vie) du fait de l'inflation. Enfin, le ticket RU passe à 3,20€, soit 5 centimes de plus que l'année dernière, ce qui porte à 30 centimes son augmentation en 5 ans. En clair, les coûts augmentent alors même que les revenus diminuent, et que les étudiant-e-s se salarient de plus en plus pour financer leurs études.

Cette mesure du gouvernement sur le quotidien des étudiant-e-s (dans la lignée des celles contre le reste de la société) poursuit les politiques des précédents gouvernements : ce sont toujours les étudiant-e-s qui payent les frais du désengagement financier de l'État.

Nous répétons que la détérioration de la qualité de vie par la privatisation rampante, la course à l'« excellence » et la sélection sociale amènent un grand nombre d'étudiant-e-s à abandonner leurs études en cours de route ou à renoncer à s'inscrire.

Pourtant, des solutions existent. Solidaires étudiant-e-s exige :

  • La gratuité totale de l'enseignement supérieur, principe constitutionnel en France, avec la disparition des frais d'inscription, y compris dans les établissements publics à statut dérogatoire
  • Le retour à un financement paritaire du ticket RU (État/étudiant-e)
  • L'augmentation en nombre et en montant des bourses sur critères sociaux, versées de manière régulière, sur 12 mois, avant d'instaurer un salaire pour les étudiant-e-s, financé par les cotisations sociales.
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Mobilisons-nous dès maintenant pour défendre l'emploi scientifique et technique - Communiqué intersyndical, 8 juillet 2014

Sauvons l'université - Xov, 10/07/2014 - 11:26
Organisons dès maintenant la mobilisation pour septembre Mobilisons nous pour défendre l'emploi scientifique et technique

L'adoption de la loi de finances rectificative annonce de nouvelles mesures d'austérité pour les universités et les organismes de recherche qui sont déjà dans une situation fortement dégradée. Frappés par une précarité explosive, nos établissements vont à nouveau souffrir du gel des crédits et des baisses de recrutements. Sans compter les doctorants ni les vacataires d'enseignement (près de 100 000), il y a plus de 70 000 précaires BIATS, ITA, chercheurs et chargés de cours qui assurent le fonctionnement quotidien de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette situation inadmissible ne peut plus continuer !

Dans un tel contexte, comment garantir la qualité du service public tant pour la recherche que pour la formation des étudiants ? Comment combattre le mal être au travail dans les laboratoires et les services ? Comment attirer les jeunes vers les carrières scientifiques ?

En même temps, le gouvernement continue à marche forcée la restructuration des universités (fusions, associations, COMUE). Dans les COMUE, établissements mastodontes - pouvant associer public et privé -, le pouvoir sera concentré en peu de mains et tout sera mis en place pour accélérer les mutualisations. La tentation sera grande pour les régions de faire pression sur les établissements afin de réduire le nombre de filières et garder uniquement celles qui intéressent les bassins d'emplois locaux. De même pour la recherche, qui sera fortement « incitée » à favoriser le court terme pour répondre aux attentes du tissu industriel régional en matière de transfert de technologies.

Dès la rentrée de septembre, nous devrons réagir collectivement pour défendre notre travail et l'emploi, pour garantir de meilleures conditions d'études et de réussite pour les étudiants. Dès à présent, les organisations signataires vous demandent de signer et de faire signer la pétition initiée après la réunion plénière du comité national de la recherche scientifique : « l'emploi scientifique est l'investissement d'avenir par excellence ( http://www.urgence-emploi-scientifi...) ». L'emploi scientifique est un enjeu majeur à la fois pour le secteur public et pour les entreprises. C'est lui qui garantit la production des connaissances, la formation des étudiants et la relance de l'économie.

Les organisations soussignées appellent les personnels et les étudiants à faire monter la protestation en direction des pouvoirs politiques et à préparer des initiatives ciblées pendant la fête de la science du 27 septembre au 19 octobre 2014. Si les résultats de nos recherches doivent être présentés au grand public, il faut aussi l'informer des graves difficultés budgétaires qui frappent nos laboratoires et nos services d'enseignement et de la catastrophe annoncée concernant l'emploi de toutes les catégories de personnels.

L'initiative « Sciences en marche » fait partie des mobilisations qui expriment les revendications de la communauté universitaire et scientifique, et permet de populariser les luttes. Organiser une marche (ou une randonnée cycliste) de nos villes universitaires vers Paris doit nous rendre visibles dans les médias et dans l'opinion publique. L'enjeu est ambitieux, il demandera une mobilisation active dès la rentrée de tous, techniciens, administratifs, ingénieurs, chercheurs, enseignants chercheurs, titulaires et précaires. Les organisations syndicales s'inscrivent dans cette mobilisation pour sa réussite.

FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNETAP), SNTRS-CGT, SNPTES, SUD RECHERCHE EPST

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Pour des élections au nouveau CNESER à la fin du mandat des élus actuels - Communiqué intersyndical, 8 juillet 2014

Sauvons l'université - Xov, 10/07/2014 - 11:24

Le projet de décret modificatif du CNESER prévoit de synchroniser le vote de la nouvelle structure avec les élections professionnelles, anticipant de près de 6 mois la fin du mandat des élus actuels. Alors que les élections professionnelles souffrent de très graves lacunes d'organisation de la part du ministère que les organisations syndicales ne cessent de dénoncer, ce choix d'organiser un scrutin supplémentaire ne permettra pas une participation accrue.

Les organisations soussignées – comme le CNESER lors de la réunion du 30 Juin 2014 consacrée à l'examen du projet de décret – s'opposent à l'organisation d'un vote concomitant à celui des élections de décembre 2014 et demandent que l'actuel CNESER puisse continuer à siéger jusqu'au terme de son mandat (mai 2015) et que l'administration se donne les moyens de garantir la bonne tenue de scrutins aux enjeux différents et d'en assurer la légitimité.

FSU (SNESUP – SNCS – SNASUB – SNETAP) ; CGT (SNTRS – CGT INRA) ; CFDT ; SGEN – CFDT ; Sup'Recherche UNSA ; SNPTES ; FO (Sup'Autonomes – SNPREES) ; Solidaires Etudiant-e-s

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Amiante à Jussieu : plusieurs mises en examen annulées - Le Monde / AFP, 4 juillet 2014

Sauvons l'université - Xov, 10/07/2014 - 11:11

La justice a annulé, vendredi 4 juillet, neuf mises en examen dans l'enquête sur la contamination à l'amiante du campus parisien de Jussieu, rapporte l'association des victimes (Andeva).

A lire sur le site du Monde.

Un des avocats de l'Andeva, Michel Ledoux, a d'emblée annoncé un pourvoi en cassation contre cette décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, qui ramène selon lui ce dossier du scandale de l'amiante à ses seules responsabilités locales.

DOSSIER EMBLÉMATIQUE

De toutes les enquêtes en cours au pôle santé de Paris sur le drame de l'amiante, celle sur Jussieu est une des plus emblématiques. D'une part parce que c'est de ce campus qu'était partie la première grande mobilisation anti-amiante dans les années 1970.

De l'autre parce que, comme dans le dossier de l'usine de Condé-sur-Noireau, l'ancienne juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy avait décidé d'élargir ses investigations à la recherche d'éventuelles responsabilités nationales au scandale de l'amiante. En 2005, elle avait mis en examen pour « mise en danger d'autrui » les universités Paris-VI Pierre-et-Marie-Curie et Paris-VII Denis-Diderot, de même que l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP).

Mais elle a également mis en examen pour « homicides et blessures involontaires » plusieurs autres personnes, dont des hauts fonctionnaires, pour leur gestion du dossier de l'amiante avant son interdiction en 1997 ou leur implication présumée dans le Comité permanent amiante (CPA), lobby des industriels qui a efficacement défendu « l'usage contrôlé » de cette substance pour en retarder l'interdiction.

DE MIS EN EXAMEN À TÉMOIN ASSISTÉ

Ce sont ces dernières mises en examen qui ont été annulées vendredi, notamment celle de l'ancien directeur général de la santé Jean-François Girard, de 1986 à 1997, ou encore celle du pneumologue Patrick Brochard. Les neuf personnes qui ont vu leur mise en examen levée ont été placées sous le statut de témoin assisté.

« Cette décision était prévisible de la part d'une chambre de l'instruction qui a rendu des décisions similaires dans plusieurs dossiers de l'amiante, comme Condé-sur-Noireau, Eternit ou Amisol, dans des arrêts qui ont ensuite été cassés », a commenté Me Ledoux.

160 CAS DE MALADIE PROFESSIONNELLE À JUSSIEU

Cent soixante cas de maladies professionnelles liées à l'amiante ont d'ores et déjà été reconnus parmi les personnels de Jussieu. Parmi eeux, 40 personnes ont été atteintes selon l'Andeva d'un mésothéliome ou d'un cancer broncho-pulmonaire.

Malgré les mobilisations des années 1970 à Jussieu, un campus construit entre 1964 et 1972 au cœur de Paris, il faudra attendre 1997, année de l'interdiction en France de l'amiante, pour que soit lancé le désamiantage de Jussieu, un chantier au coût astronomique.

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B. Crucifix, " Little Tommy Lost de Cole Crosser"

Fabula - Xov, 10/07/2014 - 11:09
Benoît Crucifix, " Little Tommy Lost de Cole Closser"Article paru sur le site "du9.org", juillet 2014."(...) Jared Gardner a récemment exposé le rôle pionnier du comic strip dans le développement d’une sérialité ouverte , dont l’issue est indéfinie et à laquelle le lecteur se voit invité à participer activement. La radio et la télévision ont très vite repris ce mode de narration à leur avantage, au grand dam du comic strip qui s’est vu de plus en plus relégué à une position négligeable. Avec l’avènement d’Internet, on pourrait espérer voir le comic strip renouer avec la forme de sérialité narrative qu’il avait développée un siècle plutôt, mais il n’existe aujourd’hui que très peu de webcomics utilisant les possibilités d’une sérialité ouverte.On aurait pu imaginer Little Tommy Lost être le début innovant d’une telle approche: si le livre s’adresse au lecteur à plusieurs reprises, par le biais d’interjections, de modèles et de timbres à découper, il s’agit plus d’éléments rétros soutenant le pastiche que d’un véritable renouement avec le potentiel participatif du comic strip . (...)"Lire l'article dans son intégralitéOn pourra comparer cette analyse avec celle de Thierry Groensteen parue sur le site "neuvième art 2.0"(Image : Cole Crosser, Koyama Press)
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A. Nolat, Figures du destin dans les romans de Malraux

Fabula - Xov, 10/07/2014 - 10:51
André Nolat, Figures du destin dans les romans de MalrauxPréface de Bernard Baritaud.Paris : L'Harmattan, coll. "Espaces littéraires", 2014.220 p.EAN 9782343036960 ( EAN Ebook format Pdf : 9782336351537)21,50 EUR (version numérique : 15,99 EUR)Présentation de l'éditeur :En 1938, Malraux définit ce que signifie pour lui le mot destin : "La conscience qu'a l'homme de ce qui lui est étranger et de ce qui l'entraîne ; du cosmos dans ce qu'il a d'indifférent et dans ce qu'il a de mortel ; l'univers et le temps - la terre et la mort". Ainsi, grâce à des grilles de lectures multiples et en répertoriant les mots-clés et en analysant les scènes capitales des romans de Malraux derrière lesquelles se dessinent l'image de la prison, l'auteur s'efforce de cerner le concept de destin tel que le conçoit l'auteur de La condition humaine .André Nolat est Docteur d'Etat (Paris IV Sorbonne).
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Revue Romantisme , n° 164 : L'Essai

Fabula - Xov, 10/07/2014 - 10:44
Revue Romantisme , n° 164 : L'EssaiParis : Armand Colin, 2014.168 p.EAN 978220092907720,00 EURSommaire :Pierre Glaudes, "Un chantier ouvert : étudier l’essai au XIXe siècle", p. 3-14Sabrina Giai Duganera, "Joseph Joubert essayiste : critique et pratique d’un genre protéiforme", p. 15-25Fabienne Bercegol, "La poétique de l’essai au lendemain de la Révolution : l’éclairage des notes dans l’Essai sur les révolutions de Chateaubriand", p. 27-39Boris Lyon-Caen, "Du sérieux à l’essai : lecture du Code des gens honnêtes (Balzac)", p. 41-49Xavier Bourdenet, "Stendhal essayiste : De l’Amour", p. 51-62Bertrand Guest, "L’Essai, forme-sens de l’écologie littéraire naissante ? Humboldt, Thoreau, Reclus", p. 63-73KALANTZIS Alexia Kalantzis, "L’essai dans l’oeuvre de Remy de Gourmont et de Marcel Schwob : enjeux génériques et littéraires", p. 75-84VARIAPhilippe Forget, "L’être en souffrance de « la pauvre Leonore » (Une relecture du Werther de Goethe)", p. 95-105Sébastien Rozeaux, "Splendeurs et misères du « siècle de dom Pedro II » : le mécénat impérial et les Letras Pátrias au Brésil (1840-1889)", p. 107-119Sébastien Roldan, "Le rejet du suicide par les romanciers naturalistes : permanence d’une figure révoltante", p. 121-134Alain Vaillant, "Débat critique - Marc Angenot, la littérature et le discours social (Jacques-David Ebguy/Pierre Popovic)", p. 135-158
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