Universidade

Teachers spend less than half their working week in the classroom

Guardian Unlimited: Education - Mér, 25/06/2014 - 10:24
Survey shows time secondary teachers in England who are younger than peers abroad spend on admin and preparation Continue reading...
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Un jury de bénévoles pour s'entrainer

Cahiers Pédagogiques - Mér, 25/06/2014 - 10:13

A l'invitation du Principal d'un collège de Marseille une petite association, CREQS (Collège Roy d'Espagne-Quartiers Sud) s'est portée volontaire pour constituer un jury « blanc » de l'épreuve d'histoire des arts et aider à la préparation des élèves de 3e. Cette année, c'était la 2e année.

L'an dernier, c'est un groupe de dix personnes, toutes impliquées dans le milieu associatif (anciens parents d'élèves du collège ou membres de C.R.E.Q.S. s'occupant d'aide aux devoirs) qui s'est constitué et a pris contact avec la responsable du C.D.I. du collège. Celle-ci avait organisé et mis en ligne sur le site internet du collège les documents et les liens qui accompagnaient les œuvres choisies et préparées par les professeurs les plus concernés par l'histoire des arts. Ces dix personnes, potentiel « jury » de la préparation à l'épreuve orale ont consulté et travaillé, comme les élèves, sur ce site. Puis le groupe s'est réuni à deux reprises, en présence de la documentaliste, pour harmoniser l' intervention.

En mai, une semaine avant l'épreuve officielle d'histoire des arts, ces dix bénévoles ont rencontré en entretiens individuels, par équipe de deux personnes, les élèves de 3ème du collège de notre quartier. Chaque élève connaissait le moment de son passage. A son tour, il quittait le cours qu'il suivait et se rendait dans la salle du jury concerné.

Comme pendant la véritable épreuve, l'entretien durait quinze minutes. Au cours des cinq premières minutes l'élève devait se présenter ; le jury décidait de l'œuvre à traiter ; l'élève la présentait. Au cours des cinq minutes suivantes le jury interrogeait l'élève. Enfin venait un temps d'échange destiné à évaluer la pertinence de la présentation de l'élève pour lui permettre de réajuster, en une semaine, son attitude et approfondir ses connaissances. Aucune note n'était délivrée.

Notre but, face à chaque jeune, était de lui donner les meilleures chances de réussite à cette épreuve, la semaine suivante. Et de participer, ainsi, à augmenter la note moyenne du collège au brevet pour la session 2013.

Intérêt, plaisir et rencontre

Les élèves ont été considérablement stimulés. Selon quelques professeurs interrogés, la journée a mis en mouvement ceux qui n'avaient pas pris conscience de la proximité de l'épreuve. Elle a réveillé aussi la curiosité et l'intérêt des élèves pour les arts. Elle a dynamisé la préparation de chacun à l'épreuve officielle qui allait se tenir la semaine suivante.

Pour nous qui nous sommes préparés comme « jury », le stimulant a été semblable. Nous devions être à la hauteur... Et le plaisir d'apprendre et de découvrir a été sans doute du même ordre que pour les élèves.

Enfin, la rencontre personnelle entre un élève adolescent et deux adultes autour d'un projet constructif a été gratifiante pour chacun. Nous sentions que les élèves se sentaient totalement, corporellement, engagés dans cet exercice. Nous les voyions s'exprimer de tout leur être sur des sujets où leur sensibilité avait une large place, et c'est là une nouveauté. Je me souviens de cet élèves qui bégayait, d'un autre qui parlait mal le français. Tous avaient travaillé et tous s'exprimaient. Des adultes, inconnus, les écoutaient avec attention. C'était sans doute le premier « entretien » de leur vie. Tous les élèves ont pris l'affaire au sérieux.

Pour les adultes aussi le moment était fort, valorisant, car l'engagement de ces jeunes, pourtant peu en rapport avec l'art, prouvait que l'expérience était utile. Et les résultats pour cette épreuve ont nettement progressé !

Deux années

La journée l'an dernier a malheureusement occasionné des perturbations notables : l'information, la communication, auprès de tous les professeurs était insuffisante. On était à l'approche des conseils de classe du 3e trimestre. Plusieurs enseignants ont été gênés, les allers et venues des élèves ont donné lieu à nombre de commentaires, bavardages dans les classes... Ils ont été gênés également par le recours à un jury bénévole, preuve d'un manque de moyens donnés à cette épreuve (« Vous faites le boulot que les profs n'ont pas le temps de faire. »). La légitimité de l'intervention de personnes extérieures au collège, non enseignantes, pose également question.

Nous venons de répéter l'action de préparation à l'oral d'histoire des arts avec les élèves de 3ème. Organisé différemment, il était moins gênant pour le fonctionnement du collège. De notre côté, je crois que nous nous sommes mieux préparés, en liaison étroite avec la documentaliste, et 5 des 10 bénévoles étaient des amateurs d'art ou des artistes. Et du côté du collège tout le monde cette fois s'est dit très satisfait.

Ce qui est sûr, c'est que cette activité s'inscrit dans la perspective de recréer une société autour de l'enfant, dans notre quartier. De tisser encore et encore les liens avec les familles, de réfléchir avec elles dans le cadre des associations partenaires et des centres sociaux voisins.
Nous savons que nous pouvons compter sur l'aide de l'O.Q.S.M. (Observatoire des quartiers Sud de Marseille) qui organise des rencontres d'acteurs locaux pour analyser notre environnement. Car mieux comprendre notre territoire, c'est assurément se permettre d'y intervenir plus efficacement.

Professeurs, parents, associations, nous devons nous serrer les coudes. Nous sommes tous concernés par l'avenir et donc par l'école. Nous sommes solidaires par nécessité. L'intérêt que nous portons à l'éducation, nous, extérieurs à l'école, ne peut que valoriser l'institution et souligner son importance aux yeux des enfants. Alors, lorsque nous venons préparer des élèves à leur épreuve d'histoire des arts, nous venons aussi dire aux enseignants, aux élèves, que l'on croit en l'école !

Pierre Chauvin
Retraité, ex-professeur d'EPS au collège Roy d'Espagne.

Sur la librairie

Les arts, quelle histoire !
Entre découverte du patrimoine local et accès à des arts plus lointains, entre histoire de l'art stricto sensu et approche des arts dans leur diversité et leur richesse, entre avancement des programmes et projets ouverts à des disciplines diverses, des partenaires extérieurs, comment faire de l'histoire des arts une occasion pour nos élèves de regarder autrement le monde qui les entoure ?

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University league tables: a guide for parents

Guardian Unlimited: Education - Mér, 25/06/2014 - 09:44
League tables such as the Guardian University Guide can help inform your student child's decision on where to study

View the Guardian University Guide here Continue reading...
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Do syllables exist?

Guardian Unlimited: Education - Mér, 25/06/2014 - 08:00
We all think we intuitively know what a syllable is, but trying to explain them isn't so easy and even linguists aren't in agreement about a definition Continue reading...
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Revue de presse du mardi 24 juin 2014

Cahiers Pédagogiques - Mar, 24/06/2014 - 20:13

Où il est question de référentiels ... d'évaluation (en devenir ?) ... bondissant (en déperdition)

Un ministre qui dénote ?

« Imaginez un restaurant gastronomique réputé dont les clients exigeraient d'être informés de manière continue de la manière dont progresse la préparation du plat qu'ils ont commandé. Du coup, la moitié du temps de travail des cuisiniers consisterait à informer les clients, au détriment de la qualité de la cuisine...
Absurde ? Oui. Mais c'est ainsi que fonctionne l'école. Une institution qui passe plus de temps à dire ce que savent les élèves qu'à les faire progresser. Pire, une institution qui s'habitue à ne savoir des élèves que ce qu'il faut en dire à leurs parents. Comme une médecine dont le principal objectif serait de produire des bulletins de santé.
Comment en sommes-nous arrivés là ? En donnant au système éducatif un pouvoir de sélection, donc, croit-on, à tort ou à raison, de décision sur la vie des enfants et des adolescents.
[...] L'enjeu est ailleurs : faire de l'évaluation un véritable instrument de pilotage des apprentissages. Faire en sorte qu'au fil des décennies, les enseignants soient de mieux en mieux armés pour comprendre les obstacles et les résistances aux apprentissages, évaluer de manière plus pointue tant les acquis que les manières d'apprendre. Ne pas y parvenir serait la véritable défaite de la démocratisation des savoirs scolaires. »

C'est ce qu'écrivait Philippe Perrenoud en 2005 dans un article intitulé “L'évaluation des élèves, outil de pilotage ou pare-angoisse ?” pour le n° 438 des Cahiers pédagogiques.
Ces phrases sont en phase avec l'actualité du jour.
En effet, avec l'ouverture ce jour de la conférence nationale sur l'évaluation des élèves par Benoît Hamon, les notes à l'école sont donc à la une de nos journaux. Le débat y est parfois bien mal posé. Un carton rouge au Parisien avec son titre à la Une pour (bien mal) annoncer l'interview du ministre. On y lit de nouveau un couplet stigmatisant les notes comme un moyen malveillant et décourageant. C'est bien mal défendre les autres pratiques d'évaluation. Les notes ont suffisamment de défauts pour ne pas mettre en avant celui-là qui est le moins convaincant. Benoit Hamon ne s'en contente pas, et c'est heureux quand il répond : « L'évaluation doit permettre aux enseignants et aux enfants de mesurer les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir. Il faut qu'elle soit plus exigeante, qu'elle en dise plus ; qu'elle soit bienveillante et qu'elle stimule au lieu de décourager. » et quand il précise qu'il « ne prône pas l'évaluation à la carte, mais une évaluation au service des apprentissages », on ne peut que se réjouir.
Véronique Radier dans LeNouvelObs.fr nous dresse une liste non exhaustive des problèmes que pose la notation sur 20 à l'école, « une illusion de justice ». On y trouve des arguments démontrant que c'est « un outil obsolète, aléatoire, inefficace et nuisible. » Je vous prédis un débat plus que chaud dans les jours et les mois qui viennent (et je sais de quoi je parle ...)
Marie-Caroline Missir également puisqu'elle se demande pour l'Express.fr ce que Benoit Hamon est allé faire dans ce guêpier. « Repenser l'évaluation, c'est repenser l'identité du professeur » écrit-elle très justement. Le débat sera chaud, je vous dis !
Dans son blog sur Mediapart, Claude Lelièvre nous dresse un rappel historique des évolutions de la notation et de l'évaluation. Un rappel historique qui nous montre combien c'est difficile. « Les enseignants, dans leur ensemble, se sont montrés très partagés sur les évolutions, leur ampleur et leur rapidité. Nombre de réformes se sont heurtées à de sérieuses résistances, en particulier celle de la notation ( notamment dans l'enseignement secondaire ). » Chaud je vous prédis !
Pourtant des enseignants se sont déjà engagés dans des pratiques d'évaluation différentes (j'en connais au moins un !). Thomas Baïetto pour France Tv Info nous expose ainsi quatre substituts aux notes mis en place ici où là.
On ne sait pas où va la préférence du ministre. Peut-être veut-il remplacer les notes par un système bienveillant de lettres. ça pourrait s'appeler les ABCD de l'égalité ...

Le dessin de Fabien Crégut
Un faux rebond

On évoquait hier le mythe de la blouse grise républicaine et égalitaire. Claude Lelièvre, décidément prolifique ces jours-ci, revient pour l'Express.fr sur un autre mythe qui a lui aussi la peau dure : celui du référentiel bondissant. Récemment c'est le secrétaire général de Force Ouvrière qui
n'a pu s'empêcher d'en faire référence, mondial oblige. Claude Lelièvre s'appuie sur « l'enquête serrée qui a été menée par le journaliste du Monde Luc Cédelle » pour démonter cette vraie fausse expression.
On y apprend (pour ceux qui ne connaissaient pasl'excellent travail du journaliste du monde sur ce sujet) qu'on doit l'invention de ce mot à un membre du Front National qui l'a confondu avec "référentiel exocentré" tiré d'un rapport publié par l'INRP : "On y apprend que la reprise basse en volley-ball [...] exige la construction d'un référentiel exocentré". Voilà qui peinera les antipédagogues qui tentent de se convaincre que leurs constats et idées de "bon sens" ont été récupérés il y a peu par l'extrême-droite.
Claude Lelièvre en profite pour égratigner certaines forces syndicales.
« On pourrait s'étonner qu'il revienne comme métaphore sociopolitique dans le contexte actuel par l'entremise du secrétaire général de Force ouvrière. Mais ce serait oublier que l'un des ses syndicats (celui de la branche "éducation") est constamment au premier plan pour dénoncer ce qui lui apparaît comme des dérives pédagogiques, et qu'il a été partie prenante de ce faux procès récurrent. »

Demain, c'est au tour du bondissant Bernard Desclaux de vous proposer la revue de presse
Laurent Fillion

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

L'évaluation des élèves
Revue n°438 - decembre 2005
L'évaluation peut être au premier chef un facteur d'aggravation des inégalités scolaires, produisant sélection et tri. Elle peut aussi être autre chose, essentiellement formative : reconsidérer l'erreur, utiliser des outils comme les « ceintures », se mettre au portfolio né de l'enseignement des langues vivantes, évaluer des tâches complexes sans les réduire à des listes d'items.

Évaluer à l'heure des compétences
Revue n° 491 - octobre 2011
Quoi de neuf du côté de l'évaluation ? Au-delà de la question inévitable des notes, une idée forte : évaluer les apprentissages des élèves dans le cadre d'une approche par compétences amène à reconsidérer bien des dimensions du métier, dans la mise en activité des élèves, les dispositifs d'aide, le travail en équipes.

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Si j'étais directeur du Segec…

L'École démocratique - Mar, 24/06/2014 - 17:24

La "carte blanche" publiée dans Le Soir du 20 juin par M. Etienne Michel, Directeur général du Secrétariat général de l'enseignement catholique a retenu toute mon attention [1]. J'ai choisi d'y répondre sous la forme de la caricature, au sens premier du mot : en renforçant ses traits les plus caractéristiques.
Voici donc ce que j'écrirais si j'étais directeur du Segec.

Ne pas se laisser abuser par les discours fondés sur le dénigrement

Que les professeurs se plaignent, on en avait l'habitude. Mais voilà que les scientifiques s'y mettent à leur tour. Sur base de fallacieuses statistiques, une clique de chercheurs diffuse l'idée que notre enseignement serait le plus inéquitable au monde. Ces oiseaux de mauvais augure se plaisent à souligner que 80% des enfants des familles riches sont admis dans les filières les plus réputées alors que 75% des enfants de pauvres sont expédiés dans les filières de relégation. Ils clament encore que 44% de nos élèves fréquentent des écoles socialement ségrégatives et que ce pourcentage est le plus élevé d'Europe.

Et alors ? N'est-ce pas une chose normale ? Ne convient-il pas que les enfants des élites, qui sont promis aux plus hautes fonctions, soient mieux formés, mieux instruits et mieux éduqués que ceux destinés à remplir des distributeurs automatiques de canettes de Coca-Cola ? Comme si l'on avait besoin de remuer ces sales vérités-là. L'opprimé n'est-il pas plus heureux s'il est ignorant de son oppression ? Et la paix sociale ne s'en porte-t-elle pas mieux ?

Ces mêmes apprentis sorciers des sciences socio-éducatives affirment qu'il y aurait trop de redoublements dans nos écoles. Allons donc ! Près d'un enfant sur deux n'a jamais redoublé avant l'âge de 15 ans. Même dans les familles populaires, pourtant intellectuellement si démunies, on compte à peine 7 enfants sur 10 ayant un retard scolaire à 15 ans. De quoi se plaint-on ? Imaginent-ils qu'on puisse motiver les élèves sans leur inculquer la peur constante de l'échec ? Déjà qu'on a supprimé le martinet… Sont-ils naïfs au point de croire que l'on pourrait amener des jeunes à étudier et travailler par amour des mathématiques et des arts, par curiosité scientifique, par souci de l'histoire, par intérêt pour la technologie ?

Ne vous laissez pas abuser par tous ces discours fondés sur le dénigrement et la rationalité scientiste. Face à leurs rapports, plongez courageusement vos têtes dans le sable. Et bouchez vos oreilles aux cris de désespoir des enseignants.


Analyser les signes d'espérance

« Pour en sortir, de l'optimisme » proclamait jadis le slogan d'une grande banque belge (n'était-ce pas Fortis ?). Dans cet esprit je vous invite, Mesdames et Messieurs les politiques, à ouvrir plutôt les yeux du public sur tout ce qui va bien dans nos écoles. Au lieu de parler de l'échec et des inégalités sociales, focalisez l'attention des électeurs-parents sur les frémissements positifs : les quelques dixièmes d'écart-type gagnés au score PISA en mathématique sur quatre ans, voilà une donnée objective qui contredira le sentiment subjectif pessimiste des professeurs ; ou bien les indices de confiance d'une obscure « enquête européenne sur les valeurs », voilà a contrario un ressenti subjectif qui vous permettra de contrer le froid pessimisme des statistiques habituelles.

Ne pas se disperser

C'est la crise ? Il n'y a plus d'emploi ni d'industrie ? Les inégalités sociales se creusent en Belgique et dans le monde ? La sécurité sociale part à la dérive ? Les ressources naturelles s'épuisent ? Le climat se déglingue et le poulet à l'eau de Javel s'installe dans nos assiettes ? Nous n'y pouvons rien ! En tout cas ça n'est pas le problème de l'école. N'écoutez surtout pas ces dangereux perturbateurs, ces catastrophistes écolo-marxistes qui, à l'image d'un H.G. Wells (1925), affirment que « l'histoire de l'humanité prend de plus en plus la forme d'une course entre l'éducation et la catastrophe. » Non ! L'école doit se centrer sur ce qu'elle peut et doit faire : former des moutons et les trier. Et ne pas s‘occuper des problèmes de la société.

Surtout pas de « refondation »

Une fois que vous aurez convaincu l'opinion que les études scientifiques sont inutiles, qu'à l'école tout va bien et que l'enseignement ne doit pas avoir d'ambition sociale, il sera facile de faire admettre dans la foulée qu'il n'y a aucune raison de bouleverser son organisation et son fonctionnement.

Certes, les programmes d'enseignement issus de la réforme par compétences ont produit des désastres pédagogiques. Certes le temps d'école n'a cessé d'être rongé, les conditions de travail des enseignants dégradées, leur statut social raboté. Certes, les grandes divisions de notre enseignement, primaire-secondaire, général-professionnel, sont de profondes sources d'inégalités et de dysfonctionnements. Certes, nous investissons beaucoup trop peu de moyens dans le fondamental. Certes, le marché scolaire et la compétition entre écoles ou réseaux exacerbent la polarisation sociale de l'enseignement…

Mais où irions-nous s'il fallait changer tout cela ? Vous imaginez le chantier ? Il faudrait commencer par organiser un grand débat de fond, avec toute la société — parents, enseignants, syndicats, chercheurs, patrons (bon, ça c'est normal). Il faudrait y réfléchir à ce que notre société attend de l'école. Vous voyez déjà le bordel ! Puis il faudrait penser la meilleure façon de concevoir l'enseignement en fonction de tous ces objectifs, en apprenant des leçons du passé et de l'étranger. C'est de la folie furieuse !
Moi, je préfère la politique des petits pas. On essaie des cours de 45 minutes ici, des rattrapages bénévoles sur le temps de midi là-bas, des partenariats avec la police ailleurs, etc. Ensuite on écrit un beau rapport imprimé en quadrichromie sur papier glacé (aux frais de McKinsey). On organise une conférence de presse. Et on passe à autre chose.

Mais surtout pas de grande réforme ! Arena a prétendu essayer. Heureusement elle s'est vite calmée après son histoire de douche. Mais tout de même, on s'est retrouvé avec des velléités de réguler les inscriptions et on a eu toutes les peines du monde à faire pondre un décret suffisamment mal torché pour que tout le monde préfère en revenir à la bonne vieille loi de la jungle. Mais bon, on a tout de même eu chaud !

Améliorer le cadre dans lequel les acteurs peuvent exercer leur responsabilité

Alors ne vous laissez pas impressionner par tous ces colloques internationaux où, en coulisses, certains rigolent de nous parce que, dans une capitale d'un million d'habitants, nous parvenons à désorganiser l'enseignement (public ou financé par les pouvoirs publics) en une dizaines de réseaux concurrents. Bien sûr, nous savons que cela nuit à la planification rationnelle de l'offre scolaire. Mais qu'à cela ne tienne. Puisque la « liberté d'enseignement » et la « paix scolaire » sont à ce prix. De même, d'ailleurs, que mon poste de directeur général du Segec. Vous n'imaginez tout de même pas que les écoles catholiques nous verseraient encore, chacune, des dizaines de milliers d'euros de cotisations prélevées sur leurs subventions de fonctionnement (donc sur la qualité pédagogique) si nous ne pouvions plus nous poser en grands défenseurs de leur position concurrentielle sur le marché scolaire ?

Un bon conseil : vous voulez vous éviter des ennuis quand vous serez ministre de l'éducation ? Faites en le moins possible et laissez nous — réseaux, directions — la bride sur le cou. Nous savons ce qui est bon pour les élèves et pour les professeurs. Et puis nous, au moins, on ne risque pas de se faire déboulonner par d'imprévisibles élections. Donnez nous le pouvoir ! Bon, il ne faut sans doute pas le formuler ainsi pour le tout venant. Il vaudra mieux dire : « améliorer le cadre dans lequel les acteurs peuvent exercer leur responsabilité ».

[1] on peut la lire gratuitement sur le site enseignons.be : http://www.enseignons.be/actualites/2014/06/21/enseignement-message-au-futur-formateur/

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Mise au concours d'un poste de Professeur-e assistant-e en PTC tenure track (F/H) au rang de professeur-e associé-e à 100% en traductologie/Übersetzungswissenschaft

Fabula - Mar, 24/06/2014 - 16:33
La Faculté des lettres de l’Université de Lausanne met au concoursun poste de Professeur-e assistant-e en PTC tenure track (F/H) au rang de professeur-e associé-e à 100% en traductologie/ÜbersetzungswissenschaftLa/Le titulaire sera en mesure de couvrir les différents aspects historiques et théoriques de la traductologie européenne moderne et assurera l’enseignement (en allemand et en français) de la traductologie au niveau Baccalauréat et Maîtrise universitaires. Elle/Il pourra faire valoir de capacités à travailler en équipe avec des représentants d’autres langues et cultures. Elle/Il participera également aux activités du Centre de Traduction Littéraire (www.unil.ch/ctl).Qualifications requises: Doctorat dans le domaine de la traductologie/Übersetzungswissenschaft, expérience de l’enseignement universitaire de la traductologie, publications et projets de recherche en traductologie, compétences linguistiques et littéraires en allemand, en français et dans une troisième langue enseignée à la Faculté des lettres de l’UNIL.Le dossier de candidature avec lettre de motivation, CV, liste des publications et trois références (uniquement adresses e-mail) est à adresser en 10 exemplaires à Mme Florence Parmelin, Université de Lausanne, Faculté des lettres, Section d’allemand, Anthropole, CH-1015 Lausanne. Prière d’envoyer conjointement une version électronique à: Florence.Parmelin@unil.chEntrée en fonction: 01.08.2015Délai de candidature: 30.09.2014
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Why cyber security is a safe choice for a postgrad degree

Guardian Unlimited: Education - Mar, 24/06/2014 - 15:00
Graduates who know how to protect data from online attacks are in high demand Continue reading...
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« Des portraits de gens qui cherchent, pétillent, doutent et proposent »

Cahiers Pédagogiques - Mar, 24/06/2014 - 14:56

Regrouper dans une publication une série de portraits d'enseignants et personnels de l'éducation enthousiastes, voilà qui ne pouvait que donner un ensemble haut en couleurs et chaleureux, propre à changer le regard gris que certains portent sur l'école.

Illustration : Pol Le Gall

Vous cherchez quelque chose de frais et joyeux à emporter avec vous en vacances ? Vous voulez doucement glisser dans l'été avec quelques bonnes idées en poche pour la rentrée prochaine ? Nous avons ce qu'il vous faut : les portraits d'enseignants et acteurs de l'école rassemblés par Monique Royer. La preuve ? Voici les messages que nous avons reçus, adressés aussi à Monique Royer qui a su discerner le particulier et le réjouissant en chacun.

« Les personnes qui ont lu les portraits me disent que cela leur redonne le moral et même l'envie d'écrire à leur tour des témoignages. C'est donc gagné !
Merci aussi à Monique Royer avec qui j'avais eu un très bel échange
. »

« Je suis drôlement touchée aussi, et ravie, de découvrir toutes ces individualités qui cherchent, pétillent, doutent et proposent. Ça donne envie de rencontres dans ma vraie vie aussi. Et comme le monde est tout petit et les routes diverses, ça viendra j'en suis sûre ! »

« L'ensemble est vraiment intéressant et cette accumulation d'expériences diverses qui mettent en avant le potentiel des jeunes est propre à donner de l'enthousiasme aux collègues un peu sceptiques. «

Illustration : Pol Le Gall

« Voilà un cadeau qui fait chaud et qui invite, avec les analyses de Louise Tourret et Bernard Prot, les dessins de Pol Le Gall, à avoir envie de se rencontrer pour de vrai !
Il manque le portrait de Monique peut être un article à écrire à plusieurs mains ?
En tout cas, à travers ces récits, ce sont de vraies et belles rencontres qui donnent envie de se lancer dans de nouveaux projets... Un grand merci à tous les artisans du CRAP !
»

« A toute l'équipe des Cahiers Pédagogiques, merci pour cette joie que vous êtes en train de lancer. Je rêve de l'école de demain où les choses se passeraient dans la sérénité et et la paix. »

Illustration : Pol Le Gall

« A lire cette série de portraits, mais aussi le dernier numéro papier reçu ce matin, j'ai la certitude que les paroles déposées sont accueillies et écoutées, et elles résonnent aussi….En cette fin d'année, cette somme vient à point ! »

Voir en ligne : Commander le hors série numérique "Les portraits de Monique Royer" Sur la librairie

Les portraits de Monique Royer
Ils enseignent en classe d'accueil, au Liban, à des élèves handicapés. Ils utilisent un blog, de la couleur ou les volcans. Ils sont enseignants, chef d'établissement, journalistes. Ce sont dix-neuf portraits d'enseignants et d'acteurs de l'école que l'on découvre dans ce dossier

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“Queremos ser inmortales”

Paquidermo - Mar, 24/06/2014 - 14:46

Para mi Tata

1

Celso, sin duda el integrante del grupo con mayor facilidad de palabra, dijo a un periodista la frase que titula este texto. No es cosa menor, lleva a un peldaño más alto lo que dijo Bryan, luego del partido contra Italia y que se esparció como la pólvora por los diarios: “Ahora los muertos son otros”. De seguro ellos hablan con conocimiento del riesgo que sus palabras implican. Generalmente a los seres humanos nos va mal retando a la muerte, de una forma u otra, al cabo del tiempo, la muerte termina ganando. Por eso es que vivimos tan disciplinados ante su inminencia. Hay algo de fatal en todo esto, la sensación de que las cosas son así, que no se pueden cambiar.

Tal vez por eso, ir al “grupo de la muerte” en el mundial se veía como un asunto de trámite, que implicaba hacer un sencillo y doloroso tributo a un conjunto de reglas que nos exceden en dimensión y capacidad. Enfrentar a tres campeones mundiales tenía reglas puestas de antemano y eran sencillas: Costa Rica debía ir con alegría reservada, perder un par de partidos, empatar otro (o incluso ganarlo, por decoro), y devolverse. No había más para nosotros. La mayoría de opiniones sobre la sele, antes del mundial, hedían a un tipo de prudencia que se parece más al fatalismo.

2

A mi padre le diagnosticaron leucemia hará ya dos años. Durante este tiempo la muerte nos ha tocado la puerta cada vez que ha querido, solo para decirnos que está allí, que en las enfermedades (como en el fútbol) hay reglas y que no somos inmortales. Luego de meses de quimioterapia, recaídas y anuncios desalentadores, la doctora que lo atendió encontró la posibilidad de filtrar una bola al área mediante un trasplante de médula.

Era una jugada arriesgada, había que dejar descubierta la defensa porque todo el equipo tenía que estar adelante apoyando. Luchábamos contra un rival muy importante, un campeón de la muerte que se ha llevado miles de personas y con un contragolpe arrollador. El centro llegó desde la banda, por arriba, directo al segundo palo. Bryan vino de atrás robando la espalda a toda la defensa, cabeceó con gallardía. Buffón yacía hincado ¡Gol, gol, gol! Había que jugar todavía 45 minutos. Lo hicimos. Había que reponer 4 minutos, los repusimos. Y entonces, en un instante, que quedará como una foto en mi mente, pasaron las tres semanas de hospitalización, las malas noches, las previsiones de higiene y mi padre salió caminando por una puerta inmensa. Era un día de tantos. Ya estamos en octavos de final. Mi padre arremetió contra los pronósticos. La muerte enterrada debajo de todas sus reglas.

3

Después del partido donde derrotamos a Italia, la prensa y los memes han dicho que Costa Rica era “la muerte” del “grupo de la muerte”. No coincido con esa opinión. En realidad, nuestro equipo es más. Pequeño y vulnerable, obligado a seguir todas las reglas, era el único que podía cambiar la historia, ser más que la muerte, y, para sorpresa de todos, la superamos. Siendo más que la muerte, ya somos inmortales. Y eso es lo que ha conseguido mi padre luego del trasplante. Ha visto a la muerte a la cara, se ha reído de ella, ha pegado la vuelta ¡y ahora celebra conmigo los goles de la selección! Le hemos dicho a la muerte ¡que se muera! Celso: ya somos inmortales.

Crónica de un 20 de junio de 2014

Paquidermo - Mar, 24/06/2014 - 14:39

 

Son las 9 y pico de la mañana y me digo: no voy a tomar antes de medio día, eso es de alcohólicos y yo apenas y soy un mae tapis. Eduardo me trajo un agua de pipa y desayuné una fuente de frutas con yogurt y granola. Y sin embargo estoy a punto de llamar a Luis Diego (que viene de camino) para que me traiga una botella de vino. Con razón, pienso, los mejores anuncios del mundial los hacen las empresas que producen guaro. Decido entonces que es mejor enviar un mensaje de texto. Que sea la suerte o la red del ICE quien determine si voy a incumplir mi regla básica de no beber antes de medio día.

Mientras estoy pasando canales me pongo a pensar que quizás los únicos referentes identitarios efectivos de Hispanoamérica son el fútbol, la necesidad histórica de contar con un mesías, y el resentimiento hacia los gringos. Recuerdo un libro de Jacques Lafaye y pienso que, definitivamente, en América latina la dependencia colonial, aunada al politeísmo embrutecedor de los indios, ha propiciado la aparición esporádica de toda clase de líderes mesiánicos y cruzadas de salvación a lo largo de la historia.

Sigo pasando canales y me entrego sin reparos a la piscoterapia del zapping. ESPN me aburre tanto como Fox Sports. Y los demás canales de deportes no los entiendo. Son muy técnicos, le digo a Eduardo, tratando de justificar mi ignorancia. Me detengo en un episodio repetido de Two and a half men y sigo apretando el botón del control remoto. Cuando llego a los canales de un solo dígito recuerdo a mi hermana, que siempre dice que Repretel es para polos. Toda la clase media costarricense, le digo a Eduardo, vuelve a Teletica con la misma devoción y ternura con la que los come-huevos volvemos al Puerto. Pienso de inmediato que, de repente, el éxito de Edgar Silva viene dado por el hecho, en sí mismo fútil, de que es un varón lo suficientemente femenino como para que las amas de casa de clase media se reconozcan en él, pero lo suficientemente masculino como para que le obedezcan.

Después de una pingüe vacilación ética resuelvo dejar Canal 7, tomo un traguito de café y me termino de convencer de que Gustavo López Cárcamo es tan ignominioso como una lagaña del General Tinoco. Enseguida vuelvo al tema de los mesías, el fútbol, y esa difusa categoría que llamamos “identidad latinoamericana”. Recuerdo de nuevo a Lafaye y pienso que el dudoso proceso de laicización de la sociedad, sin más, provocó que el siglo XX latinoamericano fuera un escenario propicio para que el salvador espiritual se convirtiera en el héroe revolucionario o el líder político. Costa Rica está a punto de enfrentar a la selección de Italia luego de ganarle a Uruguay, y yo solo puedo pensar que nuestro mesianismo es un fenómeno que va de Perón a Videla, de Gaitán a Rojas Pinilla, de Allende a Pinochet, del doctor Calderón a Pepe Figueres, de Batista a Fidel. Esto es puro sadomasoquismo sentimental, me dije a mí mismo.

En su momento, los chancletudos latinoamericanos del siglo XX negaron a Dios, abrazaron a Grasmci y despotricaron contra el fútbol y el capitalismo. Pero tan pronto como se convirtieron en padres de los serial killers, sustituyeron la frialdad del infinito con el gol de Maradona, una dieta vegetariana, y varias clases de yoga a la semana. Por si fuera poco, no acababa de terminar el siglo cuando Galeano le otorgó una licencia de frivolidad futbolera a todos aquellos que, hasta hace poco, creían que ver una mejenga constituía un acto enajenante. Y luego vino la financierización de la economía y entonces ya no solo se especulaba con los comodities de turno, sino también con los meniscos y los tobillos del balón de oro de la FIFA.

Intento discutir sobre eso con Eduardo y con Luis Diego, que finalmente llegó a nuestra casa, luego de sortear una presa espantosa en las cajas del Automercado. Pero es inútil: la ansiedad es atroz, nadie quiere hablar de otra cosa que no sea la grandeza de Pinto y yo me siento como un Ross Geller que habla de paleontología con las adolescentes lascivas de Nueva York.

Luis Diego está preparando chiliguaros. Me cuenta que está despierto desde las 5 de la mañana y, según dice, si tomamos en cuenta que han transcurrido casi 5 horas desde que le echó un café y un pan con mantequilla a la panza, entonces lo asiste una licencia lo suficientemente contundente como para poder mandarse un tapis antitos del partido. Además, dice él, en Brasil ya pasó el medio día.

A las 10 y piquito suena el himno nacional y nadie puede creer que haya sido un anarquista quien escribió eso de “noble Patria, tu hermosa bandera”. Yeltsin y Celso cantan desgalillados y es inevitable que casi todo el país sienta luciérnagas en la panza. Poco antes de que inicie el partido declaramos oficialmente una tregua moral de 90 minutos, donde se permite toda clase de insultos, barbarismos y exabruptos de esos que le roban el sueño a Blater. Mi esposa, Rebeca, cuyo fanatismo futbolero siempre se mantiene dentro de los márgenes de la cortesía, no está de acuerdo, pero aun así no tiene como vetarnos. Hay tregua moral.

-Los italianos son brutos, tenían el mundo y lo perdieron. Son tan estúpidos que les zamparon el Vaticano en su propia capital –dijo Luis Diego, para inaugurar la dichosa tregua. -Y además el mamador de Mourinho dijo que perdíamos. Es decir, vamos a ganar.

Eduardo no profiere insultos aunque está a punto de ceder ante el chiliguaro. En un partido como éste sucede una de dos cosas: o se bebe licor o se insulta. Yo, por lo pronto, me quedo con los insultos. Especialmente, Mario Balotelli es depositario de mi odio. También despotricamos contra el árbitro, contra la pizza, contra Jovanotti y contra todos aquellos que no están viendo el partido.

-Definitivamente, -les digo- los hombres costarricenses a quienes no les gusta el futbol, son como vírgenes freudianas: puro narcicismo de las diferencias menores.

Los primeros 20 minutos fueron en realidad un año. El primer tiempo fue algo así como uno de los planes quinquenales de Stalin. Rebeca estaba hiperventilando, Luis Diego tenía la presión arterial de Boris Yeltsin, yo estaba a punto de tomar un vaso de vino cor cor y Eduardo ya iba por el tercer chiliguaro. Y mientras veíamos a Pirlo moviéndose por toda la cancha, mientras lo veíamos tocar el balón con esa precisión extraterrestre, todos pensábamos que un individuo como él, con su estatura insignificante y esas facciones de Pato Barraza en crack, sin duda merece una plancheta de Marchena.

Después del penal que le robaron a Joel yo ya estaba resuelto a mandar a la mierda a todo Chile, con sus volcanes, sus viñedos y sus muchachas guapas. Luis Diego me decía que nunca había podido entender el juego de Bryan. El capitán debe ser Celso, coincidíamos todos. Y en eso vino el centro de Junior, el cabezazo de Bryan y el gol. Bendita sea la tecnología digital, pensamos, porque ese hijo de puta chileno de mierda nunca hubiera pitado de no ser porque los sensores de FIFA lo obligaron.

La mitología secular de Costa Rica convirtió a 11 limeros con mucho corazón en los arquetipos del heroísmo. La Sele de Italia 90 era el referente identitario de los PAEs. Por eso, hasta el día de hoy (viernes 20 de junio de 2014), cada vez que veíamos un partido de eliminatoria nos agarraba por extrañar a Marchena, a Medford o al Machillo. Ellos claramente llenaban el vacío de mesianismo que dejó don Pepe cuando la palmó.

Ahora, sin embargo, todo era distinto. Habíamos clasificado a octavos de final, venciendo a la Italia de Prandelli y al Uruguay del Maestro Tabárez. Habíamos clasificado con el planteamiento táctico más extraordinariamente brillante del Mundial.

Era medio día y yo ya me había tomado dos vasos de vino y había sacado el violín en repetidas oportunidades. Rebeca, que es abstemia, había bebido chiliguaro. Eduardo insultó. Luis Diego se cholló las rodillas durante la celebración. El Presidente de la República, Luis Guillermo Solís, se puso frenético y llegó caminando a San Pedro. Todo, según se observa, fue felicidad y júbilo, excepto tal vez para los maes de Chepecletas, que se sintieron ofendidos porque su Presi no llegó en bici a la fuente de La Hispanidad.

Number of pupils failing to get first-choice secondary school place rises

Guardian Unlimited: Education - Mar, 24/06/2014 - 14:32
One in seven 11-year-olds not getting school of choice as figures show London and West Midlands are worst-affected regions Continue reading...
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Th. Roger (dir.), Mallarmé herméneute . Actes du colloque organisé à l’Université de Rouen en novembre 2013

Fabula - Mar, 24/06/2014 - 14:20
Mallarmé herméneuteActes du colloque organisé à l’Université de Rouen en novembre2013, publiés par Thierry Roger (CÉRÉdI)Comité scientifique:Y.Citton (Université Stendhal-Grenoble3); Ch.Doumet (Université Paris-8); P.Durand (Université de Liège); J.N.Illouz (Université Paris-8); B.Marchal (Université Paris-Sorbonne)TablePrésentationThierry ROGER, L’horizon des signes. Pour une herméneutique mallarméenneLe «lecteur d’horizons»Pascal DURAND, Mallarmé dans la prison des signesClaude-Pierre PEREZ, «Le cabinet des signes»: Mallarmé, Claudel et l’herméneutiqueGuillaume ARTOUS-BOUVET, Mallarmé et l’herméneutique de la natureLarissa DRIGO AGOSTINHO, Lire ou interpréter après la découverte du NéantRobert BONCARDO, Badiou, Mallarmé et le dépassement de l’herméneutiqueFrédéric TORTERAT, Lire avec Mallarmé, entre remémoration et démémorationLe lecteur empiriqueBarbara BOHAC, Mallarmé lecteur de BanvilleAlice FOLCO, Portrait de Stéphane Mallarmé en spectateurMaria de Jesus CABRAL, Je ne sais quel miroitement en dessous : Le théâtre, programme humain , outil herméneutiqueAdrien CAVALLARO, D’un article «plutôt défavorable et malin»: Mallarmé portraitiste de RimbaudMarie BLAISE, Mallarmé et Poe: «la personne analogue»Margot FAVARD, Mallarmé lisant ses pairs, ou comment s’écrit la figure du poète en MaîtreLe lecteur implicitePatrick THÉRIAULT, L’adresse à communiquer: le motif herméneutique de l’adresse en contexte de modernité poétique. L’exemple du salut mallarméenArild Michel BAKKEN, La figure du lecteur: l’auditoire auctorial dans les Poésies de MallarméNelson CHAREST, «La déclaration foraine» ou la réception tue dans les rets du poèmeAnnick ETTLIN, Éloge de la non-lecture. Mallarmé et le mythe littéraireJoëlle MOLINA, Mallarmé, passeur secret d’herméneutique ancienne? La preuve par X
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L'action des êtres collectifs (Revue Tracés)

Fabula - Mar, 24/06/2014 - 11:44
La revue Tracés consacre son numéro 29 à l’action des êtres collectifs. Il s’agira de regrouper des contributions empiriques et épistémologiques issues de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales visant à étudier, à interroger et à expliciter les modes d’existence, d’apparition et d’action des êtres collectifs. Dans quelles situations les individus sont-ils amenés à en faire la rencontre ? Quels sont les dispositifs qui en assurent la consistance ? Quelles solutions les sciences sociales mobilisent-elles pour traiter de ces êtres collectifs ?ArgumentaireDire de l’État qu’il «intervient» dans le domaine économique, du capitalisme qu’il «cause des dégâts sociaux» ou du marché qu’il se «retourne » sont des énoncés qui, en tant que tels, choquent peu de monde. Les individus ont en effet quotidiennement l’occasion d’attribuer des actions à des êtres collectifs. Pourtant, de nombreux courants des sciences sociales ont cependant entretenu, pour des raisons différentes selon les disciplines et les époques, une relation particulièrement conflictuelle à cette opération. Partageant pour beaucoup l’axiome selon lequel «le tout est plus que la somme de ses parties», les sciences sociales ont souvent suspecté ces êtres collectifs de n’être, en réalité, rien d’autre que des regroupements plus ou moins étendus d’individus singuliers et de n’avoir, pour ainsi dire, aucune existence et aucune activité propres .Le spectre de cette critique de l’action des êtres collectifs est particulièrement large: elle amême tendance à se radicaliser chaque fois qu’une intentionnalité leur est associée – chaque fois, autrement dit, qu’ils sont placés en tant que sujets de verbe d’action. Bourdieu critique ainsi la tendance du «discours objectiviste», qui «traite ses constructions, “culture”, “structures”, “classes sociales” ou “modes de production” comme des réalités dotées d’une efficace sociale capable de contraindre directement les pratiques». Ce discours accorde notamment « aux concepts le pouvoir d’agir dans l’histoire comme agissent dans les phrases du discours historique les mots qui les désignent, il personnifie les collectifs et en fait des sujets responsables d’actions historiques (avec des phrases comme “la bourgeoisie veut que…” ou “la classe ouvrière n’acceptera pas que…”)» (Bourdieu, 1980, p. 63-64). Cette critique – souvent doublée d’une précaution méthodologique – se retrouve dans le premier cours que Bourdieu consacre à l’État, forme paradigmatique de la personnification, et approché comme une «illusion bien fondée[…], qui existe essentiellement parce qu’on croit qu’il existe», telle une «réalité mystérieuse» qu’on «ne peut pas toucher du doigt» ni «traiter comme le fait un agent venant de la tradition marxiste qui dit: “l’État fait ceci”, “l’État fait cela”», se méfiant finalement des textes «avec le mot “État” comme sujet d’actions, de propositions» (Bourdieu, 2012, p. 25).Cette critique du «fétichisme des institutions» (Glaeser, 2011, p. 35) est partagée par un ensemble d’approches qui s’opposent pourtant radicalement sous d’autres rapports, notamment sous celui de la place à accorder à l’histoire. Pourtant, aucune science sociale ne semble par définition pouvoir faire l’économie de penser l’ordre des phénomènes sociaux en tant que niveau de réalité irréductible à ce qui est de l’ordre individuel. C’est précisément ce problème que l’on souhaite soulever dans le cadre de cet appel, un problème qui parcourt les sciences sociales depuis leur origine, et qui a pu être qualifié de «malédiction de Popper» (Boltanski, 2012), en référence au rejet des êtres collectifs par l’épistémologue autrichien hors du domaine scientifique. Cette question a été particulièrement soulevée dans le cas de l’État (Linhardt, 2008) – tant pour en contester l’existence que pour tenter d’en affirmer l’autonomie (Mann, 1984) – mais elle peut également être étendue à d’autres êtres collectifs, tels que le capitalisme ou le marché. Plusieurs raisons nous conduisent en effet à revenir sur la nature de ces êtres collectifs, sur leurs modes d’existence, sur leur intentionnalité comme sur leurs pouvoirs d’action.La personnification des êtres collectifs comme objet d’enquêteAlors qu’un ensemble de travaux sur les êtres collectifs tels que l’État, le capitalisme ou le marché, ont régulièrement concouru soit à les dissoudre, soit à révéler leur arbitraire – deux opérations somme toute salutaires et dont le potentiel heuristique et critique a été maintes fois démontré –, on déplacera dans ce numéro le regard sur l’action des êtres collectifs et sur les modalités par lesquelles ils se manifestent. Par êtres collectifs, il n’est pas entendu ici ceux dont les sciences sociales se sont souvent saisies, les groupes sociaux, en interrogeant la relation entre un acteur et un groupe sous la forme notamment du sentiment d’appartenance. Le vocable d’être collectif pour désigner l’État, le capitalisme et le marché – plutôt que ceux d’acteur collectif ou d’action collective, souvent associés aux mouvements sociaux et aux formes de mobilisation (Cefaï, 2007) – a pour intérêt d’approcher ces êtres comme des entités à part entière, dont on peut étudier les mouvements et les actions. Ainsi, au-delà des critiques mentionnées précédemment vis-à-vis de la personnification des collectifs, l’enjeu consiste non plus à se focaliser sur la déconstruction par les sciences sociales de ces êtres collectifs, qu’à reconnaître que les acteurs ordinaires les discutent, les qualifient, agissent avec ou contre eux, et c’est précisément cette rencontre qui doit être le lieu d’enquêtes empiriques. Plutôt que de voir la «personnification des collectifs» comme un frein à l’enquête, c’est ce phénomène qui sera l’objet même de l’enquête.Les propriétés des êtres collectifsOn approchera ainsi les êtres collectifs comme une classe spécifique d’institutions dont on peut tenter de spécifier les propriétés et les attributs – leur caractère composite, le pouvoir d’action, l’impersonnalité, l’intentionnalité. Esquissées ici au seul titre de pistes de recherche, ces propriétés ne recouvrent que de manière approximative les êtres collectifs approchés dans ce numéro, selon les contextes historiques et sociaux dans lesquels ils s’inscrivent, et les contributions attendues pourront au besoin les explorer et les contester.Ces êtres collectifs ont d’abord pour spécificité leur caractère composite , c’est-à-dire le fait d’associer des éléments qu’il est difficile de rapprocher – au contraire par exemple des individus qui «appartiennent» à un même groupe social. Il n’existe pas de principe d’équivalence permettant d’aligner, côte à côte, les unités qui les composent, dans la mesure où elles sont diverses, hétérogènes et difficilement comparables. On peut même supposer que leur existence dépend précisément de la possibilité de regrouper des éléments épars et des aspirations divergentes. Une deuxième propriété est qu’il leur est couramment associé un pouvoir d’action , une capacité d’agir propre leur permettant de transformer les contours de la réalité. Ils sont vus et thématisés comme un ensemble de contraintes pesant sur l’action, sans que ces contraintes puissent être réduites à celles d’êtres singuliers.Les deux dernières propriétés des êtres collectifs sont particulièrement contradictoires, et concentrent les critiques qui leur sont régulièrement adressées. D’une part, les forces attribuées à ces êtres sont le plus souvent impersonnelles , au sens où elles ne peuvent être réduites à celles des individus qui les représentent. Si cette impersonnalité est parfois associée aux êtres collectifs, c’est que leurs mouvements sont souvent décrits et expliqués sur un mode proche de celui de phénomènes «naturels» ou «systémiques». Mais d’autre part, ces êtres se voient régulièrement associer une intentionnalité propre. C’est un peu comme si, tel que l’avance Weber, ces êtres collectifs jouaient un rôle de «substituts de souverains personnels, terrestres ou même supraterrestres» (Weber, 2013, p. 66). Ils ont ainsi pour spécificité de retourner le principe de l’assignation de fonctions caractéristique des processus d’institutionnalisation : ils sont couramment considérés comme des êtres qui désignent leur fonction aux individus. Le paradoxe spécifique auquel ce numéro souhaite apporter des réponses est ainsi que les êtres collectifs, quand bien même ils sont le résultat de l’action des individus, parfois leurs «échappent» et génèrent en retour des contraintes particulièrement tangibles.La mise en cause des êtres collectifsLes contributions à ce numéro pourront ainsi fournir un panorama des différentes situations dans lesquelles la question de la relation aux êtres collectifs ne peut être complètement évacuée ou, si elle l’est, ne peut l’être qu’au prix d’un investissement important dans des dispositifs permettant de la laisser dans l’ombre. On supposera finalement que réside, dans la possibilité de mettre ou non en cause des êtres collectifs, un indice de la place laissée à la critique dans les sociétés. Ce numéro entend ainsi soulever un dernier enjeu particulièrement sensible dans la période actuelle : proposer un rapprochement entre d’une part des approches en sciences sociales privilégiant l’action et les pratiques et, d’autre part, des analyses plus disposées à prendre en considération les institutions, les rapports de force et les processus de domination.Ce numéro de Tracés envisage ainsi trois pistes de recherche susceptibles de poser à nouveaux frais la question de l’action des êtres collectifs et des moyens pour l’approcher.Axe 1. Rencontrer des êtres collectifsUn premier axe sera consacré aux enquêtes visant à étudier la rencontre avec des êtres collectifs. Le plus souvent approchée sur un mode théorique (Kauffman, Trom, 2010; Livet, Ogien, 2000), la question des modes de présence des êtres collectifs sera traitée ici avant tout sur un plan empirique.Pour appréhender les modalités d’existence, de présence et de manifestation des êtres collectifs, une proposition intéressante est venue des études anthropologiques des êtres surnaturels que sont les divinités, les esprits ou les fantômes. En effet, les anthropologues se sont particulièrement intéressés aux modes de présence de ces êtres insaisissables et pourtant tangibles (Blanes, EspíritoSanto, 2013; Parasie, 2005; Piette, 2010; Vidal, 1986). C’est à des questionnements analogues que l’on souhaite soumettre les êtres collectifs auxquels ce numéro est consacré. En situation, les moyens manifestant l’existence de l’État, du capitalisme et du marché sont souvent des figures de style – comme le souligne Piette (2010) – telles que l’allégorie, la personnification ou encore la synecdoque. Une attention particulière sera accordée aux moments où le jugement des acteurs sur ces êtres se manifeste, sur leur teneur et leur consistance, sur les appuis qui le sous-tendent, sur les qualifications qui sont opérées de ces grands êtres. Il s’agira notamment d’interroger la manière dont l’existence de ces êtres collectifs, qui est couramment reconnue, peut néanmoins être mise en doute – ou, tout du moins, questionnée – lors de situations communes de réflexivité.La figure de la supplique constitue un bon exemple de ces dispositifs de rencontre (Cerutti, 2010), dans la mesure où elle vise précisément à rapprocher les demandes individuelles d’aide et de support à une autorité collective parfois anonyme, souvent celle de l’État. À la personnalisation des demandes répond ainsi le caractère impersonnel de l’autorité qui les reçoit et les traite, par une relation à la fois de subjectivation et d’ assujettissement (Fassin, 2000). Mais la rencontre avec les êtres collectifs ne saurait se réduire à une telle relation : ces êtres peuvent également être mis en cause et faire l’objet de contestation, de dénonciation voire de violence. Les pratiques qui prennent place lors de mobilisations sociales peuvent être l’occasion de faire figurer une telle rencontre, comme dans le cas récent du mouvement Occupy Wall Street , en se concentrant sur un lieu considéré comme central du capitalisme. Les pratiques économiques les plus ordinaires de consommation, de gestion de l’argent ou lors de relations à l’institution bancaire, peuvent également favoriser la rencontre avec les êtres collectifs (Dufy, Weber, 2007).L’accès aux êtres collectifs peut ainsi être favorisé par des situations bien précises, comme le sont également les rituels. Ceux-ci constituent en effet des moments dans lesquels, si les règles spécifiques aux rituels sont respectées, la présence de certains êtres peut être figurée. C’est également dans certaines situations historiques qu’une telle rencontre peut prendre place, comme lors de la «crise» récente qui fait resurgir le capitalisme. On peut également penser aux procès visant à contester la supériorité de l’État (Audren, Linhardt, 2008) ou à faire reconnaître sa responsabilité (Jobin, 2010), voire à des situations de guerre. En effet, dans la mesure où l’existence des États n’est alors plus tant dépendante de la gestion des conflits qui les parcourent que de l’opposition avec d’autres, les situations de guerre sont également le lieu où ces êtres collectifs peuvent surgir, se manifester et dès lors, faire l’objet d’enquête.Axe 2. Consistance et dissolution des êtres collectifsÀ l’encontre du postulat couramment évoqué, et le plus souvent inspiré par l’individualisme méthodologique, selon lequel derrière les êtres collectifs il n’y aurait «que des personnes», on interrogera dans ce deuxième axe comment leur présence est relative à des moyens susceptibles de les rendre visibles (prévisions économiques, évaluations financières, études de marché, dispositifs juridiques).Quels sont les dispositifs développés de manière à donner de ces êtres collectifs une vue synthétique et ainsi de les faire «apparaître»?On supposera que la visibilité des êtres collectifs dépend, à l’encontre des conceptions mentalistes, de l’existence et de l’activité de centres de calcul et d’instruments (Lascoumes, LeGalès, 2005), tels que les prévisions économiques et financières, qui permettent d’en fournir une vue d’ensemble, d’en mesurer les mouvements, d’en simuler les actions et les états, et qui ne se limitent pas à la période contemporaine (Laborier et al. , 2011). Les formes prises par la statistique ont ainsi pu être étudiées pour saisir les différents modes d’intervention de l’État (Desrosières, 1989; 2003), de même qu’elles peuvent sous-tendre la stabilité et la consistance d’un espace national (Didier, 2009). C’est dire si les dispositifs scientifiques – et notamment ceux issus des sciences sociales, particulièrement de l’économie et de la science politique – ont pu contribuer à forger ces êtres collectifs, à les entretenir, à les actualiser. Ainsi pour Mitchell, il faut passer par une généalogie des droits de la propriété foncière, de l’étude des instruments de cartographie et de cadastre ou encore de celle de l’action des organismes internationaux, pour faire émerger le marché égyptien comme un être collectif autonome (Mitchell, 1998; 2002).Mais cette question peut également être traitée à rebours, en mettant l’accent sur les dispositifs qui contribuent à contourner la rencontre avec les êtres collectifs. Réciproquement à l’étude de la mise en forme des êtres collectifs, on interrogera donc les phénomènes qui contribuent à les dissoudre ou à les rendre invisibles. C’est le cas des réformes politiques visant à détailler les services de l’État et à en pluraliser les composantes. Récemment, les études de la réforme de la LOLF ont montré comment les indicateurs de performance visant à évaluer l’activité de l’État répondent à des logiques de différenciation interne et sont régulièrement transformés, à l’opposé des dispositifs appuyés sur la comptabilité nationale élaborés dans l’après-guerre qui en stabilisait les formes et en assurait temporairement la permanence. De ces réformes comme d’autres, on peut déduire que les êtres collectifs ne sont pas toujours saisissables en tant que totalités unifiées et qu’il faut analyser précisément ce qui peut leur faire perdre de leur consistance.D’autres recherches sur des mouvements sociaux, des collectifs critiques, des expériences dites «participatives» de la démocratie, ou encore sur des groupes d’artistes pourraient également étudier la manière dont sont approchés en leur sein les êtres collectifs, en se focalisant sur la nécessité soit de les considérer comme des totalités, soit au contraire de les fragmenter et d’en récuser la cohérence.Axe 3. Propositions théoriques et narratives pour l’étude des êtres collectifsLe troisième axe de contributions que nous proposons appelle plus spécifiquement à mettre l’accent sur les différentes propositions théoriques et narratives mobilisées, en sciences sociales comme en littérature, pour affronter le problème de la rencontre entre individus et êtres collectifs. Une attention particulière pourra ici être accordée aux solutions théoriques soulevées pour résoudre le problème posé par l’action des êtres collectifs, qui a notamment occupé les philosophes (Descombes, 1992). On s’interrogera ainsi sur les moyens par lesquels cette question a été posée et résolue dans différentes disciplines et traditions des sciences sociales.Le thème classique de l’émergence du social pourrait ainsi être étudié depuis les Lumières écossaises, qui analysent les phénomènes marchands comme le produit non intentionnel d’actions individuelles, thème repris par Hayek pour établir un ordre du marché autoinstitué. C’est également le cas dans les textes de Marx sur l’aliénation: le capital n’est rien d’autre que du travail social cristallisé, mais il se retourne contre les travailleurs et échappe au contrôle de l’humanité. Cet axe espère ainsi autant accueillir des textes théoriques visant à résoudre les difficultés soulevées par un tel accrochage, que réétudier des textes fondateurs ou récents des sciences sociales qui y sont relatifs, comme par exemple, concernant l’État, le cours au Collège de France de Bourdieu (2012), ou les travaux de Saskia Sassen sur la globalisation (2009). Mais c’est probablement chez Max Weber qu’on trouve formulée de la manière la plus explicite l’étude des êtres collectifs – ou des «puissances» – dans une perspective de sociologie de l’action, appelant ici aussi à une relecture de certains de ses écrits dans cette perspective.Cet axe pourra également accueillir des contributions focalisées sur les dispositifs d’écriture des sciences sociales, dont la proximité avec les pratiques littéraires a été souvent soulignée (Lepenies, 1990). Dans la mesure où le principal problème soulevé par les êtres collectifs dans les comptes-rendus des sciences sociales est de les placer en sujets de verbes d’action, on peut penser que plusieurs tentatives narratives pour le contourner ont été mises en œuvre afin d’accrocher, en pratique, éléments empiriques et êtres collectifs. Ainsi, des textes envisageant des manières originales de lier approche de l’action et prise en compte des êtres collectifs sont également encouragés, en interrogeant par exemple les effets du tournant de la microhistoire (Lepetit, 1995), qui a eu pour conséquence de relancer les réflexions sur les modalités d’écriture des sciences sociales, en privilégiant les changements de perspective et les jeux d’échelle (Revel, 1996).BibliographieAudren (F.), Linhardt (D.), 2008, «Un procès hors du commun ? Le procès de la Fraction Armée Rouge à Stuttgart-Stammheim, 1975-1977», Annales. Histoire, Sciences Sociales , vol. 63, n° 5, p. 1003-1034.Blanes (R.), EspíritoSanto (D.), éd., The Social Life of Spirits , Chicago, University of Chicago Press, 2013.Boltanski(L.), Énigmes et complots. Une enquête à propos d’enquêtes , Paris, Gallimard, 2012.Bourdieu (P.), Le sens pratique , Paris, Minuit, 1980.Bourdieu(P.), Sur l’État , Paris, Seuil/Raisons d’agir, 2012.Cefaï (D.), Pourquoi se mobilise-t-on ? Théories de l’action collective , Paris, La Découverte, 2007.Cerutti (S.), « Travail, mobilité et légitimité. Suppliques au roi dans une société d'Ancien Régime (Turin, XVIIIe siècle), Annales. 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Ils doivent tous se positionner par rapport à l’appel à contributions.Différents types d’approches sont possibles, permettant de diversifier la manière d’aborder la thématique : nous accueillons tant des articles à vocation essentiellement théorique, que des contributions fondées sur des recherches empiriques, où les enjeux méthodologiques seront précisés et discutés.Tracés étant une revue interdisciplinaire, les articles doivent pouvoir être envisagés cette perspective : ils doivent être compréhensibles et pertinents pour des lecteurs non spécialistes ; ils peuvent également faire appel à des méthodes et des références de plusieurs disciplines, ou interroger les présupposés ou les outils empiriques et théoriques d’une discipline à partir du point de vue d’une autre discipline.Les articles soumis ne peuvent excéder 45 000 signes (espaces, notes, et bibliographie incluses).NotesNous publions des notes critiques qui présentent un ensemble de travaux (éventuellement un ouvrage en particulier), une controverse scientifique, ou l’état d’une question actuelle. Elles doivent dans tous les cas se rattacher explicitement à la thématique du numéro et permettre d’éclairer des orientations de recherche ou des débats inhérents à cette dernière, notamment pour des lecteurs non spécialistes des disciplines concernées.Les notes soumises ne peuvent excéder 30 000 signes (espaces, notes, et bibliographie incluses).EntretiensDes entretiens avec des chercheurs ou d’autres experts des questions étudiées sont également publiés dans chaque numéro. Les contributeurs qui souhaiteraient en réaliser sont invités à prendre contact directement avec le comité de rédaction (redactraces (a) ens-lyon.fr ).TraductionsLes traductions sont l’occasion de mettre à la disposition du public des textes peu ou pas connus en France et qui constituent un apport capital à la question traitée. Il doit s’agir d’une traduction originale. Le choix du texte devra se faire en accord avec le comité de rédaction et les questions de droits devront être réglées en amont de la publication.Il est donc demandé aux contributeurs de bien préciser pour quelle rubrique l’article est proposé. La soumission d’articles en anglais est également possible, mais si l’article venait à être retenu pour la publication, sa traduction nécessaire en français demeure à la charge de l’auteur.Procédure Les rédacteurs devront envoyer leur contribution à l’adresse suivante : redactraces (a) ens-lyon.fr avant le 15 janvier 2015 .Les rédacteurs doivent informer préalablement le comité de rédaction de Tracés (redactraces (a) ens-lyon.fr ) et/ou les coordinateurs du numéro, Thomas Angeletti (thomas.angeletti (a) gmail.com ) et Aurélien Berlan (aurelberlan (a) gmail.com ), de leur projet par courrier électronique en indiquant le titre de leur contribution, la rubrique dans laquelle ils le proposent, ainsi qu’un bref résumé du propos.Chaque article est lu est par un membre du comité de rédaction et par deux évaluateurs extérieurs. Nous maintenons l’anonymat des lecteurs et des auteurs. A l’aide de ces rapports de lecture, les coordinateurs du numéro rendent un avis sur la publication et décident des modifications à demander aux auteurs afin de pouvoir publier l’article.Dans le cas de propositions trop éloignées de l’appel à contribution ou des exigences scientifiques de la revue, les coordinateurs se réservent le droit, en accord avec le comité de rédaction, de rendre un avis négatif sur la publication sans faire appel à une évaluation extérieure. Hormis ces exceptions, une réponse motivée et argumentée est transmise aux auteurs suite à la délibération du comité de lecture.Nous demandons aux contributeurs de tenir compte des recommandations en matière de présentation indiquées sur la page suivante de notre site : http://traces.revues.org/index103.htmlLes articles envoyés à la revue Tracés doivent être des articles originaux. L'auteur s’engage à réserver l’exclusivité de sa proposition à Tracés jusqu’à ce que l’avis du comité de lecture soit rendu. Il s’engage également à ne pas retirer son article une fois que la publication a été acceptée et que l’article a été retravaillé en fonction des commentaires des lecteurs.NB : L’insertion d’images et de supports iconographiques est possible dans un nombre limité (Précisez-le dans votre déclaration d’intention).
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Le CNESER demande un moratoire sur les regroupements d'universités - 23 juin 2014

Sauvons l'université - Mar, 24/06/2014 - 11:26

CNESER du 23 Juin 2014 Motion présentée par : SNESUP-FSU, CGT, FERCSUP-CGT, CFDT, SGEN-CFDT, UNSA, CPU, QSF, UNEF, FAGE, CJC SUPAUTONOME-FO, SNPREES-FO, FO

Devant la carence d'informations transmises aux membres du CNESER en matière de regroupements d'établissements et l'urgence imposée, le CNESER demande que lui soit donné, lors de la prochaine séance du 30/6, les détails dont le MENESR dispose. A savoir :
composition des regroupements,
présence d'établissements privés,
investissement des organismes de recherche,
présence de grandes écoles,
structuration de la gouvernance,
processus d'élaboration des statuts
...

Le CNESER a demandé à plusieurs reprises, à être saisi d'un débat sur un aménagement équilibré du territoire de l'ESR en matière de formation et de recherche. Il ne peut concevoir que sa réflexion soit limitée à la seule séance prévue le 21 juillet, veille de la date limite imposée par la loi. Il demande de pouvoir disposer de toutes les informations disponibles.

Vote : unanimité moins 3 abstentions

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Lettres d'Italie. Rêve de voyage, voyage de rêve.

Fabula - Mar, 24/06/2014 - 11:22
Lettres d’Italie, voyage de rêve, rêve de voyage«L’Italie pour moi n’est pas un pays, c’est un mirage», c’est ainsi que Lamartine évoquait son penchant pour la terre de Laure et de Pétrarque. Terre convoitée, l’Italie a été décrite par des générations d’illustres voyageurs et d’anonymes. Quelle que soit l’époque, le voyageur n’arrive jamais les poches vides, il apporte avec lui le souvenir de ses lectures. Rares sont ceux qui n’ont pas lu, avant de partir, des récits, des recueils de lettres. Parmi ces must du voyage en Italie figurent le Voyage en Italie de l’abbé Barthélémy, les Lettres familières du président de Brosses, les Lettres de Du Paty. On voyageait au 18 e siècle avec son recueil à la main. Plus tard on fera confiance au célèbre guide de Baedeker. Le cahier des charges des voyageurs en Italie est en effet très rempli. Parmi les temps forts du voyage figure l’excursion au Vésuve. Une curiosité pour un phénomène naturel qu’on commence à approcher de façon scientifique et non plus mystique, se développe.Alors que les récits composés au retour ont tendance à tout embellir, les lettres relatent les incidents quotidiens: l’architecte Viollet-le-Duc déplore en bloc «les hôteliers si voleurs, les passeports si chers, les filets de bœuf si rares, le sanglier si commun, les puces en si grande quantité». Les auberges sont glaciales l’hiver, pleines de moustiques l’été. «L’Italie est une coquette qui vous fait payer cher ses faveurs» ajoute-t-il, exaspéré mais conquis. La séduisante Italie ne laisse personne indifférent et exerce une telle attraction que la tentation de se fondre en elle est grande. Nombreux sont ceux qui rêvent d’une symbolique naturalisation. Stendhal exige que sur sa tombe on inscrive Henri Beyle milanese. Jules de Goncourt, obligé de quitter Venise dont il s’est entiché, signe une lettre «un exilé de la place Saint-Marc», quant à Freud au siècle suivant, il confie à Martha que, dès qu’il mit le pied dans le Latium, il est «devenu romain».Sans limitation chronologique, les correspondances d’artistes, d’écrivains, de poètes, les correspondances anonymes serviront de matière à cette journée d’étude, dont les actes seront publiés dans la revue Epistolaire n°41.On pourra prêter une particulière attention aux représentations du voyage italien confrontées avec la réalité de la découverte. Les communications sur les lettres d’artistes seront particulièrement bienvenues.Un résumé et un titre accompagné d’un curriculum d’une page maximum permettront au comité scientifique d’accueillir les propositions. Date limite 7 septembre 2014.Date de la journée 3 décembre 2014
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A Paris 6, les représentants du personnel boycottent le Comité Technique qui devait donner son avis sur la COMUE Sorbonne Université - 17 juin 2014

Sauvons l'université - Mar, 24/06/2014 - 11:21

A l'UPMC la FSU, FO et la CGT ont boycotté le CT du 17 juin qui devait donner un avis sur SU. Le texte de la déclaration :

" Les comités techniques (CT) des établissements universitaires en général, et celui de Paris 6 en particulier, constatent qu'ils sont consultés dans une précipitation autoritaire commanditée par le ministère de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche pour donner un avis sur les statuts des communautés d'universités et d'établissements (COMUE).

Cette consultation furtive ne laisse aucune place à la discussion sur les différentes alternatives possibles. A Paris 6, le Conseil Académique, pourtant censé avoir des prérogatives importantes dans le cadre de la loi Fioraso du 22 Juillet 2013, a vu deux réunions plénières et une restreinte, annulées en catastrophe, pour empêcher toute discussion sur le regroupement d'établissement. Il n'y a eu aucun débat avec les personnels de l'université.

Au final, quel que soit l'avis du personnel, la COMUE Sorbonne Universités sera mise en place on ose nous parler de « dialogue social » !

C'est pourtant l'avenir de l'ensemble de leurs personnels qui est en jeu puisque les regroupements impliquent des réorganisations, des mutualisations de services, des réductions d'effectifs, ainsi que l'externalisation de services entiers, et donc une dégradation accrue des conditions de travail, Alors que c'est de la compétence du Comité Technique, aucune présentation des modifications l'organisation collective du travail n'y a été faite

Les organisations syndicales de l'ESR ont, dès l'origine, manifesté leurs inquiétudes et nombre de protestations se sont exprimées. Le Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER) a lui-même, émis des réserves le conduisant à proposer au gouvernement un moratoire dans la mise en œuvre des COMUE. Les articles de presse dans la presse (Le Monde, Le Figaro, Le Nouvel Observateur) s'est fait l'écho de l'émoi profond de la communauté universitaire, mais dans notre université, le débat est escamoté, truqué au profit d'un silence assourdissant.

Face à ce qui n'est manifestement qu'un insolent déni du dialogue social, les représentants du personnel au Comité Technique de Paris 6 protestent contre ce passage en force et dénoncent le mépris tant du ministère que d'une direction de Paris 6, une direction zélée et aux ordres.

En conséquence, les représentants du personnel au Comité Technique de Paris 6 refusent de siéger le 17 juin 2014.

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COMUÉ : force faiblesse opportunité menace - confedeinfo - 24 juin 2014

Sauvons l'université - Mar, 24/06/2014 - 11:14

Lire sur le site de RESAU

Le Conseil d'Administration de l'Inalco vient de mettre en déroute la COMUÉ Sorbonne Paris Cité, conçue comme une usine à gaz à concentration verticale. Après une course effrénée au cours de laquelle se sont succédées les versions, toujours empirées, des statuts, toutes de la main de M. Mérindol, sans que les conseils décisionnaires et consultatifs puissent travailler sereinement ni faire passer des amendements. Une manière de procéder qui fait honte à l'Université, pour un résultat invraisemblable, truffé de coquilles, en désaccord sur plusieurs points avec la loi [lire les détails ici] et que les promoteurs de la COMUÉ voudraient faire adopter à la sauvette. C'est ce qu'ont révélé les péripéties qui ont entouré le récent vote sur les statuts de la COMUÉ USPC par le CA de l'INALCO

Il faut une majorité qualifiée pour adopter les statuts de la COMUÉ USPC L'adoption des statuts de la COMUÉ USPC constitue bien une décision transformante puisque les établissements et les universités perdent toute souveraineté sur leurs stratégies de recherche et de formation, mais aussi sur la longue liste de compétences que M. Mérindol a prévu de faire transférer à la COMUÉ qu'il préside. Dans chaque établissement concerné par le projet USPC, c'est donc une majorité qualifiée des CA qui est nécessaire pour que puissent être adoptés les statuts de cette COMUÉ.

Dans le cas de l'INALCO, la majorité qualifiée est de 27 voix sur 40. Les 14 voix sur 40 exprimées en faveur de la COMUÉ ne sauraient constituer une majorité : le CA de l'INALCO a valablement délibéré en rejetant ce projet de statuts [1]. 2 procurations sont invalidées, mais qu'elles soient retirées aux 15 voix du CA de l'INALCO qui se sont opposées à la COMUÉ, ou a fortiori aux 14 voix qui l'ont soutenue, cette péripétie ne permet pas de transformer les 14 voix (ou 12 ?) en 27. Les statuts de SPC sont donc repoussés.

Contrairement à ce que M. Mérindol et la présidente de l'Inalco, Mme Manuelle Franck, ont pu dire, la procédure prévue ne consiste pas alors à faire revoter sous la menace, après avoir exercé des chantages mensongers sur les administrateurs. Elle consiste à prendre acte du refus de la COMUÉ USPC exprimé par le CA de l'INALCO et à négocier la modalité de regroupement de cet établissement. Nous avons donc, enfin, une opportunité d'exiger la prise en compte de la volonté exprimée de la communauté universitaire en lieu et place de la parodie de collégialité à laquelle nous avons droit depuis des mois — à commencer par la cooptation de M. Mérindol sans appel à candidatures.

Un autre projet existe, baptisé ASPC, et qui s'appuie sur le protocole de l'Association. Un intérêt immédiat : au lieu de prélever 74 postes aux établissements pour les reverser à ou au travers de la ComUÉ [2], il n'est créé aucune couche supplémentaire de mille-feuille qui prélève des moyens aux établissements. Sous la pression des parlementaires qui ont conçu ce dispositif confédéral et égalitaire, Mme Fioraso a finalement reconnu publiquement que l'ensemble des arguments utilisés par les présidences et par M. Mérindol étaient des affabulations pures et simples :

• l'association ne suppose pas de chef-de-file qui disposerait de prérogatives sur les autres ; • l'association est parfaitement compatible avec l'Idex ; • l'association, et elle seule, est confédérale et repose sur le partage de compétences plutôt que sur le transfert à un nouvel établissement ; • l'association peut être librement choisie par le regroupement SPC.

Mme Fioraso a par ailleurs dénoncé les projets concoctés en catimini par des équipes dirigeantes et apporté son soutien à l'organisation de débats contradictoires équilibrés et sincères. Nous attendons donc l'annonce de ces débats à Sorbonne Paris Cité. Enfin, les parlementaires à l'origine de l'association ont promis d'apporter leur témoignage au conseil d'Etat, au cas où un projet d'association confédérale égalitaire serait retoqué par le premier ministre.

Dernière nouvelle intéressante, plusieurs établissements parisiens seraient prêts à adopter une modalité confédérale de regroupement, version adaptée au grand Paris de l'University of London : la plus grande université de droit française, Paris II et possiblement, l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. L'ouverture à de nouveaux établissements permettrait de rééquilibrer un regroupement conçu exclusivement autour du secteur santé, vers des établissements que l'on aurait tort de ne pas considérer.

Confedinfo

[1] Le 19 juin 2014 le CA de l'INALCO s'est prononcé par 14 voix pour et 15 voix contre les statuts de la COMUÉ USPC. La présidence de l'INALCO a décidé d'annuler ce vote au motif que deux étudiants avaient été porteurs de deux procurations d'étudiants, ce qui est en effet contraire aux statuts de 1990 de l'INALCO. Le vote ayant eu lieu à bulletin secret, il n'est pas possible de savoir s'il faut retrancher ces deux procurations des 14 voix pour ou des 15 voix contre, ce qui aurait donné un avantage d'une voix aux vote en faveur des statuts de la COMUÉ.

L'annulation de ce vote est pourtant tout à fait contestable car la question n'est pas de savoir si les deux voix sont à retrancher des 14 ou des 15 suffrages exprimés : l'issue du vote en reste inchangée, 14 voix pour la COMUÉ ne font pas une majorité.

Il existe en effet plusieurs types de majorité - simple, absolue ou qualifiée, en fonction de l'objet de la délibération. Le décret de 1990 régissant l'INALCO ne prévoit pas le cas de l'adoption des statuts d'une COMUÉ qui engloberait cet établissement. Cependant, il est suffisamment clair, notamment son article 10, pour que l'on sache à quel type de majorité s'en tenir dans le cas d'espèce. Pour les délibérations courantes du CA, « les décisions sont prises à la majorité absolue des membres présents ou représentés ». Dans le cas « des délibérations d'ordre budgétaire », elles « sont prises dans les conditions prévues par le décret n° 94-39 du 14 janvier 1994 précité », ce qui nécessite la présence de la majorité des membres du CA, les décisions étant alors adoptées à la majorité des membres présents ou représentés. Quant au règlement intérieur, il « est adopté à la majorité absolue des membres en exercice du conseil », en l'occurrence 21 voix. Enfin, pour « les délibérations prévues à l'article 5 », il est précisé que « l'institut comprend des départements de formation et de recherche, des centres de recherche et des services communs créés par le conseil d'administration à la majorité des deux tiers des membres en exercice", c'est-à-dire 27 voix. On comprend que la gradation des conditions nécessaires pour réunir la majorité nécessaire est proportionnelle à l'importance de la décision que le CA doit prendre. La délibération relative aux statuts de la COMUÉ USPC serait-elle si mineure qu'elle ne nécessiterait qu'une majorité simple des présents et représentés, comme les délibérations courantes ? La question ne concerne pas seulement l'INALCO mais les CA de tous les établissements ayant à se prononcer sur l'adoption des statuts de la COMUÉ. Une telle décision est qualifiée de transformante par ceux-là même qui en font la promotion. Elle implique un transfert de compétences du CA dont le vote est sollicité aux instances d'un nouvel EPCSCP, la COMUÉ USPC qui sera, le cas échéant, créée par décret, comme le stipule la loi (art. L. 718-8) ; ce qui conduit à une mise en conformité des statuts de l'établissement adoptant les statuts de la COMUÉ ainsi qu'à la modification de son règlement intérieur. Un tel vote créant une nouvelle entité, plus importante encore qu'une simple « composante », qui viendra chapeauter les établissements concernés et les transformer, implique donc un suffrage à la majorité qualifiée - celle des deux tiers des membres en exercice, soit 27 membres, dans le cas de l'INALCO. Le CA de l'INALCO s'est déjà valablement exprimé contre une telle décision.

[2] M. Mérindol a fait cette déclaration ahurissante à AEF, le jeudi 19 juin : " s'ils s'y opposent, ils resteront isolés et ne bénéficieront pas des actions de SPC ni des 74 postes qui seront attribués au titre du contrat de site". Ce chantage est doublement mensonger : il appartient évidemment aux communautés universitaires, et non à M. Mérindol, de choisir la forme et les statuts des regroupements ; M. Mérindol n'est donc pas certainement pas en mesure de décider de l'isolement de tel ou tel pour ne pas avoir voté les statuts qu'il a écrit, seul. Par ailleurs, les 74 postes qui seront transférés au volet commun du contrat pluriannuel existent quelle que soit la forme de regroupement choisie. Ils sont pris sur les postes des établissements. Dans le cas de la ComUÉ, ils servent à faire tourner l'usine à gaz à concentration verticale.

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Les Savanturiers s'engagent !

Cahiers Pédagogiques - Mar, 24/06/2014 - 10:28

Il s'agit d'un projet dans lesquel les enfants apprennent par la recherche. Tout a commencé dans la classe d'Ange Ansour, avec l'étude du comportement des fourmis, en relation avec des myrmécologues, des vrais. François Taddéi, pour qui on nait chercheur, a soutenu cette recherche, via le CRI (centre de recherches interdisciplinaires). Et aujourd'hui, elle a été retenue par le Président de la République dans le cadre de l'action "La France s'engage".

Le projet a évolué, de nombreuses classes cette année en ont profité. Mais ce qui demeure, c'est la démarche de créativité scientifique, avec des élèves sont incités à utiliser un « carnet de laboratoire » où ils consignent avec précision observations, questions, hypothèses, « manipe » et résultats.

Ange Ansour

On passe ainsi du “tâtonnement” à la “méthode”. Surtout on apprend à apprendre. A apprendre, mais aussi à critiquer et à transmettre. L'objectif est social aussi, destiné notamment à lutter contre la désaffection croissante pour les métiers des sciences et de l'ingénieur.

Les Savanturiers ont donc engagé des enseignants et des classes : « En accompagnant les enseignants dans leurs explorations pédagogiques nous souhaitons réinscrire l'école dans le processus de production et de transmission de savoirs de la maternelle aux laboratoires de pointe. Nous agirons ainsi très en amont à la fois en abaissant les barrières entre la recherche et les apprentissages fondamentaux et en mettant fin à l'ignorance qui génère la désaffection des jeunes, notamment ceux issus de milieux défavorisés, pour les métiers scientifiques. »

Et c'est déjà gagné puisqu'ils ont été reçus à l'Elysée ce matin au côté de 14 autres projets remarqués pour leur apport social. 15 initiatives ont été retenues.

François Taddéi

Ces 15 initiatives ont été proposées par un groupe de personnalités engagées réunies à la demande du président de la République par la ministre en charge de la vie associative, Najat Vallaud-Belkacem, depuis le début de l'année.

« La France s'engage » est une démarche portée directement par le Président de la République. Elle a vocation à identifier, mettre en valeur, soutenir et faciliter l'extension d'initiatives socialement innovantes, portées bénévolement par des
individus, des associations, des fondations au service des défis
nouveaux de notre société.
L'Etat souhaite favoriser l'innovation sociale, mettre en valeur des initiatives exemplaires, contribuer à leur changement d'échelle. Pour cela seront mis en place une revue des projets chaque semestre et une plateforme collaborative : lafrancesengage.fr
.
Elle permettra aussi de soumettre de nouveaux projets et pour les internautes de donner leur avis. Chaque semaine elle mettra en évidence une initiative exemplaire et la fera mieux connaître.
Cet appel à projet pour la France qui s'engage durera jusqu'à la fin du mandat présidentiel. Le repérage des projets se fera par différents canaux et en s'appuyant sur tous les acteurs qui soutiennent l'innovation sociale (réseaux associatifs, fondations, collectivités locales, acteurs de l'État...)
Trois critères seront fixés pour l'évaluation des projets : leur caractère innovant, leur potentiel de duplication ou de changement d'échelle et l'évaluation rigoureuse de leurs résultats.
50 millions d'euros seront mobilisés sur la période 2014-2017 pour accompagner le déploiement de projets socialement innovants.

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E. Challine, L. Meizel, M. Poivert (dir.), L'Expérience photographique

Fabula - Mar, 24/06/2014 - 10:06
L'Expérience PhotographiqueSous la direction d'Eléonore Challine, Laureline Meizel et Michel PoivertNuméro 6 de la collection Histo.Art aux Publications de la SorbonneEn moins de deux siècles, la photographie a profondément bouleversé notre culture de l’image comme notre rapport à la création artistique. Depuis les années 1980, les études photographiques se sont constituées autour de grands repères : les questions de l’invention et du progrès des procédés techniques, le statut artistique des photographies, la figure même du photographe ou bien encore la part du «photographique » dans les avant-gardes artistiques. Cependant, l’histoire de la photographie ne peut procéder par simple accumulation de ses objets. Il s’avère donc nécessaire de fédérer les approches et les thématiques, les régimes d’historicités et les courants théoriques.En apparaissant graduellement dans l’histoire des représentations, la photographie est devenue le prétexte à des tentatives et à des innovations protéiformes, qui sont chaque fois des expériences de ses propres potentialités et, symétriquement, des expériences sociales du rôle des images dans la culture. Parce que tout est nouveau à partir du milieu de XIXème siècle, pour la photographie comme pour ceux qui s’y trouvent confrontés, l’expérience devient une dimension constitutive de son historicité.Table des matièresMichel Poivert, Introduction. La photographie, expérience démocratiquePremière Partie : Expérimentations Techniques et PlastiquesMarc Lenot, Pour une définition de la photographie expérimentale. Jouer contre les appareilsMarion Pieuchard, L’appareil électro-photographique d’Ernest Théophile Enjalbert (1889) : aux origines de l’automatisme photographiqueMarc Lenot, « La photographie comme action, non comme représentation ». Entretien avec Franco VaccariJuliette Agnel, Les Éblouis (2012-2013)Deuxième Partie : La Pratique Photographique, une expérience socialeMarianne Le Galliard, La photographie de Jacques-Henri Lartigue comme loisir ostentatoireLaetitia Barrère, La photographie comme instrument d’expérience sociale dans le New York des années 1930 et 1940Julie Jones, Les satires hollywoodiennes de Will Connell et Edward Weston, ou la « modernité de l’arrêt » dans les années 1930-1940Troisième Partie : Essais InstitutionnelsGilles Raynaldy, Le Chantier des Archives nationales (2005-2012)Éléonore Challine, Mayer Frères et le musée photographique (1854). Une « anti-expérience » institutionnelleHéloïse Pocry, L’enseignement de la photographie : discussion autour des modèles institutionnelsAlice Gerosa, La rhétorique de l’expérience dans la définition de l’image. Usages de la photographie en Russie après 1917Quatrième Partie : Usages et définitions de la Photographie - l'Expérience DisciplinaireStéphanie Solinas, Déserteurs (2013)Laureline Meizel, De l’emprunt à l’épreuve, le second degré de l’expérience photographique. Réflexions sur les usages de la photographie dans les publications archéologiques françaises de la fin du XIXème siècleAnaïs Feyeux, Un long purgatoire. Processus d’assimilation de la photographie ouest-allemande des années 1950 à la pratique de l’histoire de la photographieMarie Gautier, Les Chroniques de l’art vivant, lieu d’expérimentation du discours théorique en photographieCamille Debrabant, Rosalind Krauss et les circonvolutions du mediumÉprouver l’écriture de la Photographie (épilogue)Marc Aufraise, Elle avait une dent, mais contre qui ? Une expérience émotivePublications de la Sorbonne, 2014ISBN : 978-2-85944-782-3Prix : 22 euros
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