Universidade

Cierre los ojos (si quiere)

Paquidermo - Xov, 02/10/2014 - 19:38

 

Soy una mujer fea.

Si esta primera oración no le hizo voltear la cara y perder el interés por mí, le contaré que no sufro de baja autoestima (diagnóstico favorito que utiliza la psicología para explicar casos como el mío).

Tampoco experimento vergüenza al mostrar mi imagen al mundo. Por el contrario, salgo descaradamente a la calle para disfrutar con orgullo de las miradas criticonas de quienes, al verme, me perciben gorda, deforme, vieja, mal vestida, desarreglada y demás pecados capitales que, por ser mujer, no me están permitidos en una sociedad de féminas obligadamente lindas.

Necesito puntualizar, antes de seguir con esta diatriba en pro de la fealdad, que no practico la ridícula tarea de andar desprestigiando a las bonitas ¿Por qué habría de hacerlo, si tienen la simpatía de sonreírme desde cualquier revista, catálogo o anuncio publicitario dirigido a las feas como yo? Ellas solo buscan convencerme, amablemente, que si no las imito estoy mal.

Jamás alardeo de una inteligencia superior para justificar la ausencia de belleza en mi apariencia. Además, ni la tengo: ¡Hasta hace poco juraba que un coco era una pipa madura! Siempre he visto, en esa manía de dividirnos entre tontas y eruditas, una forma solapada de percibir a las otras como una amenaza.

Sin embargo, confieso que alguna vez traté de ser linda, pero después del hambre, el dolor y la depresión que me estaba causando no provocar masturbaciones masivas adonde quiera que llegara, aborté la misión. Ser fea es más saludable y hedonista. No hay que caminar haciendo equilibrio, ni reprimirse las papilas gustativas, coger con ropa puesta, la luz apagada, o ponerse una cobija encima después del primer orgasmo, menos pedir perdón ni verse minimizada por salir de la casa sin ¿arreglarse? ¿Acaso nuestra condición natural es defectuosa?

Me prefiero así, con la antiestética esperanza de seguir viviendo sin pedirle permiso a los espejos ni a la banda de corporaciones, empresas farmacéuticas o concursos de belleza que comercian con mi derecho a ser feliz tratando de acomplejarme.

Debo decir que me resultó liberador comer cuando lo deseaba. Comencé a darme cuenta de que el mundo tiene problemas con las mujeres que abren la boca para complacerse a ellas mismas en lugar de complacer a otros. Comelona y habladora resumen dos atributos impensables para una linda. Curioso que algo tan elemental como el alimento y las palabras estén prohibidos en la lista de pautas a seguir para alcanzar la forma ideal de ser hermosa.

Curioso también que los teóricos, comerciantes y promotores de nuestra belleza – la que, según estos Pontífices de la anorexia, debemos tener – sí se permitan ser hiperbólicamente gordos, descaradamente panzones, profusamente arrugados que, muy dueños de su cuerpo, se dejan crecer el pelo en donde sea que la madre naturaleza se los ponga, sin que nadie arrugue con asco los músculos de la frente cuando los ve pasar.

Sospechoso es, sin lugar a dudas, que la belleza ideal – la que se vende en cámaras de bronceado y tallas extra small – forme mujeres frágiles, serviles, inconformes con verse tal como son pero obsesionadas por parecer un anuncio impreso en alta definición.

Por todo esto, elegí, hace ya bastante tiempo, ser fea, soberanamente fea; porque me gusto y eso es precisamente lo que una aspirante a linda no puede hacer: apreciarse desde que amanece hasta que se vuelve a dormir. Despreocuparse si la están viendo para asegurar que existe. Utilizar el dinero de una cirugía innecesaria en comprar antojos, irse de viaje, pagar la inscripción a la Maratón de New York y correr chinga hasta donde la censura se lo permita. Luego, reírse cuando la tapen, no porque está loca, sino porque celebra que su cuerpo le pertenece aunque intenten negárselo.

Fête de la Science et souffrance dans la recherche

La Science au XXI Siècle - Xov, 02/10/2014 - 17:56

Le 2 octobre 2014, cinq jours après le début de la Fête de la Science, le problème souligné dans nos articles « Fête de la Science : quelles mobilisations, quel message ? » (I) et (II), et « Fête de la Science : quelles mobilisations, quel contenu ?» (I) et (II) reste plus que jamais actuel. A savoir, l'absence d'une dénonciation conséquente du rôle de l'Union Européenne et de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Si Sciences en marche fait l'objet d'une importante médiatisation, les véritables problèmes de fond sont largement étouffés. Pourtant, les communiqués de la Commission Européenne des 23 septembre

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« Pourquoi j'ai démissionné de l'Université de Lorraine » - Vincent Goulet, Blog de Mediapart, 02 octobre 2014

Sauvons l'université - Xov, 02/10/2014 - 17:33

Lettre ouverte d'un ancien Maître de conférences à Geneviève Fioraso, Secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche

Le 2 octobre 2014

Madame la Secrétaire d'Etat,

Recruté en 2010 comme maître de conférences à l'université de Lorraine, je me suis finalement résolu à envoyer ma lettre de démission à mon président en avril dernier. C'était, je m'en souviens, un jour où vous parliez à la radio pour redire, avec moult chiffres à l'appui, que l'université en France était sur la voie du progrès, c'est-à-dire de l'excellence et de la justice sociale. Pendant quatre ans d'exercice à Nancy, j'ai vu tout le contraire : une détérioration croissante des conditions de travail jusqu'à l'impossibilité de faire correctement mon métier d'enseignant-chercheur.

Si chacun peut apprendre en ce monde, nul ne peut se vanter d'y enseigner avec facilité. Enseigner est un métier passionnant et frustrant, dont vous avez pu brièvement prendre, en début de votre carrière, la mesure. Mais il n'est aujourd'hui plus question de pédagogie : plutôt que des enseignants, nous sommes devenus avant tout des gestionnaires de diplômes. La multiplication des formations professionnalisantes, le manque de personnel administratif conjugués au nombre insuffisant d'enseignants-chercheurs statutaires conduit chacun de nous à prendre en charge la responsabilité d'un diplôme ou d'une année avec toutes les charges que cela comporte : élaboration des maquettes des enseignements, construction et suivi des emplois du temps, recherches d'enseignants vacataires, rédaction des multiples dossiers de financement, organisation des sélections et recrutements des étudiants, levée de la taxe d'apprentissage auprès des entreprises, organisation des « portes ouvertes », suivi des dossiers de demande de VAE, multiples réunions sur le fonctionnement du campus, et j'en passe…

Toutes ces tâches n'ont pas de lien direct avec la pédagogie et la transmission du savoir aux étudiants. Nous sommes devenus des super « chefs de service administratif ».

J'aurais bien aimé me former aux nouvelles techniques numériques comme Moodle, me lancer dans les délices de l'innovation pédagogique ou tout simplement avoir le temps de mieux préparer mes cours. Mais non, toujours dans l'urgence, nous n'avons plus le loisir de laisser maturer nos idées, ces germes d'innovations dont vous faites sans cesse la promotion et qui ne peuvent grandir que dans une certaine disponibilité d'esprit qui est le propre des êtres civilisés.

Vous avez dû entendre déjà une autre plainte qui monte des bas-fonds de l'université, université que vous connaissez finalement peu en pratique : les tâches administratives nous asphyxient aussi comme chercheur. La deuxième part de notre métier, théoriquement la moitié de notre temps de travail, est réduite à la portion congrue, toujours renvoyée à plus tard, toujours morcelée, si bien qu'on ne peut guère mener une réflexion approfondie. L'immense majorité des Français croit encore que le « prof de fac » est en vacances de juin à octobre. Avec la semestrialisation et une rentrée universitaire début septembre, la plupart des enseignants-chercheurs ne quittent leur bureau que le 21 juillet pour le retrouver le 25 août. Temps de vacances bien méritées, mais plus celui d'écrire un article scientifique de fond ou encore moins un livre.

La pernicieuse logique du financement de la recherche sur contrat nous contraint à déposer en permanence des projets de recherche, de faire des tableaux de financement, de faire et défaire des retro-plannings pour ensuite remplir des évaluations intermédiaires censées justifier l'utilisation des fonds reçus. Les contraintes d'administration de la recherche achèvent d'étouffer l'esprit de la recherche : nous sommes devenus des « porteurs de projet » spécialistes en montage de dossier de financement. Les directeurs de labo sont mués en véritables chefs d'entreprise. Contraints de courir après les financements et de gérer au jour le jour les multiples problèmes administratifs, ils peinent à s'investir dans leur mission première : l'animation scientifique du collectif de recherche dont ils ont la responsabilité. La concurrence étant organisée par le ministère de la recherche lui-même, beaucoup se lancent dans la course aux « Labex » (laboratoire d'excellence), « Idex » (initiative d'excellence) ou autres « Equipex » (équipements d'excellence) et aux bénéfices symboliques associés à ces financements. Dans ce monde saturé d'excellence, grande est la tentation de s'en remettre à sa mesure quantitative : chaque financement arraché aux institutions devient un trophée brandi en réunion de directeurs de labo, où chacun cherche à montrer qui en a le plus gros (de budget). Dans ce contexte, on ne lit plus attentivement les travaux des collègues pour les discuter, on rédige des dossiers souvent à la hâte, dans le cadre politique propre à l'établissement plutôt que dans un souci de cohérence scientifique, et on se méfie des autres chercheurs qui sont autant de concurrents en lice pour obtenir ces si prestigieux financements. Je devais être naïf, mais j'avais une autre image de la « communauté scientifique ».

Ajoutez à ce triste tableau, Madame Fioraso, une fusion à « moyen constant » des quatre universités de Lorraine en un unique méga-établissement, une fusion citée en exemple par votre prédécesseuse, Mme Pécresse, et que vous n'avez pas remise en cause. Toutes les entreprises du privé savent qu'une fusion coûte cher à court terme pour économiser de l'argent à long terme. En Lorraine, nous avons fait une fusion à moyens constants, une fusion « à sec », en quelque sorte. Enfin pas tout à fait : plutôt que des enseignants ou des personnels administratifs, l'université a embauché une armée de consultants et de chargés de mission qui ont peuplé les « services centraux » et qui nous ont rapidement cassé les pieds pour que nous remplissions leurs paperasserie d'évaluation de l'excellence désormais érigée en Leitmotiv - alors que nous pleurions pour une ramette de papier ou quelques crayons de papiers. « Big is beautiful », sur le papier du moins, favorable parait-il à de bons « classements internationaux des universités » mais c'est au détriment des étudiants et de leurs conditions d'études : imaginez votre premier cours de TD devant un groupe de TD de 45 étudiants de L1, tout juste sortis du lycée. Bien sûr, vous leur souhaitez la bienvenue et annoncez que vous espérez la réussite de tous, mais en votre for intérieur vous savez bien qu'il serait opportun que dix ou quinze d'entre eux abandonnent avant Noël pour avoir des conditions normales d'études... Autre injonction contradictoire : délivrer des diplômes très « professionnalisants » avec des ordinateurs dépassés et des logiciels obsolètes. Tous juste si les vacataires du monde de l'entreprise ne doivent pas amener leur propre matériel pour faire cours.

Pendant deux ans, j'ai beaucoup râlé, essayé de mobiliser mes collègues pour protester et faire bouger les choses. Hélas, des cohortes de docteurs sans poste attendant aux portes de l'enseignement supérieur, et on m'a bien fait comprendre que j'avais bien de la chance d'avoir été recruté. Ultime argument : « c'était encore pire ailleurs » qu'à l'université de Lorraine. Bien loin de me consoler, cela m'a plutôt inquiété… Comme le disait l'économiste et sociologue Albert Hirschman, quand on ne sent pas bien dans une institution et que la « Loyalty » à ses propres valeurs l'emporte, l'alternative se réduit à « Voice » ou « Exit ». Après avoir fatigué les oreilles de mes collègues, j'ai finalement décidé de partir. Cela n'a pas été facile, ni de gaité de cœur. Plutôt qu'enseignant-chercheur statutaire, je suis devenu chercheur-enseignant précaire, chercheur sur contrat et enseignant en vacation. Avec des revenus divisés par deux, mais enfin un peu de liberté.

Je reste néanmoins un incurable optimiste : un jour, bientôt peut-être, le monde universitaire se remettra en mouvement pour exiger sa juste place et sa juste reconnaissance dans notre société ; un jour, bientôt peut-être, les conditions de travail seront meilleures dans les facs ; un jour, bientôt peut-être, on aura le courage de réformer l'actuel système inégalitaire de l'enseignement supérieur et on cessera de faire des économies sur l'éducation des jeunes générations ; un jour, peut-être, les perspectives de recherche seront dégagées par les chercheurs eux-mêmes et non pilotées par des administrations ou des politiques régionaux soucieux de retours rapides sur investissement.

Tout cela, Madame la Secrétaire d'Etat, vous ne pouvez pas l'ignorer. Bien des collègues avant moi vous ont déjà fait part du malaise qui nous étreint toutes et tous. Ce courrier vous est remis par des collègues engagés dans la marche pour les sciences qui arrivera à Paris le 18 octobre prochain. Les gels de postes de plus en plus nombreux dans les universités commencent à faire bouger les choses. Sauriez-vous vous défaire de la langue de bois ministérielle et des spreadsheets de votre cabinet pour prendre enfin la mesure de la crise que traversent l'enseignement supérieur et la recherche ?

Vincent Goulet,

Docteur en sociologie

Ancien Maître de Conférences à l'université de Lorraine.

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World Teachers' Day: share your stories of what your teachers taught you

Guardian Unlimited: Education - Xov, 02/10/2014 - 16:56

Sunday 5 October is when we celebrate teachers around the world. Join us by sharing stories, pictures and messages about your favourite teachers and the best advice they gave you

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Sexualidad humana y revolución feminista

Paquidermo - Xov, 02/10/2014 - 15:42

 

El término “revolución” se usa poco hoy por hoy. Si es poco utilizado, conviene aclarar algunos de sus caracteres. Social, política y culturalmente se habla de ‘revolución’ cuando uno o varios actores políticos, que expresan fuerzas sociales, consiguen transferencias de poder que lesionan la capacidad del bloque dominante para reproducir su dominio económico-político y cultural. Las revoluciones poseen por ello fases: acumulación de fuerzas, asalto al poder y, si éste tiene éxito, ejercicio de consolidación e institucionalización del nuevo bloque político-cultural, alternativo del carácter y ejercicio del antiguo régimen. Contrariamente a lo que es común celebrar, los momentos decisivos de los procesos revolucionarios son el de acumulación de fuerzas y el de conformación del nuevo bloque político-cultural porque es en ellos que se destilan los sectores hegemónicos y el carácter del ejercicio de su hegemonía. Pero en los relatos suele preferirse la emoción heroica del video o la foto que muestra a los revolucionarios alzándose triunfantes en los espacios que antes les eran vedados. No se contempla aquí si el proceso revolucionario siguió una línea parlamentaria o su conducción estratégica fue político-militar.

Obviamente los procesos revolucionarios requieren de elementos objetivos (pueden ser gestados por los sectores revolucionarios o por otros factores) y subjetivos (creación de identidades) para materializarse. Sin los elementos objetivos, la probabilidad de derrotas y un eventual aplastamiento de los empeños revolucionarios son altas. Sin los factores subjetivos (pasión de lucha) no se logrará transferir a otros sectores la legitimidad del proceso y de los cambios revolucionarios. Los procesos revolucionarios no cifran su suerte en decretos: triunfan si con constancia, ardor y sabiduría se logra acumular fuerzas, se enfrenta a los enemigos en espacios favorables a los revolucionarios y se logra que una mayoría de la población desee una nueva manera de estar-ser el mundo. Hasta aquí esta sumaria presentación.

¿Revolución de las mujeres o de la sexualidad humana? Suele darse una confusión frecuente (de inspiración periodística) entre una “revolución femenina” o feminista, y una eventual “revolución de la sexualidad humana”. Se trata de procesos diversos, el segundo más amplio y radical que el primero. Una revolución femenina, en cambio deriva parte de su energía, no toda, de una materialización de la revolución en la sexualidad humana. Reclamos de mujeres contra la discriminación acompañada de sometimiento del género femenino en las sociedades modernas, y de siempre, tienen hitos en la ejecución sumaria de Olympe de Gouges (1793), una intelectual que luchó contra el racismo y la discriminación contra las mujeres en una de las fases más duras de la Revolución Francesa, o sea hace más de dos siglos, y en el trabajo, editado como libro, de Simone de Beauvoir, El segundo sexo (1949), que logró ubicarse en el sitio número 11 entre los textos más destacados del siglo XX. Los reclamos contienen asimismo una lucha extendida y generalizada por el sufragio femenino que se inició en el siglo XIX y que todavía no tiene éxito planetario porque Estados como Arabia Saudita y El Vaticano, entre otros pocos, no lo aceptan. La discriminación en los mercados laborales sigue lesionando a las mujeres, en especial a las jóvenes. Considerados cada uno por sí mismo ninguno de estos procesos (ciudadanía plena, sufragio, acceso a los mercados, en particular el laboral) tiene significado revolucionario. Sí lo tiene la autonomía socio-cultural presentada como reclamo y programa por El segundo sexo. Otras demandas y luchas, occidentales y no-occidentales, mostrarían su alcance revolucionario insertas, con las peculiaridades pertinentes, en la propuesta de ese libro.

La lucha igualitarista de mujeres tiene también logros culturales significativos. Consiguió probar que el cara a cara familiar contiene/expresa relaciones de dominación que discriminan a mujeres, niños, jóvenes y ancianos. Gracias a este aporte, los vínculos en el seno de las familias, hasta este momento incluso valorados por muchos como ‘naturales’, fueron exhibidos en su carácter político-cultural de imperio. El aspecto principal de esta constatación es que no existirá liberación femenina sin transformación radical de las lógicas autoritarias que ‘animan’ a las diversas formas de institución familiar. De hecho, las familias son el primer espacio en que niñas y niños beben el patriarcado como una sensibilidad (e ideología) natural. El punto avanza hasta cuestionar el carácter “sagrado” de instituciones e imaginarios ligados con la maternidad, la heterosexualidad vinculante u obligatoria y el amor “romántico”. Cultural y políticamente no es menor este logro.

Sin embargo, el principal aporte material (objetivo) a las luchas de mujeres durante el siglo XX lo dio la invención, a finales de la década de los cincuenta del siglo pasado, de los anticonceptivos con efectividad de casi el 100%. La “píldora” entrega, por primera vez en la historia de los seres humanos, la posibilidad cierta de separar la sexualidad reproductiva de una sexualidad orientada a la integración personal. Por primera vez las personas y parejas pueden optar o entre sostener relaciones sexuales genitales continuas para tener hijos y criarlos o tenerlas para solo existir como pareja (o parejas) y para estimular tanto la autoestima personal como la capacidad de comunicarse con los entornos humanos y naturales. La elección de este tipo de anticonceptivos no anula la capacidad de la mujer para quedar embarazada si se deja de tomar la pastilla, ampliando su margen de libertad y la de la pareja. Con lentitud avanza una píldora equivalente para los varones (bloquea el transporte de espermatozoides) que podría quizás ser comercializada en esta segunda década del siglo XXI. ¡Más de medio siglo después que la femenina!

Las píldoras anticonceptivas, sin embargo, no pueden ser consumidas por todas las mujeres. Con independencia de su precio, requieren de control médico y poseen efectos secundarios no deseados. Por lo tanto se trata de un proceso material con alcance revolucionario todavía inconcluso. Pero la idea-valor de la separación sexo/procreación y sexo/integración personal ya ha sido sembrada. Su alcance universal tropieza sin duda con prejuicios machistas y sensibilidades culturales (patriarcales y religiosas, principalmente).

Los anticonceptivos de altísima efectividad, que no impiden las infecciones posibles en el tráfico genital, se vieron complementados en la última parte del siglo XX por la aparición del Sida. El síndrome de inmunodeficiencia adquirida reanimó la utilización de preservativos (condón) masculinos y generó la aparición de un dispositivo, todavía menos utilizado, semejante para las mujeres. Así, en el campo de una revolución sexual para la especie los avances materiales son significativos.

Pero una revolución posible en la sexualidad humana no es lo mismo que una revolución de inspiración feminista. Conceptualmente podría darse revolución de la sexualidad y mantenimiento de la dominación patriarcal e, incluso, dotada de nuevo brío. La posibilidad de violentar sexualmente hembras, por ejemplo, puede aumentar por el auge de los anticonceptivos. Por sí mismos ellos no aminoran la violencia cultural y la discriminación generalizada contra las mujeres. Los anticonceptivos abren posibilidades, pero también, en ausencia de un cambio cultural, pueden reforzar o ampliar las violencias. La imaginación humano-patriarcal probablemente no tiene límites. Y si se habla de revolución, ella contiene, como se ha dicho, transferencias de poder. Estas transferencias siempre encuentran sólidas resistencias. Ahora, de materializarse una revolución sexual que, insistimos, es factible, las primeras beneficiadas con ella serían las mujeres (que hoy son las principales víctimas) y, después, todos. Incluye la Naturaleza.

Revolución (factible) en la sexualidad y penuria de una revolución feminista. Conceptualmente una revolución en la sexualidad humana ya está aquí y su horizonte más vistoso es la posibilidad de una sociedad mundial erótica, es decir pacificada. Por el contrario, la posibilidad de una revolución feminista ha perdido energía en la transición entre siglos. Para ello se articulan factores sistémicos y situacionales. De los primeros, el central es la mundialización efectiva de la forma mercancía y con ella de la cultura del “cómprelo, úselo y bótelo”. La idea de la hembra como mercancía (botín de guerra) es tan antigua como las primeras sociedades de la especie y por lo tanto encaja a la perfección en una planeta en la que todo (machos y hembras) se entiende como factor para conseguir ganancias y prosperar en los negocios. En un mundo a la vez excitado y sobrerreprimido la sexualidad explícita vende y esto sostiene el auge de la pornografía y su penetración en todos los espacios de la existencia social. Como es obvio, “cómprelo, úselo y bótelo” es un lema cultural. Vale incluso para el planeta Tierra.

Los factores situacionales son más complejos. El primer escollo es que existen feminismos en plural (no todos ellos expresados en movimientos sociales), lo que por sí mismo, no es algo negativo pero se transforma en obstáculo si estos feminismos se ignoran unos a otros, no dialogan entre ellos y consecuentemente no articulan ni sus luchas ni su bagaje conceptual, que lo tienen. Francesca Gargallo, una de sus principales activistas y pensadoras actuales, italiana radicada en México, suele hablar del feminismo como un movimiento de movimientos, a veces en diálogo, a veces enfrentados, pero que con frecuencia se desconocen mutuamente. Es decir se trataría de movilizaciones distanciadas que no alcanzan el carácter de un movimiento social con diversas opciones (que se discuten en la lucha). Para efectos de acumulación de fuerzas, como ya hemos explicado, esta dinámica resulta ruinosa. Feministas liberales por un lado, feministas socialistas por otro, feministas de la diferencia natural-cultural por allá, de la diferencia legítima por acá… no solo no dialogan sino que resultan débiles para convocar a otros sectores para sus luchas. En el extremo, se condenan a ser minorías.

El asunto se agrava si una de esas minorías hace de los machos empíricos, y no de la dominación patriarcal, su enemigo central. El asunto suele desembocar en durísimas tesis lesbianas, opción sexual legítima pero a la vez de minoría. Resulta cómodo así para los interesados descalificar a todos los feminismos con la etiqueta homosexual. La opción homosexual sin duda es legítima en la especie, pero también de minoría (hay que diferenciarla de la homosexualidad ocasional que seguramente alcanza números mucho más altos). Añádase que la mayoría de mujeres del planeta asumen sus identificaciones tal como se las provee/inyecta el patriarcado y se tendrá una imagen de la debilidad que supone una movilización de movilizaciones que no se hablan, o se hablan poco, y no se escuchan entre sí. Para el caso latinoamericano, agréguese que la principal iglesia (por número de fieles) considera la homosexualidad una aberración y sostiene que la verdadera ‘naturaleza’ femenina se manifiesta en la maternidad y la crianza (o sea es un ser-para adentro-del-hogar) y se podrá asumir las dificultades, en especial si se cometen errores, de acumular fuerzas en espacios político-culturales de género.

Se requiere no ignorar, no trazar rutas enteramente paralelas, no descalificar las luchas de otros sectores de mujeres (y hombres) y conversar, dialogar, llegar a acuerdos y a acciones conjuntas. Que las líderes no se despeguen de sus bases. Al mismo tiempo, desplegar teoría de mujeres en lucha. En ésta deben tener papel destacado las mujeres de sectores populares. Pelean firme, no se arrugan, pero también usualmente no se entienden a sí mismas y a sus familias como señales del sistema.

La situación se complica porque el establishment también husmea la ‘amenaza feminista’ y genera sus propias políticas de fragmentación para diluirla. Ha ampliado, por ejemplo, el ingreso de mujeres a los mercados de educación y negocios e incluso a la política. Solo las excluye de los altos mandos de los Ejércitos. Hoy existen mujeres ejecutivas (a veces disfrazadas de varones), pero también el mercado las divide entre bellas-fascinantes y feas que pueden transformarse en bellas. Auge de la cosmética, de las modelos top (que si no son estúpidas (solo las iguala un modelo masculino) lo fingen con talento y constancia). El matrimonio con sujeción patriarcal sigue vendiendo en diarios, revistas y películas. Se le puede entrar a esta neo-sensibilidad y manejo patriarcal, pero el asunto requiere fuerza para denunciar desde sitios estratégicos y políticamente articulados. El sistema también ha tenido éxito en aislar a las mujeres líderes de bases amplias, y en hacer del feminismo algo de exclusiva competencia de las mujeres. El asunto se agrava si el feminismo se concentra-reduce en algunas pocas mujeres que el sistema promociona como ‘excepcionales’. Seguramente lo son, pero su capacidad se mide por su capacidad para constituir fuerza social alternativa, no por los auditorios que la escuchan.

No resulta factible ir más allá en el espacio de este artículo. Lo que centralmente se quiere comunicar es lo siguiente: las luchas feministas de distinto tipo se inscriben en las posibilidades abiertas por una revolución factible en la sexualidad humana. Esto quiere decir que las diferentes secciones de movilización de mujeres deberían buscar articularse (sin perder identidad propia) y, al mismo tiempo, incorporar a sus luchas, desde su propia perspectiva, a los varones no machistas o que deseen superar su machismo, en el marco de una común revolución erótica propia de una humanidad que no discrimina ni somete. Hoy avanzar pasos en este sentido es factible. Vale la pena intentarlo.

Salaires, mesures catégorielles : le gouvernement tape fort sur les fonctionnaires - Sylvain Henry, Acteurs publics, 1 octobre 2014

Sauvons l'université - Xov, 02/10/2014 - 15:30

Lire sur le site d'Acteurs publics

Le projet de loi de finances 2015, présenté mercredi 1er octobre, confirme le gel du point d'indice des agents publics jusqu'en 2017 et n'évoque aucune “clause de revoyure”. Les mesures catégorielles seront par ailleurs très fortement réduites jusqu'à la fin de la mandature.

Le point d'indice de la fonction publique n'est pas revalorisé et les enveloppes de mesures catégorielles sont fortement réduites.” C'est ce que précise le projet de loi de finances 2015, rendu public mercredi 1er octobre par le gouvernement. Un plan d'économies de 7,7 milliards d'euros est programmé sur l'ensemble des dépenses de l'État et de ses agences pour l'année 2015, dont 1,4 milliard sur la masse salariale. Sa progression sera, peut-on lire, limitée à 0,6 %, “soit un niveau largement inférieur à l'inflation prévisionnelle” de 0,9 % l'année prochaine.

Gelé depuis l'été 2010, le point d'indice – qui sert de base au calcul du traitement des agents publics – ne sera pas augmenté, non seulement l'année prochaine, mais jusqu'à la fin de la mandature, en 2017. Une annonce qui confirme les déclarations de Manuel Valls au printemps dernier. Sauf que le Premier ministre évoquait alors une possible “clause de revoyure” en fonction d'un retour marqué de la croissance. Cette clause n'est pas évoquée dans les documents publiés mercredi par Bercy…

177 millions d'euros par an pour les mesures catégorielles

Par ailleurs, les enveloppes consacrées aux mesures catégorielles seront fortement réduites, passant en 2015 à 245 millions d'euros, contre plus de 500 millions d'euros par an entre 2007 et 2012. Le projet de loi de finances précise par ailleurs que “les enveloppes catégorielles seront ramenées à 177 millions d'euros par an sur la période 2015-2017” et ciblées prioritairement sur les bas salaires.

177 millions d'euros sur trois ans, cela représente 531 millions d'euros pour la période 2015-2017 (177 x 3 = 531). Puisque 245 millions seront dépensés en 2015, il ne restera plus que 286 millions (531 – 245 = 286) pour les années 2016 et 2017. Soit 143 millions par an sur ces deux années… Beaucoup de chiffres pour un résultat clair : les ministères n'auront quasiment plus aucune marge de manœuvre financière pour revaloriser leurs agents. Les mesures catégorielles permettent notamment de revaloriser le volet indemnitaire des salaires ou de reconnaître l'évolution d'un emploi.

Voilà des données qui devraient “braquer” encore plus des organisations syndicales qui n'en finissent plus de demander, en vain, une hausse des rémunérations. Elles sont publiées alors que le ministère de la Fonction publique doit démarrer une importante négociation – plusieurs fois reportée ces dernières semaines – sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations des agents publics, le 8 octobre.

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Fioraso à l'Université de Strasbourg : mobilisation ! - Durga, La feuille de chou, 1er octobre 2014

Sauvons l'université - Xov, 02/10/2014 - 15:00

Lire sur le site

Communiqué de presse :

Ce vendredi 3 octobre Geneviève Fioraso, secrétaire d'État à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche, sera en visite à Strasbourg. Elle rencontrera à 14h30 les élus CFVU [Commission de la formation et de la vie universitaire] au Collège Doctoral Européen (46, boulevard de la Victoire), lors d'une table ronde sur l'insertion professionnelle.

Fioraso se rend à Strasbourg pour parler de ce qu'elle a contribué à détruire : la possibilité pour les étudiants d'avoir un diplôme de qualité leur permettant d'accéder à un emploi stable et décent à la sortie de l'université.

Assez des tables rondes entre quelques intimes et théoriciens de l'université néolibérale ! Fioraso reste encore une fois à mille lieues de l'austérité quotidienne qui détruit l'Université de Strasbourg. C'est à nous de ramener la colère des étudiants et des personnels de l'Université devant la secrétaire d'État pour lui rappeler le prix de sa politique libérale : l'ESR est victime de 120 millions d'euros de baisse budgétaire au niveau national. La loi Fioraso de juillet 2013 n'a fait qu'accentuer la privatisation et la mise en concurrence des universités. Le résultat est qu'aujourd'hui 38 établissements sont en situation de faillite ou de difficultés budgétaires, qu'un étudiant sur deux échoue en première année et que 33% de jeunes diplômés sont au chômage.

À Strasbourg les effets des coupes budgétaires précarisent jour après jour, non seulement les conditions d'études et la réussite des étudiants, mais aussi les conditions de travail des personnels de l'Université : 4 millions de budget en moins pour l'année 2014 ont correspondu à une baisse de 20% dans le budget de fonctionnement de chaque UFR !

Assez Madame Fioraso ! Université ne rime pas avec austérité !

Étudiants et personnel, dans le silence général nous sommes encore une fois appelés à défendre l'université publique.

Contre le désengagement du gouvernement. Contre l'austérité et les coupes budgétaires. Contre la gestion managériale et l'autonomie budgétaire de nos universités !

Pour une université publique, démocratique et financée à la hauteur de ses besoins.

Pour la réussite des étudiants et un travail digne pour le personnel !

Le Collectif de mobilisation étudiante, issu des mobilisations universitaires de décembre 2013 et janvier 2014, appelle aux mobilisations suivantes :

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE le jeudi 2 octobre à 19h à la Caféteria de l'Agora (bâtiment Le Platane, campus central).

RASSEMBLEMENT le vendredi 3 octobre à 14h devant l'Agora (bâtiment Le Platane, campus central). Direction : le Collège Doctoral Européen. Nous demandons qu'une délégation des étudiants et des personnels soit écoutée !

Collectif de mobilisation étudiante – Université de Strasbourg

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Enseignement supérieur Conférence des grandes écoles La carte de la diversité - Jean-François Clerc, DNA, 2 octobre 2014

Sauvons l'université - Xov, 02/10/2014 - 14:48

Lire sur le site de Dernières Nouvelles d'Alsace

La ministre Geneviève Fioraso clôturera demain le congrès de la Conférence des grandes écoles qui ouvre aujourd'hui à Strasbourg. 160 représentants d'écoles d'ingénieurs et de commerce évoqueront leur avenir au sein des contrats de site.

À l'heure de la réforme de l'enseignement supérieur et de la recherche, « les grandes écoles sont confrontées à des choix structurants pour l'avenir », estime ce représentant de la Conférence des grandes écoles (CGE) qui rassemble 215 de ces établissements formant aux métiers d'ingénieur et de commerce, dont sept d'Alsace. En choisissant Strasbourg pour organiser son congrès annuel sur le thème « Regroupement de site : à la recherche d'un équilibre entre uniformité et diversité », la CGE met l'accent sur la diversité au sein des contrats de site (qui regroupent les établissements d'enseignement supérieur et de recherche derrière une université).

« La formation d'un ingénieur coûte 10 000 euros par an »

Strasbourg a été le premier ensemble universitaire à opter pour un modèle associatif. Avec l'Université de Strasbourg (Unistra) en chef de file, ce modèle a permis de rallier l'Université de Haute Alsace et d'intégrer des grandes écoles aux statuts très différents.

En témoigne le choix des trois établissements qui vont accueillir la Conférence des grandes écoles présidée par Philippe Jamet, directeur général de l'Institut mines-télécom. Ce matin, les premiers débats et ateliers se déroulent à l'EM Strasbourg, la seule école de management en France intégrée à une université. L'après-midi, les congressistes se rendront à l'Insa (Institut national des sciences appliquées), récemment associé à l'Unistra dans le cadre de la nouvelle loi de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ce congrès s'achèvera vendredi à l'école nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg (Engees), qui a la particularité d'être sous la tutelle du ministère de l'Agriculture (lire ci-dessous).

Des élus politiques et des universitaires interviendront durant ces deux jours, dont Horst Hippler, président de la Conférence des recteurs d'université allemands, qui présentera le modèle d'outre Rhin. Geneviève Fioraso, secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la recherche, clôturera ces deux journées en évoquant sans doute la demande de la CGE visant à permettre à tous les établissements d'enseignement supérieur, y compris les grandes écoles, de délivrer des diplômes nationaux de master.

Les limites de l'augmentation du nombre de diplômés

En Alsace, 14 écoles d'ingénieurs, d'architectes et de management sont rassemblées au sein du réseau Alsace Tech. Elles accueillent plus de 8 300 étudiants dont 35 % de filles et 30 % de boursiers, deux chiffres en diminution. En attendant la signature prochaine d'un nouveau pacte ingénieurs avec la Région Alsace, les 12 écoles d'ingénieurs ont atteint en 2013-2014 l'objectif de sortir 1 000 ingénieurs par an.

Le nombre de diplômés n'a cessé d'augmenter, avec 656 ingénieurs formés en 2007, 748 en 2010, 860 en 2013 et plus de 1 000 cette année, chiffres renforcés par l'arrivée des promotions de l'école nationale supérieure d'informatique pour l'industrie et l'entreprise (Ensiie) et de l'Ecam Strasbourg-Europe, qui s'étaient implantées en 2009 et 2010 en Alsace. Mais cette augmentation a aussi ses limites. « Les moyens de fonctionnement des écoles d'ingénieurs, les bâtiments, le personnel ne permettent pas d'augmenter fortement les effectifs. La formation d'un ingénieur coûte en moyenne 10 000 euros par an, à un moment on sature », explique Marc Renner, président d'Alsace Tech et directeur de l'Insa.

L'avenir des grandes écoles passe par le renforcement des liens avec l'université, les unités de recherche et les entreprises. Le nombre d'apprentis ingénieurs est déjà passé de 143 en 2007-2008 à 537 en 2013-2014.

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Communiqué de presse du SNCS-FSU sur le budget 2015 de l'enseignement supérieur et de la recherche. 1er octobre 2014

Sauvons l'université - Xov, 02/10/2014 - 14:38

Le projet de budget 2015 de l'enseignement supérieur et de la recherche (ES-R) se caractérise avant tout par la continuité avec les précédents. Les premières annonces prévoient une stagnation du budget pour les trois prochaines années.

Après 10 ans de chute de la position française en matière de recherche, il convenait pourtant de rétablir la situation, avec au moins l'objectif d'atteindre 3 % du PIB pour la recherche d'ici 10 ans. C'est un objectif modeste que l'Allemagne vient de franchir. D'après les rapports Le Déaut et Berger de l'hiver 2012-2013, la réalisation de cet objectif, déjà affiché par l'Europe en 2000, suppose qu'on accroisse le budget de l'ES-R d'au moins un milliard chaque année. On en est loin° !

Aujourd'hui, après ces 10 ans où les gouvernements de droite ont conduit à un fort recul des dépenses de recherche publiques et privées, après la forte dégradation de la situation des établissements universitaires et de recherche, on peut au mieux admettre que la gauche a stabilisé au fond du trou les moyens de l'ES-R. Encore ne faut-il pas y regarder de trop près car partout on constate, sur le terrain, de nouveaux reculs.

S'agissant de l'emploi, la question n'est pas de le préserver mais d'investir massivement pour rattraper le retard et résorber la précarité dans l'ES-R.

Rattraper, dans les 10 ans qui viennent, le retard de la France nécessite, dans un cadre de croissance budgétaire, la création de 7 000 emplois par an. Des redéploiements budgétaires sont nécessaires, à commencer par la transformation des crédits de fonctionnement, de l'ANR et des PIA servant à payer les précaires en emplois budgétaires, pour intégrer ces personnels dans le respect des procédures. Tout aussi nécessaire apparaît la moralisation du crédit impôt-recherche (au sujet duquel on ne compte plus les rapports officiels dénonçant son inefficacité) et la restriction de son enveloppe, avec transformation immédiate, dans la somme qui lui est consacrée, d'1 milliard d'euros, puis à terme de 2 milliards, pour permettre les créations d'emplois indispensables dans l'ES-R.

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È. Morisi (dir.), Camus et l'éthique

Fabula - Xov, 02/10/2014 - 14:37
Camus et l’éthiqueÈve Morisi (dir.). Paris: Classiques Garnier, 2014.ISBN-10: 281243242X; ISBN-13: 978-2812432422226 p.29 euroshttp://tinyurl.com/qatjdafPrésentation«Vivre bien, avec et pour l’autre, dans des institutions justes.» Telle est la définition que le philosophe Paul Ricœur donne de l’éthique. Il l’oppose à la morale, qui, bien que renvoyant étymologiquement à un même objet, nos mœurs, est pour sa part informée par des obligations et interdictions que modèle une norme. Le présent volume prend pour point de départ la définition concise et contrastive de Ricœur afin de revisiter la vie et l’œuvre d’Albert Camus (1913-1960). Les réflexions, fictions, actes et aspirations nés de la conscience du prix Nobel y sont examinés. « Vie bonne», rapport engagé au monde, à l’autre, à l’histoire, modes de partage désirables : autant de quêtes ardues chères à Camus dont la pertinence semble pérenne.Table des matières Albert Camus, la morale et l’éthique (Ève Morisi)Vues de l’intérieur: les éthiques de Camus (Entretien d'Ève Morisi avec Roger Grenier)Première partie. Face à l’absurde1. Camus et l’éthique du hasard (David H. Walker)2. Le juste et le vrai dans L’Étranger (Franck Planeille)3. La guerre de Camus: L’Étranger et Lettres à un ami allemand (Colin Davis)Deuxième partie. Formes de la révolte?4. Faire mal et faire le mal: les «méchants» chez Camus (Marie-Sophie Doudet)5. De l’Absurde à l’Amour. La «révolution» éthique de Camus entre Nietzsche et Scheler (Samantha Novello)6. «Bien faire son métier»: travail et réflexion éthique chez Camus (Guy Basset)Troisième partie. En quête de mesure7. Éthique aristotélicienne et éthique camusienne. Penser la mesure (Françoise Kleltz-Drapeau)8. Éthique et responsabilité chez Albert Camus et Albert Memmi: de quelques convergences et divergences (Hervé Sanson)9. Le temps de la peine de mort. Une lecture des Réflexions sur la guillotine (Marc Crépon)10. L’œuvre camusienne, un miroir éthique et existentiel (Alexis Lager)http://www.classiques-garnier.com/editions-tabmats/EvoMS01_tabmat.pdf
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Budget 2015 : +0,2% pour l'enseignement supérieur et la recherche - Camille Stromboni, Educpros, le 01 octobre 2014

Sauvons l'université - Xov, 02/10/2014 - 14:35

Lire sur le site d'Educpros

Le projet de loi de finances 2015 prévoit une hausse de 0,2% pour l'enseignement supérieur et la recherche. Une très légère progression qui fait la différence en temps de contraintes budgétaires, défend le ministère.

Le projet de loi de finances 2015 a été présenté en Conseil des ministres le 1er octobre 2014. Résultat pour l'enseignement supérieur et la recherche : +0,2%. La Mires (Mission interministérielle recherche et enseignement supérieur) doit ainsi progresser de 45 millions d'euros en 2015, atteignant 23,05 milliards d'euros. La preuve, pour le ministère, que la "priorité jeunesse" est tenue, en ces temps budgétaires très contraints.

Cette légère augmentation concerne principalement le volet "vie étudiante", avec la réforme des bourses, tandis que l'enseignement supérieur reste relativement stable (–5 millions d'euros, pour un budget de 12,79 milliards d'euros), tout comme la recherche (+6 millions d'euros, pour un budget de 7,76 milliards d'euros).

Un soutien aux établissements d'enseignement supérieur

Les universités bénéficieront cependant d'un soutien renforcé, a assuré le ministère, l'achèvement du chantier de désamiantage de Jussieu ou encore la fin de la génération 2007-2013 des contrats de projets État-région permettant de dégager plus d'une centaine de millions d'euros.

106 millions d'euros supplémentaires seront ainsi destinés aux établissements d'enseignement supérieur, soit une évolution plus favorable que l'an dernier, a souligné le ministère. La progression n'était que d'une trentaine de millions d'euros pour 2014.

Cette somme servira à financer la création des 1.000 emplois (60 millions d'euros), diverses mesures catégorielles (20 millions d'euros), et également la compensation auprès des universités de l'exonération des boursiers (à hauteur de 13 millions d'euros), qui sera pour la première fois prévue au budget, souligne le cabinet de la secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur.

La quinzaine de millions restants est prévue pour le GVT (glissement vieillesse-technicité). Un rattrapage qui risque d'apparaitre aux universités en deçà des besoins, puisqu'elles évaluent cette charge supplémentaire, non compensée par l'État, à plus d'une cinquantaine de millions d'euros.

Quant à la contribution au redressement des comptes publics, les établissements d'enseignement supérieur ne seront pas épargnés. Ces économies, qui seront demandées au moment de l'attribution des subventions, tiendront compte de la situation financière de chaque établissement, précise le secrétariat d'Etat. Soit une manière d'amorcer une forme de réequilibrage entre les universités sous-dotées et les autres.

Le partage des crédits de la recherche
Concernant l'enveloppe pour la recherche, les crédits des organismes resteront stables (–0,07%), tandis que l'ANR (Agence nationale de la recherche) verra son budget en très légère hausse (+5 millions d'euros). Le ministère a affirmé qu'il veillerait à ce que les organismes de recherche puissent parvenir au remplacement de tous les personnels qui partent à la retraite, chercheurs et ingénieurs.

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G. Bachelard, La valeur inductive de la relativité

Fabula - Xov, 02/10/2014 - 13:50
Référence bibliographique:Gaston BachelardLa valeur inductive de la relativitéVrin, "Bibliothèque des Textes Philosophiques", 2014264 pages, 11 x 18cmEAN: 9782711625574Présentation de l'éditeur:Quatorze ans après la théorie de la relativité générale (1915), Bachelard publie La Valeur inductive de la relativité (1929). Cet ouvrage qu’on réduit souvent à sa polémique avec Meyerson, auteur de La Déduction relativiste (1925), est en réalité un éloge des mathématiques – et notamment du calcul tensoriel – comme mode de construction et d’investigation du réel physique. Dans ce livre non réédité, qui minimise l’expérience mais qui contient aussi en germe nombre de thèmes ultérieurement développés par l’auteur, Bachelard apparaît rétrospectivement beaucoup plus prophétique qu’il ne pouvait le penser lui-même. Les grandes théories physiques du XX e et du XXI e siècle ne cesseront de lui donner raison.Télécharger la table des matières
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M. Weber, La Ville

Fabula - Xov, 02/10/2014 - 13:40
Référence bibliographique:Max WeberLa VilleLa Découverte, 2014EAN: 9782707178046280 pages, 155 x 240 mmPrix : 17 €Présentation de l'éditeur:Comment définir la notion de ville, ou plutôt, comment rendre justice de la diversité du phénomène urbain sans renoncer pour autant à l'ambition conceptuelle ? Pour quelles raisons, en Occident seulement, les citadins se sont-ils parfois constitués en « citoyens » de leur ville, prenant l'administration de leurs affaires en main propre ? Et par quels curieux détours historiques cette figure typiquement occidentale du « citoyen » a-t-elle paradoxalement engendré celle du « bourgeois » moderne, de l'Homo oeconomicus consacrant sa vie au gain pacifique plus qu'aux affaires publiques ?C'est à ces questions toujours actuelles que Max Weber tente de répondre dans cette vaste fresque sociohistorique publiée ici dans une nouvelle et rigoureuse traduction. Dix ans après L'Éthique protestante , il y examine comment s'est constituée la couche sociale de travailleurs libres sans laquelle le développement d'une éthique du travail, condition sine qua non du capitalisme moderne, eût été impossible. Il y analyse aussi les luttes sociales qui ont peu à peu fait passer le pouvoir politique, traditionnellement aux mains des élites militaires, dans celles de nouvelles élites économiques - des luttes qui, dans les villes, opposaient plus des « ordres » que des « classes » et présupposaient la fraternisation insurrectionnelle des bourgeois en « communes » autonomes. Ce faisant, il propose une généalogie du bourgeois moderne, vecteur social et corrélat anthropologique des deux puissances déterminantes de la modernité globale : le capitalisme d'entreprise et l'État bureaucratique.Max Weber (1864-1920), principal fondateur de la sociologie allemande, fait l'objet d'une redécouverte en France depuis quelques années, comme l'attestent les traductions récentes ou annoncées d'œuvres du sociologue allemand ( Sociologie des religions , Gallimard, 1996), ainsi que les travaux qui lui sont consacrés (Pierre Bouretz, Les promesses du monde, la philosophie de Max Weber, Gallimard, 1996). Il est notamment l'auteur de L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme et de Le Savant et le Politique.Table des matières:Note éditoriale sur les éditions de Wirtschaft und Gesellschaft et leurs traductions françaisesNote éditoriale sur la présente traduction de La Ville Introduction. Le citadin, le citoyen et le bourgeois, par Aurélien BerlanUn chapitre de La Domination ? - Un complément à l' Éthique protestante ? - Un moment dansla généalogie du type d'humanité caractéristique de la modernitéL'idéal-type de la ville occidentale comme communeDu concept de ville à celui de commune : méthode comparative et idéal-typique - Caractéristiques de la commune : groupement, sociétisation, institution ( Anstalt ) - Genèse de la commune : fraternisation, synoecisme, conjuration - Conditions religieuses et militaires de la constitution en communesSimilitudes dans l'évolution politique des villes antiques et médiévalesDémocratie antique et démocratie médiévale - Les lois internes de l'évolution politique : critiquepositive du matérialisme historiqueGénéalogie de la bourgeoisie occidentaleLa polysémie de la notion allemande de « Bürger » et de ses dérivés - Du citoyen antique au bourgeois moderne : émergence de l'homo oeconomicus1 / Concept et catégories de villeLe concept économique de villeLa ville de consommateurs - La ville de producteurs et la ville de marchands - Le rapport desvilles à l'agriculture et le cas des villes de « citoyenspaysans » - La ville comme groupement menant une politique économiqueLe concept politique de villeLa ville comme place forte et garnison - La ville, synthèse du château fort et du marché - La villeoccidentale comme commune - Différences avec les villes asiatiques et orientales - Présence en Orient de villes patriciennes sur le point de se constituer en communes2 / La ville d'OccidentLa spécificité de la ville occidentale, notamment médiévaleLa stratification sociale urbaine : « L'air de la ville rend libre » - Conditions religieuses de la fraternisation en commune - Les obstacles à la fraternisation hors de l'Europe médiéval -L'individualisation du droit de cité dans les villes médiévales d'Europe du Nord.La genèse de la commune médiévale, entre usurpation et octroi de privilègesDe la conjuration à la mise en place de consuls, notamment en Italie - Rôle des guildes, desconfréries et des métiers, notamment dans les villes du Nord - Rôle du Conseil et de la propriétéfoncière, notamment dans les villes allemandesL'auto-équipement militaire, un facteur décisif de la spécificité européenne3 / La ville praticienne au Moyen Âge et dans l'AntiquitéLa domination des notables ou « patriciens » au Moyen ÂgeVenise, cas extrême de ville patricienne - L'évolution des autres villes italiennes : Guelfes, Gibelins et podestats - Les villes anglaises : cas extrême d'oligarchies liées à l'administration royale - Le renversement des patriciens dans les villes continentales du NordLes cités patriciennes antiquesLes premiers temps de la cité grecque - La cité patricienne : synoecisme, phratries, phylai et pouvoir de la noblesse - Différences et similitudes avec les villes patriciennes médiévalesLa structure économique du patriciatUne conduite de vie de rentier - Le mépris du travail lucratif systématique4 / La ville plébéienneLe renversement de la domination patricienneLe popolo italien, un groupement politique révolutionnaire - Les tribuns de la plèbe à Rome et leséphores à Sparte - Les résultats de la « démocratie » dans l'Antiquité et au Moyen Âge - Latyrannie urbaine, notamment la signoria italienneTableau d'ensemble des conquêtes communales médiévalesAutonomie politique et politique d'expansion - Autonomie juridique - Autocéphalie politico-administrative - Autonomie fiscale - Politique économique autonome - Rapport des communes aux couches non bourgeoises : noblesse et clergéCités antiques et communes médiévales : des rapports différents au travail et à l'économieL'environnement géopolitique et l'originalité des villes médiévales (du Nord) - Différences entreles luttes sociales antiques et médiévales : intérêts de consommateurs versus intérêts de producteurs - Structuration politique des villes en dèmes ou en tribus versus en métiers - Orientation politique de la cité antique versus orientation économique de la commune médiévale - Homo politicus versus homo oeconomicus - Évolution de la place des serfs, des esclaves pour dettes, des clients et des affranchis - La cité antique comme corporation de guerriers versus la commune médiévale (du Nord) comme vecteur de l'entreprise économique rationnelleLes grandes puissances antiques : Athènes, Carthage, RomeLa spécificité romaine : la domination de la noblesse de fonction - Différences entre les culturesgrecque et romainePostface. De Max Weber à l'histoire globale, par Yves SintomerL'apport de la commune à l'histoire de l'Occident - Méthode idéal-typique et histoire globale - Une spécificité de l'Occident ? GlossaireIndex.
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Imagining the Ideal Body. A Graduate Conference on the Politics and Poetics of Perfection

Fabula - Xov, 02/10/2014 - 12:41
Twelfth Annual Université de Montréal English Graduate ConferenceMarch 12 & 13, 2015Imagining the Ideal Body: A Graduate Conference on the Politics and Poetics of Perfection. In her work Volatile Bodies, Elizabeth Grosz proposes that the body can function as an inscriptive surface upon which cultural ideals, values, and rules are written and read. “It is almost as if the skin itself,” she writes, “served as a notebook, a reminder of what was not allowed to be forgotten 1. ” The body becomes a site for meaning-making, a space where histories are transcribed and futures are predicted; the body becomes a simulacrum, and its production and reproduction throughout history expose the ever-changing gaze societies cast upon representations of corporality.From Medieval preoccupations with the body as a locus for virtue or sin, to the eighteenth-century culture of rationality that isolated the mind from the passions of body, or the new bodies/subjects and disembodied aesthetics of Modernist literature and beyond, the integrity of the body is a constant critical concern. In the 21 st century, our preoccupations with corporeal purity and perfection mean that we are continually exposed to images and depictions of the ostensibly ideal body, and all of these discourses consistently frame the body as a problem to be solved. Thus, as critics such as Judith Butler, Rosemarie Garland-Thompson, and Patricia Hill Collins have shown, “being” or “having” the perfect body becomes a kind of lived ambivalence, since the imperfect body is ever present in its very negation.The goal of this conference is to better understand how the aesthetics of perfection are constructed in literature. Who prescribes, defines, and writes the body? How is it interpreted? Is the idea of perfection a fixed temporal concept or a fluid one? Is the body limited to its physical presence or can it inhabit a text through other forms? What is the dialogue between perfection and imperfection, or even physical and literary bodies?We invite submissions in English or French from graduate students for individual presentations, panels, and creative projects addressing the influence of the ideal body from any disciplinary perspective. Topics may include, but are far from limited to, literature and criticism that addresses:Mutations, Modifications, MedicationsPoetics of Health, Illness, and DisabilitySelf-Writing and Self-PerceptionIntertextual InfectionsDeviant and Disobedient BodiesTheories of Youth and AgeingMental vs Physical HealthAnimal Bodies and Human BodiesCorporeal NarrationsCyborgs and Technology“Real” vs “Represented” BodiesPlease send your 250 word abstract, accompanied by a brief academic biography of no more than 100 words, to UdeMEGC2015@gmail.com by December 15th, 2014. Essay prizes will be awarded for Best Presentation by an MA candidate, Best Presentation by a Ph.D. candidate, and Best Creative Work.1 Grosz, Elizabeth. Volatile Bodies. Bloomington: Indiana University Press, 1994, p. 132
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CEDH et syndicalisme dans l'armée (I)

La Science au XXI Siècle - Xov, 02/10/2014 - 12:08

Le 2 octobre 2014, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) a rendu deux arrêts de chambre (Matelly c. France et ADEFDROMIL c. France) estimant que l’interdiction absolue des syndicats au sein de l’armée française est contraire à la Convention Européenne des Droits de l'Homme. L'article 11 (Liberté de réunion et d’association) de cette Convention prévoit « Toute personne a droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, y compris le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts », tout en précisant « Le

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Four trends in tech that every trainee teacher should know about

Guardian Unlimited: Education - Xov, 02/10/2014 - 10:52

Classroom technology is changing tomorrows world of learning. Trainee teachers should know how to make the most of it

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What good are three million more apprenticeships, if the quality of training suffers?

Guardian Unlimited: Education - Xov, 02/10/2014 - 10:00

Labour and the Conservatives are promising more apprenticeship places, but a narrow focus on meeting targets will doom the scheme to failure

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Onfray philosophe ?

Cahiers Pédagogiques - Xov, 02/10/2014 - 09:19

Sur les ondes, on a pu entendre un déclaré philosophe regretter la disparition de l'école républicaine qui apprenait « à lire, à écrire, à compter, à penser, ce qui n'est plus le cas […] parce que c'est une école qui a décidé qu'il était réactionnaire d'apprendre à lire, à compter, etc., et on nous dit, il faut maintenant apprendre à trier ses ordures, il faut apprendre à un éco-citoyen responsable, il faut apprendre la théorie du genre, il faut apprendre la programmation informatique ».

Quel peut bien être ce philosophe qui assène de telles contre vérités pour ne pas dire de telles incongruités, en tout cas qui avance des affirmations justifiées ni par des études statistiques ni par les finalités de l'école.

On a envie de lui demander d'abord : Monsieur sur quelles observations, et surtout sur quelles statistiques vous fondez-vous, tant il est facile de faire d'une exception une règle, d'un fait une théorie, d'une observation un principe. Est-ce là la démarche d'un philosophe soucieux de vérité ou d'un polémiste ?

On pourrait encore lui objecter qu'on continue à lire, à écrire et à compter et même à penser, en se référant aux programmes en vigueur, aux rapports d'inspection des enseignants et tout simplement ce que l'on peut observer dès lors qu'on entre dans une classe de l'école primaire. Cette personne est-elle entrée récemment à l'école pour en parler avec autant de certitude ?

On pourrait même lui suggérer de s'intéresser à des observateurs de l'école primaire [1] qui montrent qu'alors que dans une classe de CE2 8 heures par semaine devraient être dévolues au français, 5 heures aux mathématiques et 11 heures aux autres disciplines dont la répartition est annuelle [2], le français est enseigné à raison de 9 h 15 par semaine, les mathématiques 5 h 45, un déficit existant alors pour les autres disciplines.

On pourrait aussi, pour reprendre Durkheim qui à la question pourquoi l'école ? répondait : pour former la personne, le citoyen et le travailleur et donc que lire, écrire, compter et penser à partir de questions sociétales telles que le tri des ordures ménagères afin de faire exister un éco-citoyen responsable répond aux finalités de l'école. Quant à la théorie du genre qui serait enseignée à l'école, qu'on en montre la réalité et on le dénoncera. Mais pour l'heure je renverrai l'auteur des propos ci-avant au généticien Axel Kahn : « Et pourtant, la nature même de l'être humain, c'est d'être à la fois inné et acquis. L'acquis infériorise les femmes depuis des millénaires. Or on peut agir sur l'acquis ! Je ne comprends pas pourquoi ce serait dangereux, sauf pour ceux qui considèrent qu'il faut apprendre aux enfants que les filles sont inférieures aux garçons. » La « théorie du genre » est une terminologie qui appartient, à des auteurs souvent catholiques, qui nient la dimension scientifique des « études de genre ». Le terme théorie du genre, né dans les années 90, est porté par des intellectuels proches des milieux religieux comme Tony Anatrella, prêtre catholique et psychanalyste, pour qui la « théorie du genre » vise à libérer les individus de la différence sexuelle. Le terme de « théorie » est utilisé par eux en opposition à « étude ».

Deux contre vérités dans une même envolée : l'école qui n'enseignerait plus le lire-écrire-compter d'une part et qui enseignerait la théorie du genre et le tri des déchets d'autre part. Cela fait beaucoup pour un homme qui se réclame de la philosophie, de la gauche et dont le dernier ouvrage a pour titre à propos de Sade « la passion de la méchanceté ».

Etymologiquement, méchanceté provient de m'échoir : tomber par terre, le propos tenu allant contre l'éthique ou la morale. Michel Onfray, philosophe ? Il est possible d'en douter.

Michel Develay
Professeur émérite des Universités

[1] Épreuve orale de français d'histoire-géographie et instruction civique et… Par Isabelle Lebrat, Catherine Millecamps, Eric Tisserand, Pascale Bézu-Debs, Marie-Anne Jehl, Elisabeth Kaess, Florence Metz, Foucher 2013.

[2] Soit 108 heures pour l'EPS, 54 pour les langues vivantes, 78 heures pour les sciences expérimentales et la technologie, 156 pour la culture humaniste, dont les pratiques artistiques et l'histoire des arts, l'histoire-la géographie et l'éducation civique et morale.

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L'Esprit Créateur , 54-2: Building the Louvre. Architectures of Politics and Art

Fabula - Xov, 02/10/2014 - 09:04
Référence bibliographique : L'Esprit Créateur, Johns Hopkins University Press, 2014. EAN13 : 00140767.Building the Louvre: Architectures of Politics and ArtEdited by Patrick M Bray and Phillip John UsherL'Esprit Créateur Volume 54,Number 2, 2014 (Summer)Like no other French architectural structure, the Louvre has crystallized discourse on city space and national power for over a thousand years. From its origins as a medieval fortress depicted in medieval Books of Hours, towering over the peasants who work the fields of the agricultural land that then surrounded it, the Louvre has evolved into a tourist site and postmodern logo that has been sold to other museums around the world, including recent, controversial licensing of its name to a museum in Abu Dhabi, demonstrating the building’s enduring image as embodiment of cultural prestige and power. In traditional works on the Louvre, this history—of both transformation and permanence—is often relegated to the presence of anecdotal quotations. The present project, the first of its kind, makes such questions central to its inquiry. The chapters of this volume trace the evolving connection between art and politics as articulated by the Louvre as physical site and productive concept by bringing together perspectives from art and architectural history, literature, and cultural studies. What emerges transhistorically is a pattern of constant interaction that collects and legitimizes forms of authority. Rather than a history of the Louvre, we practice an interdisciplinary approach that seeks to initiate a dialogue between previously disconnected perspectives in order to read the Louvre as a structure that cannot be separated from cultural objects (books, films, artworks, the Louvre’s own architectural details, etc.) which, as witnesses to the Louvre at different periods, allow an understanding of how the Louvre’s meanings are created, rather than inherent to the stone and marble from which it is built. With multiple functions (fortress, palace, museum, school, shopping mall, etc.) and with varied structures of numerous architectural styles, the essence of the Louvre can be categorized neither by a coherent appearance nor by its role as a single institution. Like the mythical ship Argos, it has renewed its components, both structural and institutional, many times over the centuries while its name and function have largely remained the same: to produce and project political and aesthetic authority.Table of ContentsIntroductionPatrick Bray and Phillip John UsherA. Medieval1. “Pre-Histories of the Louvre: City Dreams of a Fortress on the Seine”Sarah-Grace Heller (Ohio State University)2. “Building in the Vernacular: The Louvre, Letters, and Nationhood under Charles V (1364-80)”Mark Cruse (Arizona State University)B. Early Modern3. “From Marriage to Massacre: The Louvre in August 1572”Phillip John Usher (Barnard College, Columbia University)4. “Towards Political, Social, and Urban Transformations in the Grand Siècle”Hélène Visentin (Smith College)5. “Scale Models and Stables: Form and Function in the Eighteenth-Century Louvre” Natasha Lee (Princeton University)C. The Revolution6. “The Louvre in Ruins: a Revolutionary Sublime.”Billiana Kassabova (Stanford University)7. “Public on Display: Making Civic Engagement Visible in the Musée Central”William Mitchell (University of Washington)D. The Nineteenth and Twentieth Centuries8. “Châteaux en Espagne: Louis-Philippe's Politics of Collecting and the Galerie Espagnole”Bettina Lerner (City College of New York, CUNY)9. “Prose Constructions: Nerval, Baudelaire, and the Louvre”Patrick Bray (The Ohio State University)10. “Towards a Renaissance of the Louvre (1914-21): Polemics and Press Echoes around a Museum at War”Claire Maingon (Université de Rouen)11. “'Local clos, en plein air': Malet's Louvre and the Spatial Dispersal of the City”Andrea Goulet (University of Pennsylvania)12. “Open City: Philbert’s La Ville Louvre”Margaret Flinn (The Ohio State University)E. Contemporary Questions13. “Les habitants du Louvre: The Museum and the List.”Kathleen Morris (Oxford University)14. “The Louvre Abu Dhabi”Seth Graebner (Washington University in St. Louis)
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Pas de côté pour toujours apprendre

Cahiers Pédagogiques - Xov, 02/10/2014 - 09:04

Les murs de l'école ne contiennent pas seuls l'éducation. On le sait, mais parfois on l'oublie en restreignant le périmètre des sources d'apprentissage. Que nous apprend sur l'éducation les évaluations menées depuis l'extérieur de l'enceinte scolaire ? Quels horizons nous ouvre l'éducation populaire ? Gérard Marquié, chargé d'études et de recherche à l'Injep (Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire) témoigne de ces à côtés qui donnent du souffle à l'éducation.

Un parcours de vie est un parcours d'apprentissages. Vie professionnelle, engagements associatifs, l'itinéraire de Gérard Marquié est l'illustration d'une saine porosité. Les cloisons sont illusions semble t'il souligner. Qu'est ce qui constitue une trajectoire dans l'univers de l'éducation ? Un bac technologique G3 option commerce suivi d'un DUT carrière juridique ne laisse rien présumer mais complété par des activités d'animation en centre de vacances, alors on en pressent les prémices.

Après, il y eut le service militaire avec l'accompagnement d'appelés dans l'acquisition des savoirs de base en lecture et en écriture puis une expérience d'instituteur suppléant dans un hôpital. Ensuite, son CV mentionne un travail à l'Office de l'Immigration pour veiller à ce que les logements soient aptes à recevoir le regroupement familial. Cette ligne est soulignée d'un astérisque, celui d'un engagement associatif complémentaire pour donner des cours d'alphabétisation. « C'était important de faire les deux en parallèle. J'avais une posture de contrôle en visitant les logements. Les contacts étaient enrichissants et j'avais envie de m'investir pour mieux comprendre ».

L'ouverture vers d'autres cultures, il l'a vécue aussi en accompagnant des voyages à l'étranger avec les auberges de jeunesse. Il se souvient de ce circuit-expédition d'un mois en Équateur où il avait remplacé au pied lever un « collègue » sans parler un mot d'espagnol. « C'était une expérience extraordinaire où j'ai appris à m'appuyer sur les potentiels du groupe ». Dans la partie formation, des lignes s'inscrivent un DEFA (Diplôme d'État aux fonctions d'animateurs) et une maîtrise en sciences de l'éducation : À la rubrique « activités bénévoles », on lit aussi des années passées à animer des associations locales de la FCPE au gré de la scolarité de ses deux garçons, une clé encore à son trousseau pour mieux lire les différentes acceptions du terme éducation.

Alors, depuis 2002 qu'il fraye à l'INJEP, le doux mélange du professionnel et de l'engagement personnel éclaire les observations et les évaluations des politiques publiques qu'il mène. Là encore, le pas de côté pratiqué vis-à-vis de l'école, au sein de l'éducation mais à l'extérieur de la sphère scolaire, amène le recul nécessaire pour garder l'équilibre dans un exercice critique et constructif. L'Institut est un organisme sous la tutelle du ministère chargé de la jeunesse qui conserve toutefois son autonomie avec un conseil d'administration qui lui est propre et un conseil scientifique garant de son indépendance scientifique.

La mission de Gérard Marquié est l'étude et l'évaluation sur des questions traitant de l'information et l'orientation des jeunes et les usages du numérique. La thématique est large et permet de visiter nombre d'axes. Des dernières études qu'il a menées, il cite l'évaluation d'une action dans l'agglomération de La Rochelle autour des rapports entre les jeunes et la justice. Des animateurs des services jeunesse ou centres sociaux locaux interviennent lors de séances de deux heures dans les collèges pour sensibiliser sur ce que sont les lois et amener une prise de conscience sur leur caractère protecteur pour le citoyen. Le protocole choisi concentrait l'évaluation au niveau des impacts sur les jeunes, sur les intervenants et sur les enseignants et acteurs de terrain. Les conclusions ont notamment montré l'utilité de l'action pour transformer la perception contraignante de la loi en une prise de conscience de son but mais aussi des risques pour soi et pour les autres de l'enfreindre.

Évaluation par l'injep de l'action « 13-18 questions de justice » s'adressant à des élèves de 4e dans l'agglomération de La Rochelle

« Les évaluations des actions montrent l'intérêt de s'appuyer sur les expériences locales, d'en souligner les leviers, pour améliorer les politiques publiques ». Une étude sur un dispositif partagé d'information sur l'orientation pour des jeunes de classes de 3e DP3 et DP6 a montré tout le bénéfice d'un décloisonnement entre école et monde professionnel et du travail collectif qui en découle. Une enquête menée sur les rythmes éducatifs à Paris a mis en relief la richesse des paroles récoltées auprès de tous les acteurs y compris, et surtout, des enfants. Leur lucidité l'a étonné lorsqu'ils s'exprimaient par exemple sur la fatigue en s'interrogeant sur les autres activités complétant leurs semaines ou sur leurs heures de sommeil. « Mais il faut rester prudent avant d'extrapoler » précise t'il. Car, il est attaché au sérieux des évaluations, aux protocoles à observer et aux généralisations dont il faut se garder.

Les méthodes d'études, il les a confortées au contact de ses collègues de l'Injep, au fil des années, en lisant, en écoutant, en explorant les questions qui s'imposaient. L'indépendance et la rigueur sont pour lui des ingrédients indispensables pour une observation utile et exploitable. Alors, aujourd'hui, il s'inquiète un peu des projets qui verraient son Institut intégré au ministère chargé de la jeunesse. Quelle garantie d'autonomie resterait-il pour évaluer les politiques publiques ? Une action comme la sienne et celle de ses collègues est un pendant à des enquêtes financées par certains opérateurs privés intéressés par les résultats, par exemple dans le domaine du numérique.

Les injonctions paradoxales observées dans les politiques publiques sont, par ailleurs, pour lui un des freins principaux pour développer plus largement les pratiques du numérique entre discours officiels encourageants et frilosités locales y compris des hiérarchies intermédiaires. Et pourtant, l'éducation aux médias et au numérique s'impose comme une nécessité face à l'hétérogénéité des pratiques. L'ouvrage « L'information des jeunes sur Internet : observer, accompagner », qu'il a dirigé avec Cécile Delessale, relate sept expérimentations menées en France. Il démontre que les pratiques évoluent rapidement, associant virtuel et physique et qu'il y a nécessité d'accompagner les professionnels pour mieux intégrer ces nouvelles pratiques.

Rencontre entre des lycéennes et un étudiant en maïeutique à l'université Paris V, dans le cadre du programme Pollen de l'Essec, évalué par l'Injep

Penser les usages nés du numérique amène une nouvelle relation avec les jeunes où l'estime de soi a toute sa place. Gérard Marquié cite l'exemple d'un atelier en lycée professionnel où un élève montrait comment il recherchait des informations à un deuxième tandis qu'un troisième filmait. Raconter pour qu'un autre comprenne sous le regard d'une caméra laissait émerger des compétences jusque là tues ou peu valorisées dans l'enceinte scolaire. Cette émergence des savoirs informels par le numérique, cette estime de soi qui renait par des pratiques portées par les élèves, il les a aussi constatées avec des études sur les usages de Twitter. « Il y a un réel impact sur les jeunes, sur leur valorisation, leur implication et sur l'ouverture vers l'extérieur. Et cela permet une véritable éducation aux médias ».

Sans doute à l'aulne de son parcours fait d'apprentissages et d'engagements, il rajoute tout ce que les enseignants apprennent dans les salles de prof virtuelles qu'ils se construisent avec le numérique. L'éducation ne cesse de progresser en empruntant des chemins de traverse et c'est peut-être dans ces sinuosités en toute liberté que l'école peut trouver sa véritable rénovation. Ou, au contraire, si elle les ignore échafauder ses propres murailles. Et alors, pour mesurer ces effets opposés, nous aurons besoin de pas de côté pour mieux observer.

Monique Royer

Le site de l'Injep

Site destiné aux professionnels de jeunesse, créé par G.Marquié dans le cadre de ses missions à l'Injep en 2006

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Categorías: Educación, Universidade

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