Universidade

Les présidents d'université s'en prennent à l'UNEF - Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde, 26 juin 2014

Sauvons l'université - Ven, 27/06/2014 - 12:26

Quelle mouche a piqué les éminents membres de la Conférence des présidents d'université (CPU) pour qu'ils déclarent à mots à peine couverts la guerre à l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), le principal syndicat étudiant ? Dans une tribune datée du 24 juin, la CPU affirme qu'augmenter, comme le demande l'UNEF, les bourses des étudiants, aggraverait leur situation.

« Dans un budget contraint, la pratique des vases communicants entre budgets des universités et aides sociales aux étudiants contribue à dégrader les conditions de vie et d'études de ces derniers, écrivent-ils. Prendre aux universités pour donner individuellement aux étudiants n'est qu'une fuite en avant non seulement inefficace mais visiblement nuisible. »

A lire sur le site du Monde (abonnés).

Lire notre analyse : Les questions militantes de l'UNEF

Une réponse, probablement, à la récente enquête menée par le syndicat étudiant où il apparaît qu'aux yeux de 60 % des étudiants, la préoccupation majeure des universités n'est pas leur réussite. « Le risque, lorsqu'on dénigre un système dont on veut défendre les valeurs, est de se voir proposer un autre système, plus fermé, plus coûteux, à un moment où la crise financière pousse à la recherche d'économies », menacent les présidents.

« IRRESPONSABLE »

Gérard Blanchard, vice-président de la CPU, développe : « L'enveloppe financière pour l'enseignement supérieur et la recherche n'augmentera pas et restera stable, ce qui est déjà appréciable dans la conjoncture actuelle. Il y a donc un risque que la hausse des bourses se fasse au détriment des budgets des universités. Or on leur demande tout et son contraire : accueillir tout le monde, sans sélection des étudiants, fixer des frais d'inscription très modérés, tout en améliorant l'accompagnement des étudiants et la professionnalisation des formations… » Les 635 000 boursiers, exonérés en outre de droits d'inscription, pèsent sur les recettes des universités, même si, pour la première fois cette année, le gouvernement a consenti à compenser partiellement ce manque à gagner.

Lire notre entretien avec Geneviève Fioraso : « Régler le problème de l'échec à l'université par la sélection est rétrograde »

Cette tribune stupéfie l'UNEF et son président, William Martinet : « L'argumentation contre l'augmentation des bourses est irresponsable, elle traduit une fébrilité à l'heure des arbitrages budgétaires. Elle conforte d'ailleurs plutôt les résultats de notre enquête en démontrant que les étudiants ne sont pas au cœur des préoccupations des universitaires. »

Au lendemain de l'élection de François Hollande, le gouvernement avait satisfait une demande pressante des jeunes en annonçant une augmentation du montant des bourses et un élargissement des critères d'attribution, pour un total, à terme, de 200 millions d'euros. En septembre 2013, les premiers 118 millions ont été débloqués ; le solde doit l'être en septembre 2014. L'UNEF est prête à mobiliser si le compte n'y est pas.

Forte de son influence et stimulée, sans doute, par sa rivalité avec la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), l'UNEF multiplie les initiatives. Elle se montre plus offensive f ace aux présidents d'université et aux syndicats d'enseignants, même vis-à-vis du Snesup, dont elle est pourtant proche politiquement.

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Mobilisation de précaires à Sciences Po, Tours, Toulouse, Bordeaux, Caen, Clermont-Ferrand...

Sauvons l'université - Ven, 27/06/2014 - 12:03

Voir aussi la pétition des (jeunes) enseignant-e-s et/ou chercheur-e-s précaires.

Sciences Po

Les professeurs vacataires, qui assurent plus de 90 % de l'activité d'enseignement de l'Institut d'études politiques, selon le rapport de la Cour des comptes, sont soumis à un traitement inéquitable et discriminant : sans contrat de travail (une lettre d'engagement signée plusieurs semaines après le début des cours par la direction, donc pas de garantie semestrielle d'heures de travail), sans congés payés, moins rémunérés qu'un professeur titulaire, ils voient leurs heures de cours réduites sans préavis ni explications, leurs cours supprimés à la dernière minute sans compensations [...]

Pétition lancée le 11 février 2014 : Les enseignants jetables de Sciences-Po

Contact : profs.langues.scpo[chez]gmail[point]com

Université de Toulouse Le Mirail

Voir dossier sur le site POOLP et notamment la lettre ouverte des enseignant-e-s et enseignant-e-s -chercheur-e-s précaires de l'UTMirail (publiée sur POOLP le 9 avril 2014).

Pétition de soutien aux revendications des précaires du Mirail en lutte (action votée à l'unanimité lors de l'assemblée générale du département de sociologie anthropologie le 14 mai 2014)

Contact : precaires.mirail[chez]gmail[point]com

Université de Tours

Depuis le 9 avril 2014, 10 enseignants contractuels du département de sociologie de l'Université de Tours sont entrés en mobilisation pour dénoncer la précarité dont ils font l'objet. Ils ont décidé de ne pas répondre à l'appel à candidature lancé par le département de sociologie en vue de la prochaine rentrée universitaire, et de ne pas faire remonter les notes du second semestre. Les jurys sont ainsi dans l'impossibilité de se tenir.

lettre ouverte des enseignants contractuels du département de sociologie de l'Université de Tours (9 avril 2014)
lettre de soutien des enseignants titulaires aux vacataires à Tours (10 avril 2014)
appel à mobilisation du 21 mai 2014 et affiche AG du 27 mai 2014 :

Appel à mobilisation contre la précarisation des personnels de l'Université de Tours (21/05/2014)
AG Tours 27/05/2014

NOUVEAU : Le Comité Technique chargé de discuter le texte “projet” de l'Université visant à modifier les conditions de recrutement dont nous avions obtenu le report fin mai s'est à nouveau réuni mardi 24 juin. Ce CT devait étudier les remaniements du texte qui devaient être proposés par les organisations syndicales. Aux dernières nouvelles, aucune modification n'a été apportée à ce texte. Nous en sommes donc revenus au point de départ. Benoît Wolf, responsable administratif de l'UFR Arts et Sciences Humaines et délégué SGEN-CFDT a divulgué un Compte-rendu du CT 24 juin 2014. Dans celui-ci nous pouvons constater que la plupart de nos revendications ne sont pas satisfaites (postes d'ATER à mi-temps, questions liées aux rémunérations, contrats sur 12 mois etc.). APPEL À MOBILISATION ET À TÉMOIGNAGE SUR LE SITE DE L'ADSHS

A lire aussi : Des « jeunes chercheurs » toujours plus précaires ? (14 avril 2014) par l'Association des doctorants en sciences humaines et sociales de Tours

Contact : collectifprecairesuniv37[chez]gmail[point]com

Université de Bordeaux

Les thésards en droit, sciences politiques et économie ont cessé leurs enseignements pour une semaine reconductible : article Sud Ouest du 10 avril 2014
Les doctorants chargés d'enseignement reconduisent la grève à Bordeaux (18 avril 2014)

Université de Caen

Un collectif de doctorants vacataires organise une campagne d'information (tracts, BD à télécharger ci-dessous) :

Tract SUD Education
BD 1 vacataires Caen
BD 2 vacataires Caen

Les principales revendications portent sur la signature d'un contrat de travail avant la prise de fonction et la rémunération régulière des heures effectuées.

A la suite de cette phase d'information, le collectif a occupé collectivement le comité technique de l'université jeudi 24 avril.

Contrat, salaire : de jeunes chercheurs attendent un salaire - Sébastien Brêteau, Ouest France, 21 mai 2014

Université Blaise Pascal - Clermont-Ferrand

Depuis 2010, l'Université Blaise Pascal est en déficit de près de 5M€ par an. La Présidence de l'UBP a proposé un plan d'économies sans précédent, qui prévoit notamment la suppression de 57 postes équivalents temps plein occupés par des agents contractuels (agents d'entretien, administratifs, bibliothécaires, enseignants) et de 25 contrats doctoraux. La mobilisation a démarré par une manifestation et une AG le 15 mai.

Voir le tract intersyndical CFDT-FO-SUD-UNEF-FSU et la page Facebook Défendons l'UBP.

Voir aussi Plan d'austérité pour l'université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand - 21 mai 2014

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Des sociétés savantes alertent le MENESR sur la facturation des locaux par des établissements universitaires pour l'organisation de manifestations scientifiques.

Sauvons l'université - Ven, 27/06/2014 - 11:27
Lettre ouverte au Ministre de l'Education nationale

L'Association Française d'Etudes Américaines, ainsi que les sociétés savantes soussignées, souhaitent alerter Monsieur le Ministre de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la facturation des locaux par des établissements universitaires relevant du service public pour l'organisation de manifestations scientifiques.

En effet, pour la première fois depuis sa fondation en 1967, le Congrès annuel de l'AFEA a failli ne pas pouvoir se tenir en raison des conditions financières inédites qu'a cherché à imposer à l'Association l'université qui avait d'abord proposé de l'accueillir.

Dans un paysage universitaire et scientifique en mutation depuis le passage aux compétences élargies et la mise en œuvre de la LRU qui a eu pour résultat une concurrence accrue entre équipes de recherches et laboratoires, une généralisation des pratiques d'évaluation par les agences françaises et européennes, et une recherche de plus en plus souvent financée sur projets dont les thèmes ne sont pas fixés par les chercheurs eux-mêmes, l'existence d'une communauté scientifique réunissant l'ensemble des chercheurs d'une discipline autour d'objets et d'orientations librement choisis par ses membres permet de garantir la liberté de la recherche scientifique, d'œuvrer à la formation des jeunes chercheurs, et de favoriser l'émergence de thématiques nouvelles.

Les sociétés savantes signataires demandent à Monsieur le Ministre de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, de rappeler aux universités cette mission qui est la leur de tout mettre en œuvre pour faciliter et promouvoir la tenue de manifestations scientifiques, notamment des congrès dont on sait le rôle central dans la vie des associations scientifiques.

Ces sociétés réaffirment en outre solennellement le rôle qui est le leur au sein de la communauté scientifique française. Elles tiennent à rappeler le principe d'indépendance de la recherche et des chercheurs inscrit dans la constitution de la République française et demandent la reconnaissance explicite du rôle essentiel des sociétés savantes dans la garantie de ce principe au sein de l'espace universitaire.

Sociétés savantes cosignataires

CNARELA (Coordination nationale des associations régionales des enseignants de langues anciennes)

SAES (Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur)

SFS (Société française Shakespeare)

SOPHAU (Société des professeurs d'histoire ancienne à l'Université)

APLAES (Association des professeurs de langues anciennes de l'enseignement supérieur)

AHCESR (Association des historiens contemporanéistes)

OEP (Observatoire européen du plurilinguisme)

AGES (Association des Germanistes de l'Enseignement supérieur)

SIES (Société des Italianistes de l'Enseignement Supérieur)

SHF (Société des Hispanistes français de l'enseignement Supérieur)

SLLMOO (Société de langue et littérature médiévales d'oc et d'oïl)

APL (Association des professeurs de lettres)

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FORCE OUVRIERE défend les IUT et les DUT - Communiqué de FO, 18 juin 2014

Sauvons l'université - Ven, 27/06/2014 - 11:19

La Confédération, les Fédérations et Syndicats FORCE OUVRIERE rappellent leur attachement à tous les diplômes professionnels nationaux de l'enseignement supérieur, qui permettent d'acquérir une véritable qualification.

Parmi ces diplômes, les DUT et les établissements qui les délivrent, les IUT, sont menacés par les réformes en cours.

Les DUT, diplômes à bac. +2 reconnus dans les Conventions Collectives :

Les Programmes Pédagogiques Nationaux des DUT sont élaborés dans le cadre de la Commission Consultative Nationale des IUT (CCN) et des Commissions Pédagogiques Nationales (CPN) avec des représentants des organisations patronales nationales et des Confédérations de salariés, du Ministère, des enseignants.

C'est cette élaboration en commun des diplômes qui a permis, à la suite de négociations entre les interlocuteurs sociaux dans les branches professionnelles, la reconnaissance des DUT dans les Conventions Collectives Nationales.

Les Programmes ne peuvent plus être respectés :

La LRU (2007), condamnée par FORCE OUVRIERE, a supprimé les budgets spécifiques propres aux IUT (moyens de fonctionnement et effectifs). Faute de moyens, aujourd'hui, les IUT ne peuvent pas tous dispenser les enseignements prévus dans les Programmes.

De plus, les IUT sont confrontés à l'obligation qui leur est faite depuis 2013 d'accueillir des « quotas » de bacheliers technologiques au nom de « la réussite ». Sans aucun moyen pour l'organisation d'actions de soutien pourtant indispensables, les IUT ont l'obligation de diminuer encore le niveau d'exigence nécessaire à l'obtention du diplôme.

A cela s'ajoute l'impact des politiques d'austérité sur les IUT.

Au final, c'est la qualification que le diplôme est censé garantir qui est remise en cause.

Une « territorialisation » qui attaque le caractère national du diplôme :

La loi « Fioraso » du 22 juillet 2013 organise, par la fusion d'établissements et la mise en place des ComUE (Communauté d'Universités et d'Etablissements), une vaste restructuration destinée à territorialiser l'enseignement supérieur et la recherche.

Cette loi s'intègre à la réforme territoriale et à l'acte III de décentralisation en cours, condamnés par FORCE OUVRIERE, qui fragilise la République et notamment l'égalité de droit.

Déjà, apparaissent des propositions d'organisation d'IUT en « Collégiums régionaux », proposant la création de diplômes technologiques régionaux concurrents aux DUT. Leurs contenus seraient définis par des « micro-systèmes économiques locaux », à savoir les régions et le patronat local.

FORCE OUVRIERE condamne ces orientations qui aboutiraient à la destruction des DUT comme diplômes nationaux.

FORCE OUVRIERE réaffirme son attachement indéfectible au maintien et au développement des DUT et des IUT et s'oppose à la balkanisation des missions publiques et des diplômes qu'entraîne ce projet de « République des territoires ».

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Aix Marseille Université engrange des millions grâce à sa fusion - Les Echos, 26 juin 2014

Sauvons l'université - Ven, 27/06/2014 - 11:13

Le nouveau pôle universitaire métropolitain remonte dans le classement de Shanghai. Il dispose d'un budget de plus de 700 millions d'euros et de moyens pour se moderniser.

Note de SLU : en complément de ce publi-reportage, on pourra relire l'article de juin 2013 : Aix-Marseille Université paye le tribut de ses prétentions (Lucie Delaporte, Médiapart, 29 juin 2013)

A lire sur le site des Echos.

Deux ans de tractations entre les baronnies établies des trois universités d'Aix-en-Provence et de Marseille ont été nécessaires pour parvenir à un consensus. Le résultat dépasse les espoirs de l'écrasante majorité des élus des conseils d'administration qui a voté pour leur fusion  : deux ans après sa création, Aix Marseille Université (AMU) s'est hissée au premier rang des facs francophones. Surtout, elle est remontée à la 151e place dans le palmarès des universités mondiales après avoir été perdue dans les limbes du classement académique de Shanghai.

Il faut des chiffres pour mesurer la puissance de cette «  capitale des savoirs du Sud  », ainsi nommée par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, qui érige cette fusion en modèle d'alliance de la future métropole. En rassemblant cinq grandes disciplines autrefois éparpillées dans une soixantaine de sites (sciences et technologies, santé, droit et sciences politiques, économie et gestion, arts et sciences humaines), le nouvel ensemble a regroupé 72.000 étudiants et près de 8.000 employés dans cinq campus (un à Aix-en-Provence, quatre à Marseille) et 150 laboratoires de recherche. Son budget annuel consomme 722 millions d'euros qui servent à créer «  un établissement visible, lisible, d'envergure internationale, et cohérent  », selon son président Yvon Berland.

«  Améliorer l'attractivité et la compétitivité de l'université  »

Cette fusion universitaire a d'autres vertus  : plus puissante, AMU a déroché une des huit Initiatives d'excellence destinées à soutenir la création de pôles d'enseignement supérieur et de recherche de rang mondial avec une dotation de 750 millions d'euros à la clef s'ajoutant à 800 millions d'euros déjà fournis par l'Etat et les collectivités en 2008. Plus récemment, la Banque européenne d'investissement a dégagé un financement de 127 millions d'euros dans le cadre de l'Opération Campus pour mettre en œuvre les travaux de rénovation et de modernisation prévus par son programme de développement.

«  Il s'agit d'améliorer l'attractivité et la compétitivité de l'université pour séduire les meilleurs talents  », expliquait Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI en signant cet accord. La tâche est immense  : rien qu'en termes de propriété intellectuelle, l'AMU a dépensé 350.000 euros pour renommer les brevets des trois anciennes universités. Elle s'est attaquée à l'élaboration d'un système d'information dont les infrastructures – «  rapides, redondantes et fortement sécurisées  » – doivent couvrir une quarantaine de sites et doit désormais rénover 770.000 mètres de bâti dont elle est propriétaire et construire des logements neufs pour les étudiants.

Paul Molga

Correspondant à Marseille

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Hélica, un challenge qui grossit, qui grossit…

Cahiers Pédagogiques - Ven, 27/06/2014 - 10:38

Vendredi 6 Juin, il fait très chaud dans la salle des sports du collège de Loos-en-Gohelle, qui accueille aujourd'hui, pour la 9e édition du Challenge Hélica, 350 élèves de 17 établissements de la région, pour un concours de petites voitures à hélice télécommandées.

C'est David et Dominique, deux collègues de technologie, qui ont inventé ce challenge en hommage à Marcel Leyat, l'inventeur de la voiture hélica en 1919. Un concours de technologie qui a commencé très petit, en faisant se rencontrer les élèves de 2 établissements voisins, mais qui a conquis et attiré, qui s'est ouvert aux autres disciplines en multipliant les contraintes du règlement du concours. Les élèves conçoivent et construisent non seulement une voiture télécommandée, mais aussi une identité d‘équipe, présentent leur travail de l'année lors d'un oral d'équipe, concourent pour un prix d'esthétique et de design, exécutent des courses de vitesse et de slaloms. Mais le challenge hélica, ce sont aussi des étudiants de BTS IRIS (Informatique en réseau pour l'industrie et le service) qui conçoivent et réalisent toute l'automatisation du recueil des temps des courses avec des tablettes numériques.

350 élèves de 3e, donc, dans une ambiance survoltée, filles et garçons, autour du travail d'une année. Il y a de la casse, de la soudure de dernière minute, des télécommandes qui ne fonctionnent pas, des départs ratés et des sorties de route, bref tout ce qu'il faut à une belle journée pour être inoubliable.

Si j'ai voulu consacrer quelques lignes à ce challenge, c'est parce que, pour en vivre le quotidien avec les élèves et les enseignants qui l'organisent, je peux témoigner du travail et de l'investissement des élèves dans ces petites voitures à hélices, de la mobilisation des savoirs que cela demande d'en concevoir et d'en construire une, de l'esprit d'équipe qui se crée au fil de l'année, du sérieux des élèves qui, quinze jours avant le concours, testent la rapidité et la solidité des voitures dans les couloirs du collège, viennent travailler le soir et le mercredi après-midi avec leur professeur de technologie, parce que, comme dans tout bon projet, ils sont en retard dans leur fabrication.

Le jour J, c'est tout le collège qui se vide pour se retrouver dans la salle des sports d'en face : la prof-documentaliste qui arbitre avec la CPE et la prof de SVT, la prof de français à la table de marque, la principale, le représentant de la mairie, celui du conseil général, un IPR, des chefs d'établissement d'autres collèges qui viennent voir à quoi ça ressemble, des parents d'élèves et j'en oublie tellement il y a de monde.

Et les hélices tournent, les courses s'enchaînent, les temps arrivent à la table de marque, le classement s'effectue dans les différentes épreuves.
Ce jour-là, tout le collège se met en fête en l'honneur de la technologie, heureux d'être là et de pouvoir aider David et Dominique un temps soit peu dans l'organisation assez démentielle de cette journée.

Dans mon collège, quand arrive le challenge Hélica, c'est que les vacances ne sont plus très loin. Nos élèves de 3e s'investissent une dernière fois dans autre chose que les révisions du brevet, avec motivation et envie, parce qu'il y a un vrai enjeu intellectuel, un travail collaboratif et complexe qui fait qu'on a besoin des autres pour y parvenir.

Et c'est très exactement pour ce genre de journée que j'aime travailler dans mon collège.

Céline Walkowiak

http://challengehelica.blogspot.fr/

Sur la librairie

Des tâches complexes pour apprendre

Les élèves ont besoin de maitriser des techniques, des procédures et des connaissances élémentaires, mais aussi de se confronter à la complexité de la vraie vie. Comment élaborer des situations stimulantes et qui permettent de transférer les acquis ? Est-ce possible avec les programmes, les examens ? Apprendre, ça ne peut pas être simple…

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Au B.O. les « Recommandations pour la mise en œuvre des programmes de l'école primaire »

Cahiers Pédagogiques - Ven, 27/06/2014 - 10:26

Les programmes, c'est aussi ce que l'on en fait. Pour preuve : les programmes du primaire de 2008, Ô combien critiqués et critiquables, des professeurs des écoles et des IEN ont pu malgré tout "limiter les dégats" . Cependant, il était temps que l'institution, dans l'esprit de la refondation aille aussi dans le sens d'indispensables modifications, en attendant plus bientôt !

Les Programmes de 2008 avaient été critiqués (voiriciou ici) par bon nombre d'enseignants et pédagogues. Ils ne constituaient nullement, comme on l'a affirmé, un retour à des « fondamentaux », mais participaient bien plutôt d'une entreprise régressive : renvoi à une accumulation de connaissances purement déclaratives, mise en avant d'une pédagogie magistrale, référence très formelle au socle commun, référence qui a dû être raccrochée de justesse, suite aux alarmes du Haut conseil de l'éducation. C'était une machine de guerre contre les programmes de 2002 et contre une pédagogie active, fondée sur l'appropriation vivante des savoirs et la construction de compétences. Cependant, des équipes de circonscription, aidées ici ou là par des IEN lucides et responsables avaient réussi à sauvegarder cet esprit de 2002 en gommant de fait les aspects les plus rétrogrades de 2008.

Conformément à sa promesse, le ministère vient de publier des recommandations pour un aménagement provisoire de ces programmes (circulaire n° 2014-081 du 18-6-2014) en attendant une réécriture qui prend forcément du temps (c'est prévu pour la rentrée 2016). Nous n'avons, aux Cahiers, jamais soutenu l'idée qu'il fallait « en attendant » appliquer purement et simplement les programmes de 2002, d'une part parce que ceux-ci n'étaient pas parfaits et devaient être révisés, d'autre part surtout car cela aurait introduit une confusion et une déstabilisation préjudiciables au bon fonctionnement des classes. La solution pragmatique qui vient d'être adoptée n'est pas entièrement satisfaisante, mais elle ne peut qu'être saluée, car elle remet l'activité de l'élève au premier plan, redonne « du jeu » aux équipes sur le terrain et constitue un bol d'air bienvenu, d'autant qu'il a été tenu compte de bien des remarques des enseignants du primaire lors de la consultation nationale d'il y a quelques mois.

Citons quelques points qui nous paraissent d'intéressants points d'appui pour un changement de pratiques allant dans le sens de l'implication des élèves et de l'approche par compétences et qui dénotent également un plus grand réalisme dans ce qui peut et doit être approprié par tous les élèves :

« Les enseignants ménagent autant que possible des situations de transversalité qui permettent notamment des retours réguliers sur les apprentissages du français et des mathématiques : tous les domaines d'apprentissage donnent lieu à des exercices écrits et oraux réguliers. Cette transversalité donne plus de sens aux apprentissages en créant du lien entre les différents domaines. Accorder de l'importance au sens des apprentissages, c'est revenir sur l'opposition classique entre sens et automatisation : il ne s'agit pas de les opposer, mais de les construire simultanément. La construction du sens est indispensable à l'élaboration de savoirs solides que l'élève, acteur de ses apprentissages, pourra réinvestir. L'automatisation de certaines procédures est le moyen de libérer des ressources cognitives pour que l'élève puisse accéder à des opérations plus élaborées et à la compréhension. »

On ne peut qu'être d'accord avec ce point de vue qui met en avant la transversalité, le sens, et met à sa place (qui n'est pas négligeable) l'automatisation, laquelle n'est nullement contradictoire avec des activités qui font sens si les deux sont articulés.
En Français, il est indiqué que :

  • l'enseignant incite les élèves, dès le cycle 2 à s'exprimer et à justifier leur point de vue
  • l'étude grammaticale est d'abord au service de la maîtrise de l'écriture et de l'orthographe et s'effectue à l'aide de manipulations et de transformations, sans objectif de systématisation.
  • le travail orthographique est centré sur l'essentiel (repérage des régularités
  • au cycle 3, l'entrée dans les disciplines contribue à l'enrichissement du vocabulaire. Les notions lexicales de base sont découvertes et organisées en contexte. La notion de « contexte » est très présente d'ailleurs.

En mathématiques, il est dit que « la résolution de problèmes joue un rôle essentiel dans l'activité mathématique. Elle est présente dans tous les domaines et s'exerce à tous les stades des apprentissages. »

On trouve aussi une insistance sur l'usage d'un « français interdisciplinaire » Par exemple, en géométrie, les différents apprentissages réalisés dans ce domaine doivent permettre aux élèves un travail systématique sur le langage et la structuration de l'espace.

ll est aussi souligné l'importance de mettre en relation l'utilisation des tableaux ou des graphiques avec des problèmes de la vie courante. Les situations dans lesquelles le tableau ou le graphique constitue une plus-value pour comprendre la situation sont privilégiées.

Sur des questions comme la numération, on pourra lire l'analyse de Rémi Brissiaud dans le Café pédagogique où il parle « d'occasion ratée » tout en soulignant pourtant pas mal de points positifs.

En sciences, « les connaissances et les compétences doivent être acquises dans le cadre d'une démarche d'investigation qui développe la curiosité, la créativité, l'esprit critique et l'intérêt pour le progrès scientifique et technique. Il n'est pas exigé pour autant que chacune des étapes de la démarche d'investigation soit systématiquement abordée lors de l'étude de chaque thème du programme. »

Pour ce qui est de la « culture humaniste », il est précisé que l'étude de quelques périodes soit réalisée à partir de récits ou d'œuvres d'art. On aurait aimé une accentuation du travail sur le lien nécessaire avec le « français » au sens transdisciplinaire, mais on va dans la bonne direction.

Le développement durable est aussi mis en avant : au cours des trois années du cycle, les enseignants choisissent une thématique à traiter sous la forme d'un projet pluridisciplinaire en lien avec les sciences.

La vie économique et les activités humaines sont appréhendées à partir d'exemples concrets pris dans l'environnement familier.

Même si on nous a indiqué au début du texte que les pratiques d'écriture régulières étaient recommandées, une insistance plus grande sur ce point aurait été de bon aloi. On aurait aimé aussi une réhabilitation de la littérature jeunesse malmenée dans les programmes de 2008 et une invitation à travailler sur les supports les plus divers (presse, médias) même si c'est suggéré implicitement.

Mais ce qui importe, c'est bien la direction générale qui est donnée :

  • insistance sur l'activité de l'élève
  • hiérarchisation entre ce qui est essentiel et ce qui n'est abordé qu'en contexte (voir par exemple la réduction des temps des verbes à connaitre)
  • on n'apprend pas de manière abstraite avec des « leçons » magistrales, mais bien à partir d'activités et de moments réflexifs de synthèse
  • on s'inscrit dans la continuité de l'école du socle (on aurait pu le mentionner plus nettement) puisque divers points sont renvoyés au collège.

L'ombre des programmes Darcos de 2008 s'éloigne un peu, il faudra aller plus loin, dans une perspective de curriculum à la fois précis sur ses grandes lignes et ouvert aux aménagements locaux. Mais c'est une autre histoire…

Jean-Michel Zakhartchouk

Sur la librairie

Questions aux programmes
Qui donc fait les programmes scolaires, qui devrait les faire, selon quels critères ? Les programmes pour quoi faire dans le quotidien des classes ? Il y a ce qu'on choisit de ne pas faire, ou bien de faire en plus, sans parler de ce que l'on arrive pas à faire. Et voilà maintenant le socle commun au programme des enseignants...

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How to start a student band that doesn't suck

Guardian Unlimited: Education - Ven, 27/06/2014 - 10:24
Many great bands formed at university, but then so did Alt-J. What can you learn from some of the best (and worst) student bands? Continue reading...
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Espace perçu, espace vécu, espace rêvé. L'art d'appréhender l'espace

Fabula - Ven, 27/06/2014 - 09:51
Espace perçu, espace vécu, espace rêvé. L'art d'appréhender l'espaceAppel à contributionAu-delà d’une appréhension purement cartésienne, l'espace demeure une réalité sensible d'autant plus complexe qu'elle implique de nombreuses qualités du perçu caractéristiques de la psychologie humaine. L'approche géographique de l'espace est, de longue date, ouverte à des valeurs psychosociologiques intrinsèques, attentive à la manière dont l'espace est physiquement occupé, pratiquement vécu, cognitivement représenté, sensiblement perçu... L'espace est appréhendé en tant que territoire en lien avec les peuples qui l'habitent, eux-mêmes structurés en fonction de liens régissant l'ensemble de leurs rapports au monde, aux autres et aux objets. Mais l'espace ne se réduit pas à une question de spatialité, de société, de culture, de politique, une interrogation propre à la géographie culturelle. Conçu ou vécu, il est appréhendé par bien d’autres disciplines scientifiques.Eu égard à l'essor des technologies numériques et des systèmes de géolocalisation par satellite, c’est notamment l'organisation et les structures relationnelles relatives à l’espace qui sont reconfigurées en même temps que les capacités perceptives et cognitives de l'homme sont augmentées - en témoignent notamment les élans cartographiques tels que Open Street Map, Google Maps, Mappy. L'espace, toujours objet pluridisciplinaire, se présente en tant qu'entité multiple ; quand espace physique et espace numérique sont constitutifs d'élans réflexifs variés qui tendent à redéfinir l'espace contemporain et aident à redéfinir les frontières entre le réel et l'imaginaire.Faisant suite à la journée d'étude «Espace perçu, espace vécu, espace rêvé. L'art d'appréhender l'espace», organisée le 25 mars 2014 à l'Université de Valenciennes, les contributions attendues viseront à explorer quelques unes des perspectives évoquées plus haut, en faisant se confronter plusieurs disciplines. Ainsi l'objectif est-il de créer ici un panorama de ce que l'espace recèle de réflexions et théories, de la géographie à la psychologie en passant par l'architecture et les arts, afin de définir ensemble la manière dont la notion d'espace a et continue d'évoluer.Ce dossier de la revue Hybrides proposera de rassembler des travaux de recherche pouvant s'appuyer sur des études de cas ou des bilans d'expériences pratiques autour des thématiques suivantes :- Espace, ville, territoire et représentation- Espace, composition, médium et média- Espace, peinture, arts plastiques et photographie- Espace, scène, cinéma et performancePour obtenir les consignes de présentation, les auteurs sont invités à s'adresser à Mei Menassel (menassel.mei@hotmail.fr) et Eulalie Pierquin (eulalie.pierquin@gmail.com).Calendrier:Soumission des articles complets: Septembre 2014Retour des évaluations: Octobre 2014Article révisé: Novembre 2014Publication: Décembre 2014
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Angel PINO, Bibliographie généraledes œuvres littéraires modernes
d’expression chinoisetraduites en français

Fabula - Ven, 27/06/2014 - 08:20
Référence bibliographique : Angel PINO Bibliographie généraledes œuvres littéraires modernes
d’expression chinoisetraduites en français , You-feng, 2014. EAN13 : 9782842796105.Ce livre recense l’ensemble des œuvres littéraires d’expression chinoise éditées à compter de la fin des Qing qui ont étéà ce jour, c’est-à-dire au terme de l’année 2013, traduites en français. Par œuvres d’expression chinoise, il con­vient d’entendre à la fois les œuvres parues sur le continent, Hong Kong y compris, et celles qui ont été publiées à Taiwan ou dans la diaspora. Tous les genres sont représentés. Ont été inventoriées tant les œuvres parues en volume que les œuvres isolées dispersées dans des revues ou des recueils collectifs, indépendamment du lieu de leur publication.Au total, ce sont près de 1700 auteurs qui ont été dénombrés, si l’on inclut les nombreux écrivains amateurs de la période maoïste. À chacun d’eux sont asso­ciés un ou plusieurs titres, soit un peu plus de 4200 références en tout.448 pages, 29 eurosVente en ligne :http://www.you-feng.com/panier.php?nouveau=978-2-84279-610-5ou à l’une ou l’autre des adresses de la librairie You Feng :45 rue Monsieur-le-Prince, 75006 Paris66 rue Baudricourt, 75013 Paris
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SCMS (Society for Cinema and Media Studies ) Annual Conference

Fabula - Ven, 27/06/2014 - 08:19
SCMS Annual ConferenceOur MissionThe Society for Cinema and Media Studies is the leading scholarly organization in the United States dedicated to promoting a broad understanding of film, television, and related media through research and teaching grounded in the contemporary humanities tradition.About the ConferenceThe Society’s annual conference provides a forum for scholars and teachers of film and media studies to present and hear new research; to provide a supportive environment for networking, mentoring, and collaboration among scholars otherwise separated by distance, language, or disciplinary boundaries; and to promote the field of cinema and media studies among its practitioners, to other disciplines, and to the public at large, in part through public recognition of award worthy achievements and other significant milestones within the field.Each Spring the Society announces the location of the next conference and calls for proposals for open call papers, panels, workshops, and screenings. Members and registered website users can post calls for papers and panel and workshop announcements to the Conference Bulletin Board to solicit presenters. Online submission forms are available in June for paper, panel and workshop abstracts, bios, and bibliographies and film synopses.Montreal 2015 Call for Paper, Panel, and Workshop ProposalsThe Society for Cinema and Media Studies announces its call for proposals for the 2015 conference. Please join us Wednesday, March 25 through Sunday, March 29, 2015.Bienvenue à Montréal! A Bilingual cultural mecca, Montréalhosts one of the most dynamic music, film, art and culinary scenes in North America. Named the UNESCO City of Design in 2011,Montréal hosts dozens of film and cultural festivals,museums, and galleries. A rich cultural and architectural heritage round out a young, vibrant city that embraces difference and diversity.The 2015 SCMS Conference Program Committee welcomes quality paper, panel, and workshop proposals on any topic related to cinema and media studies.Proposal submission forms will be available through the SCMS website in June 2014.All the informations needed to attend the conference and to submit a paper, a panel or a workshop are available on the SCMS website.http://cmstudies.site-ym.com/?page=upcoming_conference
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Scalbert Yücel Clémence, Engagement, langue et littérature. Le champ littéraire kurde en Turquie (1980-2000)

Fabula - Ven, 27/06/2014 - 08:15
Scalbert Yücel Clémence, Engagement, langue et littérature. Le champ littéraire kurde en Turquie (1980-2000), Editions Pétra, coll. "Littératures comparées / Histoire et critique" dirigée par Timour Muhidine, Catherine Bon, Lionel Richard et Pierre Rivas, 2014. ISBN : 978-2-84743-069-1 - 452 p - 32 €.Quels sont les liens entre littérature et politique? Comment se constitue un milieu littéraire minoritaire? Peut-il s'autonomiser du politique? Quelles sont ces relations entre la littérature et les milieux littéraires nationaux? Ces questionnements sont au coeur de cet ouvrage qui analyse la formation d'un milieu littéraire kurde au tournant du XXI e siècle en Turquie. L'interdiction de la langue kurde a profondément marqué le développement et les répertoires du mouvement national kurde, comme le processus de création littéraire dans cette langue. L'ouvrage propose ainsi un retour sur l'évolution des politiques linguistiques dans le pays qui affecte l'outil de création littéraire. Il montre ensuite comment ce petit milieu littéraire, d'abord en exil, en lien organique avec les cercles militants, grandit, intègre l'espace turc et travaille à sa dépolitisation. Analysant les acteurs, les débats et les conflits qui animent ce milieu depuis les années 1980 à 2010, l'ouvrage offre aussi une perspective nouvelle sur le mouvement national kurde d'une part et sur une littérature encore peu connue en Turquie d'autre part.Cet ouvrage propose deux importantes bibliographies :1) Ouvrages parus en langue kurmandji en Turquie entre 1923 et 2004,2) Ouvrages parus en langue kurmandji en Suède entre 1978 et 2002.Clémence Scalbert Yücel est diplômée de l'Université Paris IV-La Sorbonne et de l'INALCO. Elle est enseignante chercheuse et directrice du Centre d'études kurdes à l'Université d'Exeter (Institute of Arab and Islamic Studies). Elle a dirigé un numéro spécial de Nationalities Papers sur le thème de l'autonomie des petites littératures(2012), et codirigé avec Jordi Tejel Gorgas un numéro d' Etudes Rurales sur le thème "Violence, Urbanité et Ruralité au Kurdistan" (2011).
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Que devient la littérature québécoise ? Formes et enjeux des pratiques narratives depuis 1990

Fabula - Ven, 27/06/2014 - 07:55
Au Québec, l’émergence du contemporain, en tant que configuration esthétique, est en général associée au début de la décennie 1980. Si c’est aussi le cas en France, le discours critique sur la littérature québécoise des trente dernières années est, pour sa part, particulièrement orienté par le prisme de cette décennie qui aurait marqué la fin de la modernité et de l’affirmation d’une identité nationale au profit de la multiplication des pôles de référence, de la focalisation sur le sujet individuel et de l’éclatement des formes. Or, le champ institutionnel et éditorial québécois a connu bien des changements depuis 1990, dont la création de plusieurs nouvelles maisons d’édition (Alto, Héliotrope, La Peuplade, Marchand de feuilles, Le Quartanier, Mémoire d’encrier, etc.) consacrées principalement aux pratiques narratives développées par une nouvelle génération d’écrivains (Nicolas Dickner, Éric Dupont, Catherine Mavrikakis, Éric Plamondon, etc.), changements qui invitent à dégager les formes et les enjeux esthétiques présents dans la production plus récente autrement que par les seules catégories de l’écriture migrante, du postnationalisme, de l’intime ou de l’hétérogène.Le colloque proposé veut mettre à contribution une trentaine de spécialistes oeuvrant au Québec, au Canada, en Europe et plus largement dans la francophonie, et aurait pour objectif général de saisir les tendances de la narrativité contemporaine dans la littérature québécoise à partir d’un corpus d’œuvres et de phénomènes institutionnels que l’on peut observer depuis 1990. Si, au sortir de la modernité, la littérature québécoise de la décennie 1980 était surtout vue comme la fin du récit collectif et identitaire, qu’ont à proposer les oeuvres actuelles ? Peut-on observer un repositionnement du narratif ? En quoi les éditeurs, les revues et plus largement le champ institutionnel participent-ils à ce repositionnement ? Est-ce le fait d’une nouvelle génération d’écrivains et d’éditeurs ou un phénomène plus largement partagé auxquels participent des auteurs (Marie-Claire Blais, Dany Laferrière, Robert Lalonde, Gaétan Soucy, etc.) et des éditeurs déjà bien établis ? Quelle vision du réel et du rôle du récit les pratiques narratives viennent-elles sanctionner ? Le colloque reposerait sur trois axes principaux, poétique, institutionnel et comparatiste, de façon à tracer un portrait à partir des oeuvres elles-mêmes, à partir du champ littéraire et du monde de l’édition, mais aussi en regard d’autres littératures narratives contemporaines, notamment française et francophones.En plus de ces volets, le colloque présentera un atelier consacré à l’enseignement de la littérature québécoise hors des frontières du Québec. Celui-ci visera à identifier les contraintes particulières auxquelles sont soumis les enseignants mais aussi les ressources disponibles et les stratégies à développer. Ultimement, le colloque a pour objectif de consolider le réseau des québécistes et de favoriser les échanges entre les chercheurs oeuvrant au Québec et hors du Québec.Le colloque se tiendra du 17 au 20 juin 2015 à l’Université Paris-Sorbonne. Les communications seront d’une durée de 20 minutes et devront être présentées en français.Les propositions (titre et résumé de 100 à 150 mots) sont attendues au plus tard le 15 août 2014 et doivent être transmises à Andrée Mercier (andree.mercier@lit.ulaval.ca) et à Robert Dion en copie conforme (dion.robert@uqam.ca), accompagnées d’une notice biobibliographique. Le colloque entend réunir professeurs, chercheurs postdoctoraux et étudiants de 3e cycle.***Colloque proposé par Robert Dion (Université du Québec à Montréal, Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises), Romuald Fonkoua (Université Paris – Sorbonne, Centre international d’études francophones), Andrée Mercier (Université Laval, Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises), Myriam Suchet (Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, Centre d’études québécoises)
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The literature/linguistics interface: A synergy or a syndrome?

Fabula - Ven, 27/06/2014 - 07:54
Under the Auspices of the Doctoral School in Letters, Arts and Humanities, University of Sfax The Research Unit in Discourse Analysis (GRAD), at the faculty of Letters and Humanities, Sfax Organizes, on the 19 th February, 2015, a conference on The literature/linguistics interface: A synergy or a syndrome?As linguistics has developed into a sound discipline, the question of its relation to other disciplines, including literature, naturally arises. The literature/linguistics interface has long been the interest of many linguists and literary critics. Those interested in developing the connections between linguistics and literature have advanced two main claims:1/ Language is the medium of literature, and the more we know about the medium, the more we know about literature.2/ Since the writer formulates his style by choosing specific linguistic features, the critic may understand the writer or the work or both by discovering patterns in the linguistic choices made consciously or unconsciously by the writer.Consequently, new disciplines emerged to mediate between the disciplines of linguistics and literary criticism, applying the methods and insights of linguistics to traditional problems in literary analysis. Among these disciplines, there is stylistics which is also called linguistic criticism (Fowler 1986) or literary linguistics (Fabb et al. 1987).As a result, literature has been explored in a more systematic and sophisticated way. Furthermore, many applications of linguistics have attempted to take into consideration the specificity of literature. Even more, the development of linguistics has contributed to the emergence of new views towards the notion of literariness.However, the linguistic approaches to literature have undergone difficulties of practicality and disapproval. Consequently, within this controversial context, many questions arise, many issues need to be revised and many arguments for or against the applications of linguistics to literature need to be presented and supported:- What are the different contributions of linguistics to literature?- How does linguistics take into account the specificity of literature or the specificity of the literary work under study (or does it)?- What types of interpreted meanings result from the linguistic studies of literature?- What are the limits of a linguistic study of literature?- What is the effect of the linguistic studies on the notion of literariness?- The literary work: Is it the focus or the corpus?Presentations may be related but not limited to:- Stylistics Literary criticism- Structuralist poetics Critical theory- Literary pragmatics Poetics- Literary semantics Narratology- Pragmatic stylistics- Cognitive poetics- Cognitive narratology- Cognitive stylistics- Critical discourse stylisticsYour papers can be presented in English, French or Arabic. You are kindly invited to submit your abstracts (300 words maximum) via e-mail to Awatef Boubakri, the conference coordinator, at lit.ling2014@gmail.comDeadline for submission: 31 th August, 2014. Notification of acceptance: 30 th September, 2014
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Concern at child anxiety, London pupils do better and behaviour management

Guardian Unlimited: Education - Ven, 27/06/2014 - 07:00
Weekly education round up: a teacher's in-class research on student expectations and a major study looks at how classroom management in England compares with the rest of the world Continue reading...
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"Antiromanesques", Romanesques, n°6

Fabula - Xov, 26/06/2014 - 18:42
Référence bibliographique : "Antiromanesques", Romanesques, n°6 , Classiques Garnier, 2014. EAN13 : 9782812429408."Antiromanesques", Romanesques, n°6sous la direction de Luc Ruizjuin 2014978281242940829 eurosVoir la table des matières iciet ci dessousROMANESQUES N° 6, ANTIROMANESQUESSOMMAIREChristophe Reffait, Avant-proposAPPROCHES DU ROMANESQUEJacqueline Guittard, Hygiène du roman. Le Degré zéro de l’écriture sous influenceLuc Ruiz, Enchevêtrements de l’autobiographique et du romanesque chez Perec (sur les chapitres xxi et xxxi de W ou le souvenir d’enfance )DOSSIER: ANTIROMANESQUESLuc Ruiz, PrésentationSophie Albert, Le Roman de Guiron (xiii esiècle). La fiction romanesque entre l’ère du jeu et l’ère du soupçonSylviane Albertan-Coppola, «Craignez surtout d’être romanesque…»: Diderot, un romancier antiromanesqueClaire Nodot-Kaufman, Construire une nation, déconstruire le roman: Female Quixotism de Tabitha Gilman Tenney ou un antiroman du Nouveau MondeMarie Parmentier, «Le charme est rompu»? Antiroman et réalismeIsabelle Hautbout, Stello et la vogue anti-romanesqueHans Färnlöf, Motivation anti-romanesque et fantastique: l’exemple d’ Inès de las Sierra s de NodierChristelle Girard, Contre et tout contre le romanesque (Balzac)Alexandra Vasic, Une petite histoire du Jeu de patience où «Rien n’arrive, tout se passe»Catherine Grall, Écritures antiromanesques de l’errance: quand le discours et l’image contrebalancent l’action dans le récitChristian Michel, «Tous les mêmes!» Reconfiguration du personnage dans le nouveau roman ( Les Gommes d’Alain Robbe-Grillet)Alain Schaffner, Où est passé le romanesque? Les Absences du capitaine Cook d’Éric ChevillardAurélie Adler, Devenirs de l’antiroman: Éric Chevillard et Pierre SengesENTRETIENEntretien avec Pierre Jourde
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Annales de l'université de Craiova , Série Communication. Média (AUCCOM) , An III, nos. 1-2, 2013

Fabula - Xov, 26/06/2014 - 18:08
Référence bibliographique : ANNALES DE L’UNIVERSITÉ DE CRAIOVA. , Série Communication. Média (AUCCOM) , An III, nos. 1-2, 2013, Editura Universitaria, Craiova, Roumanie, 2014. EAN13 : 22471499.CUPRINSSTUDII ŞI ARTICOLEAKADEMOSReceptarea Analelor Universităţii din Craiova. Seria Comunicare. Media………….….. .......... 11Eugen SIMION: Cartea vorbită. Pactul cordialităţii vigilente. Doi actori: locutorul şi “scrietorul”. Şi un al treilea – lectorul – care ordonează şi dă o semnificaţie dialogului. O dinamică imprevizibilă a rolurilor……………… 12Mihai CIMPOI (Republica Moldova): Ora Stelară (Anii treizeci: românism şi culoare locală). Regionalismul cultural. Viaţa Basarabiei şi alte reviste………… 22COMUNICAREOdile RIONDET (Franţa): Antropologia comunicării……………......37Cătălina-Elena DUMITRU: Comunicare instituţională europeană…... 53Maria-Daniela STAN: Multiculturalitate organizaţională. Studiu de caz Renault Group 74MEDIAMarian PETCU: Retorici normativ-identitare – Jurnaliştii, în documente respinse de autorităţile comuniste…………....... 95Valeriu RÂPEANU: O formă modernă de comunicare. Cronicile literare ale lui Perpessicius la radio……………............ 126Maria DANILOV (Republica Moldova): Presa interbelică despre ziarul lui Manolache Gavriliţă (1847-1910). Probleme şi interpretări........................ 141Adrian DINU RACHIERU: Limba vs „limbajul de lemn”……..................... ... 158Fănel TEODORAŞCU: Pamfletul la Pamfil Şeicaru............................. 173Constantin NEDELCU: Presa bisericească ortodoxă între anii 1945-1989: un mijloc de rezistenţă a Bisericii Ortodoxe Române împotriva regimului totalitar comunist……………….194Mihaela ALBU: Mircea Popescu – un cărturar, un ziarist şi o conştiinţă................... 215Larisa Mihela COMAN: Mecanismele şi figurile retorice ale discursului politic.. 234RECENZIISergiu RAIU: Gabriela Rusu-Păsărin (2012): Comunicarea radiofonică. Provocări actuale, (Bucureşti: Editura Tritonic)…......257Ştefan VLĂDUŢESCU: Sandu Frunză (2013): Ethical Communication and Social Responsibility, (Saarbrucken: LAP Lambert Academic Publisher)………………...................................263Silvia GROSSU (Republica Moldova), *** (2012): Cronica Basarabiei. 1918-1944. Mărturii din presa timpului şi imagini de epocă (Chişinău: Agenţia Moldpress).............. 266REVISTA REVISTELORIlie RAD: O revistă de colecţie: Revista Română de Istorie a Presei, nr. 1 (13), 2013 ….......... 273
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Revue de presse du jeudi 26 juin 2014

Cahiers Pédagogiques - Xov, 26/06/2014 - 17:33

Le début des épreuves ponctuelles du Diplôme national du brevet alimente la presse et donne matière au débat sur l'évaluation et la sélection dans notre système scolaire.

Brevet

A quoi sert le brevet ? Alors que les élèves de troisième ont entamé leurs épreuves ponctuelles aujourd'hui par le Français et les mathématiques, c'est justement un prof de maths qui tente de répondre à la question sur Slate.fr : « le DNB ne doit pour l'instant sa survie qu'à son statut de premier diplôme. Il marque un tournant dans la scolarité de l'élève, lui permet de dresser le bilan de ses années collège, et de se confronter à la notion d'examen sans trop d'angoisse ». On passera sur la qualité du bilan fourni en terme de compétences.
20 minutes se pose également la question qui fache : Le brevet des collèges sert-il encore à quelque chose ?. Une éventuelle suppression est évoquée : Le « DNB pourrait vivre ses derniers instants. Le Conseil supérieur des programmes (CSP) a posé la question du maintien du DNB dans sa forme actuelle. Créée par Vincent Peillon pour conseiller le ministère de l'Education nationale sur la refondation des programmes scolaires, cette instance vient de remettre un rapport sur la modification, voire la suppression du brevet. » Florence Robine balaie l'idée d'une disparition pure et simple « il n'est pas question de supprimer le brevet, mais « de le faire évoluer », a-t-elle indiqué sur RTL. « Nous y sommes, et je crois que les familles également, assez attachés. Il fait partie du paysage des examens français. »
Le coup d'envoi des épreuves remet également le débat au cœur de l'actualité dans Libération . C'est une bonne occasion pour rappeler que les discussions sur le socle commun sont également liées. Pour la FCPE, il faut mettre fin « à la dualité entre évaluation du socle et diplôme national du brevet qui n'a plus de sens ».
Le site d'Europe 1 indique plusieurs évolutions possibles des épreuves : « Dans l'administration, on pense également à mettre en place de nouvelles épreuves. “On peut peut-être imaginer d'autres types d'évaluation qui peuvent être pris en compte comme le travail collectif des élèves, leur progression tout au long de l'année”, poursuit Florence Robine.
Une position pas si étonnante quand on voit que c'est le chemin qu'a déjà pris depuis quelques années le bac avec l'instauration des fameux Travaux Pratiques encadrés (TPE). Pour certains spécialistes, cela tient également à une évolution logique liées aux compétences qui vont être demandées dans les années futures aux étudiants.
»

Selection

Alors que l'examen de scolarité obligatoire et le socle commun pour tous font débat, Benoît Hamon relance le serpent de mer de la sélection à l'université. Le Monde relaie cette information : « L'idée est simple : avancer d'un an le tri des étudiants. Celui-ci se ferait donc en M1, à l'entrée du master, et non plus entre le M1 et le M2, comme aujourd'hui. » « La Conférence des présidents d'université estime absurde et incohérent d'effectuer la sélection entre le M1 et le M2 car, depuis 2002, le master est un cursus complet. En 2013, une étudiante avait d'ailleurs attaqué l'université Bordeaux-IV, qui lui avait refusé une place en M2 de droit privé. Elle avait gagné en justice. »
L'etudiant tempère : « Benoît Hamon l'a affirmé de manière péremptoire : il faut mettre fin à la sélection à l'entrée du master 2. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'il souhaite la déplacer à l'entrée du master 1. » Il ne pourrait s'agir que de filières bien identifiées.

La sélection peut être aussi sociale. Dans un système français particulièrement inégalitaire sur ce point, le maire FN du Pontet remet en cause la gratuité de la cantine aux enfants des familles défavorisées. L'Express développe l'information et fait le parallèle avec la volonté de Robert Ménard d'interdire l'étude du matin aux enfants de chômeurs.

Le dessin de Fabien Crégut
Evaluation

Le débat sur l'évaluation se poursuit dans les médias.
Sur son blog Peut mieux faire, Laurent Fillion essaie de donner un peut de relief au débat sur l'évaluation, en pointant les défauts principaux de la note. " Dresser le bilan pour un élève avec pour seul outil un relevé de notes est une gageure. Que maîtrise-t-il dans ma matière ? Quels progrès a-t-il réalisés ? Quels objectifs lui fixer ?
Comment constituer des groupes de besoin pour travailler en ateliers de progrès à partir des seules notes ? Comment constituer des groupes d'élèves complémentaires dans lesquels chacun pourra apporter aux autres pour une séance d'enseignement mutuel ou pour un groupe de production ?
"
Nous n'échappons pas au billet réactionnaire de Causeur. Laurent Cantamessi nous sert un disque déjà rayé : « quand l'instrument de mesure renvoie des mauvais résultats, il faut changer d'instrument. Après tout, c'est la politique suivie en matière d'éducation depuis Jospin et ses fameux 80%. » « L'idée de “classes sans notes” est même en cours d'application dans certains établissements-pilotes où les signes les plus visibles de l'échec sont pudiquement remplacés par des évaluations de compétences. Leur principe est emprunté aux méthodes managériales les plus en pointe, dont les pédagogues les plus avisés s'inspirent depuis bientôt trente ans pour réformer le système et bousculer les conventions. »
Pas de propositions dans ce billet …
Enfin, trois représentants de la droite forte signent une tribune pour Le Figaro sur leur vision de l'école. Si le constat fait concensus « L'Ecole d'aujourd'hui est injuste car elle n'offre pas à tous les enfants les mêmes opportunités de réussite. Un enfant d'ouvrier a 25% de risques de redoubler son CP ; or, 90% de ceux qui redoublent cette classe échouent avant le bac ; dans les quartiers, l'échec scolaire est dramatiquement élevé. », les solutions parfois louables en surface, reviennent souvent à une volonté d'ex-filtrer les meilleurs (internats d'excellences, classes de niveau...).

Demain, c'est Lionel Jeanjeau qui vous proposera la revue de presse.
Guillaume Caron

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

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Ivory Tower et la crise des universités US (I)

La Science au XXI Siècle - Xov, 26/06/2014 - 17:32

Le film documentaire Ivory Tower, paru au début de cette année et présenté aux festivals de Sundance, Cleveland et Seattle, décrit une crise profonde du système universitaire aux Etats-Unis. Le sujet central d'Ivory Tower : combien coûte aux étudiants l'enseignement supérieur US, et que leur apporte-t-il ? Minute 1:27 du trailer, on voit apparaître quatre exemples de revenus annuels de présidents d'universités des Etats-Unis : 1.5, 1.9, 2.9 et 3.3 millions de dollars US respectivement. Parallèlement, l'article récent de Tom Ashbrook dans On Point « Million-Dollar-Plus College Presidents » souligne la détérioration du statut et des salaires des « petits enseignants

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